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. G. Duhamel, Scènes de la vie future, Paris, Mercure de France.
. Certains spécialistes estiment que la pollution de l’atmosphère de Paris est produite pour 47 % par les gaz d’échappement d’automobiles, pour 33 % par les foyers
domestiques et pour 20 % par les industries.
. Cinq pour cent de ce dépôt sont formés de suie, 20 % d’oxyde de fer, 16 % de silice, le reste principalement de divers oxydes métalliques.
. Il faudrait aussi évoquer la haute teneur de l’atmosphère des villes en germes vivants. Il y a 12 microbes par m 3 d’air au Ballon d’Alsace, dans les Vosges, contre
88 000 aux Champs-Élysées et 4 millions dans un grand magasin parisien. Ces chiffres plaident à eux seuls en faveur des espaces verts. Il faut d’ailleurs à ce point
de vue remarquer que l’empoussiérage des poumons résultant des pollutions atmosphériques favorise notablement les attaques bacillaires, comme de récentes études
le prouvent sans équivoque.
. Les substances polluantes inhalées avec l’air inspiré agissent surtout au niveau des alvéoles pulmonaires, désorganisant l’épithélium alvéolaire, provoquant des
exsudations au niveau du parenchyme et des bronchioles les plus fines.
. Surtout dans les cas d’inversion thermique. Alors que normalement les couches d’air inférieures sont plus chaudes que celles qui les surmontent, la situation est
alors inversée, ce qui produit une remarquable stabilité du matelas d’air s’étendant sur le sol.
. Terme provenant de la combinaison de deux mots anglais : smoke, « fumée », et fog, « brouillard ».
. Les usines d’aluminium utilisent comme fondant des produits chimiques très riches en fluor (notamment la cryolithe).
. La grande presse rapporte d’ailleurs périodiquement des accidents dus à la pollution, en parlant de « pluie de soufre » ayant ravagé les vergers ou de retombées de
suies laissant le paysage comme après le « passage du feu ».
. D’après les données à notre disposition (Rabinovitch ; in Sukachev et Dylis, Fundamentals of Forest Biogeocoenology, 1964), la fixation de carbone et la
production d’oxygène sont les suivantes :
C (t/ha)
O 2 (t/ha)
Océans
3,75
10,00
Forêts
2,50
6,67
Terres cultivées 1,48
3,95
Steppes
0,35
0,93
La production nette annuelle en matière sèche des forêts varie entre 0,8 t/ha (Conifères, nord de la Finlande) et 28,5 t/ha (forêts tropicales ou tempérées très
humides, Japon). Cela correspond à 0,34 et 12 t/ha de carbone fixé et 0,9 à 32 t/ha d’oxygène émis. Les valeurs pour les forêts françaises sont en moyenne de 3-5
t/ha pour le carbone et 8-13 t/ha pour l’oxygène.
Voir notamment W. H. Matthews, Int. J. Env. Studies, 1973.
On consultera notamment l’excellent chapitre qu’a consacré F. Ramade à la pollution nucléaire dans ses Éléments d’écologie appliquée, Paris, 1974.
On sait que lors d’une explosion atomique, la majeure partie des particules sont déposées le long d’un axe sur une bande relativement très étroite en fonction des
vents soufflant au moment de l’expérience. Mais les particules les plus fines sont emportées au loin et peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre avant de
retomber en un point quelconque du globe. Les expériences nucléaires dans l’espace, dans l’atmosphère et sous l’eau, ont été interdites par le traité de Moscou signé
en août 1963. Cette mesure devrait, si elle est observée, empêcher la pollution des terres et des mers par retombées radioactives.
À la suite de l’explosion de la première bombe H américaine en 1953 à Eniwetok, des poissons pêchés à des milliers de milles furent contaminés et durent être
interdits à la consommation. Les dégâts occasionnés aux pêcheries furent considérables.
Cet élément a pourtant une durée de vie relativement brève.
Lors des expériences nucléaires du Pacifique, divers observateurs ont rapporté que des colonies d’oiseaux de mer (et notamment certaines Sternes) avaient été
entièrement détruites, les œufs étant stérilisés sur place. On peut se demander s’il s’agit d’une stérilisation due à l’irradiation par rayons émis au moment de la
déflagration ou s’il s’agit d’une conséquence de l’accumulation de corps radioactifs dans la matière même de l’œuf.
