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On notera que ce Crabe a modifié ses habitudes alimentaires en Europe. Alors qu’en Asie il se nourrit en grande partie de Vers et de matières en décomposition, des
Écrevisses, des Insectes, des Mollusques et même des poissons forment la base de son régime en Europe.
L’acclimatation d’un poisson carnivore n’est défendable que quand une niche écologique est manifestement vacante et que le carnivore introduit ne peut avoir
d’impact sur l’équilibre des populations de proies ; ou quand il y a surabondance de poissons sans intérêt économique ou d’espèces introduites devenues nuisibles.
Par exemple en Europe l’introduction du Blackbass américain Micropterus salmoides rétablit en quelque sorte l’équilibre prédateurs-proies du milieu originel, ce
poisson limitant les populations de Poisson-chat et de Perche soleil. Inutile de préciser que des enquêtes approfondies sont à mener avant tout essai de ce genre au
lieu du laisser-aller romantique des acclimatations de la belle époque.
Apparentées à notre Omble chevalier Salvelinus alpinus.
En 1961-1962, les inspecteurs des services d’Agriculture des États-Unis ont intercepté pas moins de 36 000 envois contenant de dangereux Insectes, Nématodes,
Mollusques et Champignons parasites.
Mangenot (1963) signale que quand l’homme venu de Polynésie a débarqué dans l’archipel, la flore des Hawaii comprenait 100 % d’endémiques, pour la plupart
hautement spécialisés et non compétitifs. À l’heure actuelle, la flore ne comprend plus que 55 % d’endémiques, dont un grand nombre est sévèrement menacé.
Presque la moitié des espèces végétales est donc constituée de plantes apportées d’Amérique, d’Indo-Malaisie ou d’Europe, venues se substituer aux plantes
autochtones.
Ils jouent de ce fait le même rôle vis-à-vis de la malaria qu’un autre Moustique, Aedes aegypti, vis-à-vis de la fièvre jaune.
La malaria existe à l’état endémique dans le nord-est du Brésil, mais n’atteint jamais la gravité de cette forme épidémique provoquée par la présence d’un Moustique
au mode de vie très différent de celui des espèces autochtones.
Déjà pendant l’Antiquité classique, le Lapin a posé des problèmes économiques. L’empereur Auguste envoya vers 30 avant J.-C. des légionnaires pour aider les
habitants des Baléares à détruire les Lapins qui dévastaient leurs cultures, comme le rapporte Strabon.
On notera à ce propos qu’après l’épidémie de myxomatose, les chasseurs ont songé à acclimater en Europe certaines espèces de Sylvilagus, Lapins nord-américains
réfractaires à la maladie. Il est heureux que ces tentatives aient pu être arrêtées à temps, car l’introduction de ces animaux aurait à coup sûr été suivie d’une
catastrophe.
Les effets nuisibles du Lapin ont été ressentis dans tous les pays densément peuplés par l’espèce, même en Europe. Il est responsable partout d’une modification
profonde des biotopes, empêchant la régénération naturelle ou provoquée des forêts et, de plus, il se rend coupable de dégâts considérables aux cultures et aux
pâturages : jusqu’en 1953, on estimait qu’il commettait par an pour plus de 50 millions de livres de dégâts agricoles en Grande-Bretagne.
Entre 1883 et 1887 déjà on avait payé 917 000 £ de primes pour la destruction du Lapin en Australie.
Ce virus (virus de Sanarelli) existe à l’état endémique chez les Lapins du genre Sylvilagus ; mais ceux-ci sont naturellement immunisés, bien que susceptibles de
transmettre la maladie aux Lapins du genre Oryctolagus. L’idée d’introduire ce virus en Australie fut suggérée dès 1934 par Aragao.
En plus de l’emploi du virus myxomateux, les Australiens effectuent des campagnes à grande échelle à l’aide d’appâts empoisonnés, notamment le fameux « 1080 »
(monofluoroacétate de sodium), qui a donné d’excellents résultats.
Signalons qu’une évolution analogue a été constatée dans tous les pays où la myxomatose a été introduite. C’est notamment le cas de la France où la maladie a
maintenant un caractère endémique et où on a décelé des signes de résistance chez le rongeur, sans que l’on puisse savoir avec certitude s’il s’agit bien de la
sélection de souches résistantes. Il n’en est pas moins vrai que les populations se sont partiellement reconstituées, tout en demeurant à un niveau très inférieur à celui
de naguère. Un état d’équilibre s’est sans doute créé pour le bénéfice de tous (voir notamment Siriez, Phytoma, 1960).
L’acclimatation des mammifères est particulièrement en honneur en URSS, même dans les réserves naturelles. Pas moins de 115 000 individus appartenant à 32
espèces ont été libérés de 1925 à 1948.
Le Ragondin a été introduit en Louisiane où sa multiplication a été très rapide. Il est entré en compétition avec le Rat musqué et a fait régresser celui-ci, plus estimé
en pelleterie.
L’Écureuil gris a également été introduit en Afrique du Sud, au Cap, par Cecil Rhodes peu après 1900. Il s’est étendu autour du foyer initial et occupe maintenant
une aire de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Mais l’absence d’arbres producteurs de semences lui convenant paraît limiter sa distribution. L’Écureuil gris
s’est rendu coupable de dévastations dans les vergers et les pépinières ; aussi fut-il chassé systématiquement (Davis, Proc. Zool. Soc. Lond, 120, 1950 : 265-268).
