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146.
. Certaines Monocotylédones, comme les Stratiotes et les Carex, sont elles aussi très sensibles à ces substances. Il existe par ailleurs des herbicides attaquant les
Monocotylédones, mais moins toxiques vis-à-vis des Dicotylédones.
. On notera que les herbicides ont été également utilisés à grande échelle au cours des guerres. L’épandage de larges superficies de forêts au Viêt Nam en est un
lamentable exemple. Les conséquences d’une défoliation même passagère sur la végétation et la faune peuvent être très sérieuses, de même que sur le sol exposé au
rayonnement solaire. Ces pratiques sont maintenant interdites.
. On appelle « lutte biologique » les méthodes qui consistent à détruire les Insectes ou les autres êtres vivants nuisibles par l’utilisation rationnelle de leurs ennemis
naturels.
. Quatorze ordres et 224 familles d’Insectes comprennent des formes entomophages.
. On remarquera toutefois que, tout comme les insecticides, les oiseaux détruisent indistinctement les bons et les mauvais Insectes.
. Tel l’Ascomycète imparfait Beauveria bassiana, effectif dans le contrôle des chenilles de Lépidoptères.
. Par exemple en France dans le cas des chenilles Processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) qui dévastent les pinèdes. On les combat à l’aide d’un virus
(Smithiavirus pityocampae) spécifique de cette espèce, cultivé sur chenilles en élevage. On répand un broyat des cadavres mêlé à une charge inerte sur les zones
infestées ; la virose s’y établit en détruisant systématiquement ce Lépidoptère à l’exclusion de tout autre être vivant.
. Voir notamment : « The eradication of the Screw-worm fly », Scient. Amer., 203 (4), 1960 : 54-61.
. Aux États-Unis, ces Diptères ne passent l’hiver que dans certaines zones réduites (sud de la Floride, du Texas, du New Mexico, de l’Arizona et de la Californie),
d’où ils envahissent ensuite au printemps une vaste aire par l’émigration.
. En Floride, un insectarium fournissait 50 millions de Diptères par semaine, répandus par des avions légers qui larguaient des sacs spéciaux contenant chacun
plusieurs centaines de mâles stérilisés ainsi dispersés sur tout le territoire. À la fin de l’opération quelque 3,5 millions d’individus stérilisés avaient été libérés.
. Les corps actifs connus sont malheureusement dotés de propriétés cancérigènes affirmées.
. De tels insecticides ont été également mis au point en vue de la lutte contre les parasites des animaux auxquels on les fait ingérer (par exemple la lutte contre les
Diptères parasites du bétail).
. Aussi connu sous les signes de OMPP ou de OMPA, soit octaméthylpyrophosphoramide.
. Ils agissent comme anticholinestérases et se transforment au niveau du foie en corps beaucoup plus toxiques, entraînant la mort après vomissements, paralysie et
syndromes vasculaires et hépatiques.
. Leur usage est interdit sur les cultures maraîchères en France.
. On pense de plus en plus que la lutte contre les insectes déprédateurs doit faire appel à des pratiques écologiques et à un aménagement des habitats, de manière à
contrecarrer les pullulations d’insectes. Une littérature abondante est consacrée à ce sujet. Parmi les plus récentes publications signalons Proceedings, Tall Timbers
Conference on Ecological Animal Control by Habitat Management, Tallahassee, USA, 1971.
. On notera toutefois que dans certains cas les adventices peuvent servir d’abri aux parasites eux-mêmes, qui reviennent infester les plantes cultivées dès que le
traitement est terminé. Les terres inemployées ou abandonnées peuvent servir elles aussi de foyers d’infestation.
. C’est en particulier le cas de la France où les dommages ont en définitive une ampleur limitée. La mise en vente des pesticides est strictement réglementée ; elle ne
peut avoir lieu qu’après visa des ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et de la Santé publique, sur proposition d’une commission d’étude de l’emploi des
toxiques en agriculture. L’homologation d’un nouveau produit est soumise à des conditions sévères, de même que les méthodes d’emploi. Par ailleurs, la production
des substances et leur commercialisation sont entre les mains de la grande industrie chimique ; les intérêts considérables en jeu exigent un contrôle strict des
toxicités vis-à-vis de l’homme et des milieux où ces produits sont employés, tout accident grave portant préjudice à des maisons qui ne peuvent courir de tels
risques.
Une collaboration technique internationale existe également à divers échelons (FAO, OMS, Commission internationale des méthodes d’analyses des pesticides ou
CIMAP) ; il est regrettable que les organismes dont les objectifs sont la conservation de la nature ne soient pas consultés au même titre que les autres.
Tout est loin d’être parfait. Mais les structures existantes montrent néanmoins dans quel sens l’homme devrait œuvrer pour mettre la nature entière à l’abri des
dangers de la chimie moderne.
. Use of Pesticides. A Report of the President’s Science Advisory Committee Washington, The White House, 1963.
. Les États-Unis, le Canada, la Suède et la République fédérale allemande ont déjà interdit ou limité très strictement l’usage de divers insecticides, parmi lesquels le
DDT.