C’est ainsi que le Chien viverrin Nyctereutes procyonoides, introduit d’Asie orientale en Russie et en Sibérie (où il est devenu un animal à fourrure de grande
importance économique), a changé son régime alimentaire dans certaines parties de son nouvel habitat : alors qu’il se nourrit surtout de poissons et de Crustacés
dans sa patrie d’origine, il est devenu prédateur de Rongeurs, d’oiseaux gibiers, aquatiques et terrestres, et même de volailles domestiques (voir Bannikov,
Mammalia, 1964). Il est ainsi devenu nettement nuisible à la chasse, aux élevages et aux équilibres naturels.
Ces différences sont parfois visibles dans la morphologie de l’animal, par exemple dans le cas des Mouflons de Corse introduits en Tchécoslovaquie, qui présentent
des différences dans la forme des cornes. Le meilleur exemple est celui des Lièvres variables Lepus timidus des îles Féroé, importés en 1854-1855 de Norvège ; en
moins d’un siècle ils se sont différenciés en une nouvelle sous-espèce (seclusus), bien reconnaissable à la taille plus faible, à des particularités dentaires et au fait que
ces Lièvres ne changent plus de livrée au cours de l’année comme les populations parmi lesquelles ils ont été prélevés (Degerbol, Mammalia, 1940, in Zoology of
the Faroes, vol. 3, partie 2, fasc. 65).
On lira avec profit les comptes rendus de la 10 e réunion technique de l’UICN, Lucerne 1966. La 3 e partie (UICN Publ. N.S., n o 9) est entièrement consacrée au
problème de l’introduction.
Une forêt tropicale formée d’essences autochtones produit au maximum 20 t/ha/an de bois (bois sec) (les forêts malaises sont plus productives) alors que cette valeur
est de 35 pour certains pins et eucalyptus.
Introduit comme plante d’ornement dans tous les pays tropicaux, le Lantana s’est comporté partout de la même manière, notamment dans l’Inde et aux îles Hawaii.
La lutte biologique à l’aide d’insectes attaquant divers organes végétatifs ou reproducteurs importés de sa patrie américaine a eu raison en partie de l’invasion. On
remarquera qu’aux Hawaii, le Lantana importé a été largement disséminé par le Myna, lui aussi acclimaté, qui se nourrit des fruits. Curieuse alliance de deux
éléments exogènes, dirigée contre l’équilibre naturel de ces îles.
La victoire de la chenille sur le Cactus fut même célébrée par un poème paru dans le Cactus and Succulent Journal, qui toutefois s’interroge sur un éventuel transfert
de cet insecte vers d’autres espèces végétales : « So abandoning disguises/Cactoblastis chews away/Till another problem rises/To confront another day :/When the
pear pest in the past is/Who will blast the cactoblastis ? » (« Ainsi, abandonnant tout déguisement, le Cactoblastis fait disparaître en mâchonnant, jusqu’à ce
qu’apparaisse un autre problème auquel faire face un autre jour : quand le Cactus appartiendra au passé, qui détruira le Cactoblastis ? ») Dans la lutte biologique on
connaît hélas de tels « retours de flamme ». Il ne semble toutefois pas que l’on doive avoir des inquiétudes dans le cas présent, en raison du régime alimentaire
hautement spécialisé de cette chenille (cité par Cansdale, 1952).
On remarquera que les plantes équipées de mécanismes de reproduction asexuée (Jacinthe d’eau, Opuntia) sont particulièrement favorisées, ces procédés de
multiplication étant moins sensibles aux facteurs du milieu que la sexualité.
Une espèce voisine (E. diversifolia) habite l’Afrique tropicale et Madagascar ; elle n’a jamais constitué un fléau, paraissant en équilibre avec son milieu grâce à des
processus de contrôle inconnus.
Elle a été surnommée « million dollar weed » en raison des millions qui ont été dépensés pour essayer d’en contrôler l’expansion.
Un problème semblable à celui de la Jacinthe d’eau se pose en Rhodésie dans le lac de barrage du Kariba envahi par les Salvinia auriculata, Fougères aquatiques
introduites d’Amérique du Sud. Ces végétaux, ne formant jusqu’à présent que des peuplements réduits sur les eaux courantes du Zambèze, ont profité de la
formation d’un lac artificiel dont elles modifient les conditions écologiques au détriment des poissons.
Où elle fut signalée pour la première fois en 1829.
Au bout de 3 ans, la descendance potentielle d’un seul individu peut atteindre 8 milliards !
Cette pullulation semble en rapport avec la vacance de la niche écologique qu’il occupe, la faune dulçaquicole d’Europe ne comprenant pas de Crustacés
Brachyures, et avec l’absence de certains parasites (Trématodes, Sacculines) ne pouvant se maintenir en Europe pour des raisons écologiques ; dans son aire de
répartition naturelle, ces derniers constituent sans doute des facteurs limitants.
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