C’est ainsi que le Canard sauvage Anas s. superciliosa de Nouvelle-Zélande est en train de disparaître en tant que souche pure, en raison de son hybridation avec le
Canard colvert A. Platyrhynchos, acclimaté.
Par exemple les actes législatifs passés en 1861 par le conseil provincial de Nelson et par le parlement colonial, encourageant « l’importation d’animaux et
d’oiseaux, non indigènes en Nouvelle-Zélande, susceptibles de contribuer au plaisir et au profit des habitants ».
Même le Rat indigène, Rattus exulans, est éliminé par Rattus rattus et R. norvegicus ; il ne se maintient que sur des îlots au large de la Nouvelle-Zélande où les
compétiteurs n’ont pas pénétré (voir T. S. Watson, Proc. 9 th Pacific Sci. Congr., 1957, vol. 19, 1961 : 15-17).
Rien que dans l’île du Nord, 155 introductions ont été effectuées en 55 points.
Notons que cette dominance des espèces végétales autochtones sur les espèces introduites en l’absence de toute influence directe ou indirecte de l’homme paraît
assez générale, comme le souligne notamment Egler (1942) quant à l’équilibre des végétaux à Oahu, Hawaii.
La proportion est de 12 % pour l’ensemble de l’humanité, mais elle est bien plus élevée dans le cas de certains pays.
D’après certaines données, chez les Bars âgés de 20 ans, seul 1 % de la nourriture est consacré à l’augmentation pondérale, tandis que cette proportion s’élève à 25
% chez les individus âgés de 4 ans.
Certains océanographes n’ont pas hésité à comparer cette intervention à l’élagage des arbres fruitiers, qui, en éliminant les rameaux trop âgés et en concentrant la
sève au niveau des plus fertiles, augmente la productivité.
Nous utiliserons ce terme anglais dont il n’existe, semble-t-il, pas d’équivalent français.
On remarquera aussi que les poissons de grande taille ont une valeur commerciale supérieure, ce qui fait qu’à poids égal les prises constituées de poissons de grande
taille rapportent plus aux pêcheurs. C’est l’exemple que donne Postel (1962) à propos des Plies : 2 individus de 500 g valent plus que 5 de 200 g, elles-mêmes plus
chères que 10 de 100 g.
En 1960, on a enregistré le 4 e chiffre le plus faible depuis 1915 (Yearbook of Fischery Statistics, FAO).
De plus les filets ne laissent s’échapper les petits poissons que pour autant qu’ils ne sont pas bourrés. À la fin du trait de chalut, ils capturent tout ce qu’ils
rencontrent et les plus savantes estimations deviennent inopérantes.
Cette convention fut signée par la Belgique, le Danemark, l’Irlande, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Irlande du Nord, l’Islande, la Norvège, les PaysBas, la Pologne, le Portugal et la Suède. Ultérieurement l’Allemagne fédérale (1954) et l’URSS (1958) y adhérèrent.
Cette convention fut signée par le Canada, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, la Norvège, le Portugal ;
ultérieurement l’Allemagne fédérale (1957) et l’URSS (1958) y adhérèrent.
Cette question est intimement liée à celle des limites des eaux territoriales.
Notons à ce sujet la transplantation de Plies (Pleuronectes platessa) au Danemark entre la côte ouest et la côte est du Jutland ; cette opération, bénéficiaire sur les
plans économiques et biologiques, mériterait d’être entreprise dans d’autres secteurs de la mer du Nord (Postel, Science et Nature, n o 152, 1962).
Remarquons par ailleurs que certains Crustacés marins ont fait l’objet d’acclimatations et notamment une Crevette d’Extrême-Orient, Palaemon macrodactylus,
introduite vers 1954 dans la baie de San Francisco, où elle est devenue l’objet d’une pêche profitable (Newman, Crustaceana, 5, 1963 : 119-132).
À bord des navires-usines modernes, on arrive en 24 heures à dépecer 49 Rorquals amenés par les bateaux chasseurs. Ce chiffre indique à lui seul l’efficacité des
moyens de capture et de traitement.
Australie, Brésil, Canada, Danemark, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Islande, Japon, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, Pays-Bas, République
Sud-Africaine, Suède, URSS.
C’est du moins ainsi que se présente la situation en Europe. Aux États-Unis cependant, 1/3 des Huîtres provient des bancs naturels exploités sans aucun souci de
maintenir leur productivité. Cela a abouti, principalement sur la côte atlantique, à une diminution sensible de la production annuelle par suite d’une exploitation non
contrôlée.
Le plus grand producteur de tout l’archipel.
De tout le corps de l’animal, pesant jusqu’à 180 kg, seules 5 livres sont utilisables, le reste étant abandonné sur place, comme l’a fait remarquer Carr.
Installation du professeur Robert Matthey en qualité de recteur (Publ. Univ., 20, Lausanne, 1958).
Ces théories ont été soutenues bien antérieurement à l’époque contemporaine par les écoles mercantilistes et caméralistes des XVII e et XVIII e siècles, qui insistaient
sur les avantages économiques, politiques et militaires des populations en voie d’expansion.
L’exemple de toutes les pullulations animales est là pour nous servir de leçon. L’avenir le plus brillant semble promis aux Rongeurs quand leur reproduction
s’accélère, quand leurs portées se succèdent à brefs intervalles et que leurs populations augmentent en progression géométrique. C’est alors qu’apparaissent pourtant
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