. On remarquera que ces considérations ont été formulées à maintes reprises dans les vœux et résolutions de nombreux congrès et réunions biologiques, notamment
de ceux de l’UICN (depuis 1949) et du Conseil international pour la préservation des oiseaux (depuis 1950). Il est particulièrement regrettable que les pouvoirs
publics des pays intéressés n’aient prêté qu’une oreille discrète à ces conseils répétés par des hommes de science de grande objectivité.
. Le changement des eaux du fleuve en « sang », une des dix plaies de l’Égypte dont parle l’Exode (7. 14-25), est vraisemblablement dû à une pollution biologique
(Dinoflagellés, Algues brunes en décomposition ou Bactéries sulfureuses). Il s’apparente aux « marées rouges » des eaux littorales.
. Comme de la plupart des fleuves d’Europe moyenne et occidentale. À la fin du siècle dernier, on en pêchait encore 100 000, soit 1 000 t, dans le Rhin, avant que le
fleuve ne devienne un des égouts de notre continent.
. Dans les zones industrielles de l’est et du nord de la France, on compte à certaines saisons sur les week-ends et les vacances pour permettre aux eaux souterraines
de retrouver leur niveau. La presse relate périodiquement les efforts faits pour accroître le ravitaillement en eau de la région parisienne, grâce à des aménagements
hydrauliques contre lesquels s’élèvent les habitants d’autres districts. Et qu’une centrale thermique produisant 500 000 kW exige l’évaporation de 1 000 m 3 d’eau
par heure, retirés définitivement de la circulation (Colas, 1962), suffit à donner un ordre de grandeur des besoins de l’industrie.
. L’agriculture intensive entraîne elle aussi des pollutions sérieuses. L’abus des pesticides, et notamment des insecticides, a déjà été signalé. Ces substances sont
lessivées et emportées par les eaux qui les distribuent jusque dans les parties les plus reculées des océans. Par ailleurs l’emploi d’engrais chimiques a des
répercussions néfastes. Les nitrates se transforment partiellement en nitrites, préjudiciables aux communautés naturelles et même à l’homme en passant dans les
aliments (troubles graves chez les jeunes enfants).
. Alors que les syndets ne représentaient que 1 % des ventes de savon aux États-Unis en 1941, ils ont passé à 54 % dès 1951 et leur usage s’est encore généralisé
depuis.
. Un fait à première vue inattendu a été signalé aux États-Unis dans le cas de Canards fréquentant des eaux chargées de détergents ; ceux-ci ont rendu leur plumage
mouillable par l’eau en supprimant l’action des sécrétions grasses qui les imprègnent normalement. Certains individus se seraient de ce fait noyés (cité par Klein,
1957).
. Les Poissons sont tués à des concentrations de l’ordre de 0,1 mg/l de sels de plomb, de zinc, de cuivre, de cadmium, de nickel et de chrome.
. Le degré de pollution des eaux peut être estimé par la détermination de la demande biochimique en oxygène (en abrégé DBO), qui représente la quantité d’oxygène
absorbée en 5 jours par l’eau à une température de 18 °C. On peut également connaître la quantité de matières organiques présente par la mesure de l’oxydabilité au
permanganate.
. Qui n’utilisent pas l’oxygène à l’état pur, mais dégradent l’oxygène combiné dans les corps chimiques (nitrates, sulfates, composés organiques).
. Les sulfures ne sont plus oxydés en sulfates et s’accumulent en dépôts noirâtres dégageant de l’hydrogène sulfuré.
. C’est par exemple le cas des sciures de bois, non toxiques en elles-mêmes, mais qui s’accumulent dans les rivières, y fermentent et privent le milieu aquatique de
son oxygène dissous tout en le chargeant de produits de décomposition.
. Même si l’anion est inoffensif (HCl, H 2 SO 4 , HNO 3 ), le cation hydrogène entraîne une coagulation du mucus au niveau des branchies qui se trouvent par ailleurs
attaquées par les acides aux propriétés corrosives.
. D’après les données de Klein, 1962, et de Carbenier, 1969.
. Une élévation thermique de 10 °C multiplie par 2,7 la consommation d’oxygène chez la Truite arc-en-ciel.
. À ce sujet voir E. A. Pearson (dir.), Waste Disposal in the Marine environment, Oxford, Pergamon Press, 1960.
. Par exemple certaines Annélides Polychètes.
. Tendron (1958) estime la proportion de déchets à 1 %, ce qui fait que par exemple en 1955, sur les 295 millions de tonnes de produits pétroliers transportés à
travers le monde, 2,95 millions ont été rejetés à la mer, soit 7 100 m 3 par jour pour l’ensemble des océans.
. Les produits de distillation du pétrole et des goudrons agissent sur le système nerveux en provoquant une excitation anormale et une hypersensibilité des sujets
atteints, suivies de troubles dans l’équilibre, la locomotion et les mouvements respiratoires, entraînant une forte mortalité.
. Royaume-Uni, Mexique, Suède, République fédérale d’Allemagne, Danemark, Canada, Norvège, Irlande, Belgique, France, Pays-Bas, Finlande, Pologne, ÉtatsUnis, Koweït, Islande, Libéria, Ghana, Australie.
. Voir notamment Besson, 1931 ; Kratzer, 1937 ; Landsberg, 1956 ; et Détrie, 1969, en plus de diverses revues spécialisées, telles que Air and Water Pollution et la
Revue de la pollution atmosphérique, et de l’important rapport de G. Tendron, « Effets de la pollution sur les animaux et les plantes », Conf. eur. Poll. Air,
Strasbourg, Conseil de l’Europe, 1964.
107.
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. Certaines Monocotylédones, comme les Stratiotes et les Carex, sont elles aussi très sensibles à ces substances. Il existe par ailleurs des herbicides attaquant les
Monocotylédones, mais moins toxiques vis-à-vis des Dicotylédones.
. On notera que les herbicides ont été également utilisés à grande échelle au cours des guerres. L’épandage de larges superficies de forêts au Viêt Nam en est un
lamentable exemple. Les conséquences d’une défoliation même passagère sur la végétation et la faune peuvent être très sérieuses, de même que sur le sol exposé au
rayonnement solaire. Ces pratiques sont maintenant interdites.
. On appelle « lutte biologique » les méthodes qui consistent à détruire les Insectes ou les autres êtres vivants nuisibles par l’utilisation rationnelle de leurs ennemis
naturels.
. Quatorze ordres et 224 familles d’Insectes comprennent des formes entomophages.
. On remarquera toutefois que, tout comme les insecticides, les oiseaux détruisent indistinctement les bons et les mauvais Insectes.
. Tel l’Ascomycète imparfait Beauveria bassiana, effectif dans le contrôle des chenilles de Lépidoptères.
. Par exemple en France dans le cas des chenilles Processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) qui dévastent les pinèdes. On les combat à l’aide d’un virus
(Smithiavirus pityocampae) spécifique de cette espèce, cultivé sur chenilles en élevage. On répand un broyat des cadavres mêlé à une charge inerte sur les zones
infestées ; la virose s’y établit en détruisant systématiquement ce Lépidoptère à l’exclusion de tout autre être vivant.
. Voir notamment : « The eradication of the Screw-worm fly », Scient. Amer., 203 (4), 1960 : 54-61.
. Aux États-Unis, ces Diptères ne passent l’hiver que dans certaines zones réduites (sud de la Floride, du Texas, du New Mexico, de l’Arizona et de la Californie),
d’où ils envahissent ensuite au printemps une vaste aire par l’émigration.
. En Floride, un insectarium fournissait 50 millions de Diptères par semaine, répandus par des avions légers qui larguaient des sacs spéciaux contenant chacun
plusieurs centaines de mâles stérilisés ainsi dispersés sur tout le territoire. À la fin de l’opération quelque 3,5 millions d’individus stérilisés avaient été libérés.
. Les corps actifs connus sont malheureusement dotés de propriétés cancérigènes affirmées.
. De tels insecticides ont été également mis au point en vue de la lutte contre les parasites des animaux auxquels on les fait ingérer (par exemple la lutte contre les
Diptères parasites du bétail).
. Aussi connu sous les signes de OMPP ou de OMPA, soit octaméthylpyrophosphoramide.
. Ils agissent comme anticholinestérases et se transforment au niveau du foie en corps beaucoup plus toxiques, entraînant la mort après vomissements, paralysie et
syndromes vasculaires et hépatiques.
. Leur usage est interdit sur les cultures maraîchères en France.
. On pense de plus en plus que la lutte contre les insectes déprédateurs doit faire appel à des pratiques écologiques et à un aménagement des habitats, de manière à
contrecarrer les pullulations d’insectes. Une littérature abondante est consacrée à ce sujet. Parmi les plus récentes publications signalons Proceedings, Tall Timbers
Conference on Ecological Animal Control by Habitat Management, Tallahassee, USA, 1971.
. On notera toutefois que dans certains cas les adventices peuvent servir d’abri aux parasites eux-mêmes, qui reviennent infester les plantes cultivées dès que le
traitement est terminé. Les terres inemployées ou abandonnées peuvent servir elles aussi de foyers d’infestation.
. C’est en particulier le cas de la France où les dommages ont en définitive une ampleur limitée. La mise en vente des pesticides est strictement réglementée ; elle ne
peut avoir lieu qu’après visa des ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et de la Santé publique, sur proposition d’une commission d’étude de l’emploi des
toxiques en agriculture. L’homologation d’un nouveau produit est soumise à des conditions sévères, de même que les méthodes d’emploi. Par ailleurs, la production
des substances et leur commercialisation sont entre les mains de la grande industrie chimique ; les intérêts considérables en jeu exigent un contrôle strict des
toxicités vis-à-vis de l’homme et des milieux où ces produits sont employés, tout accident grave portant préjudice à des maisons qui ne peuvent courir de tels
risques.
Une collaboration technique internationale existe également à divers échelons (FAO, OMS, Commission internationale des méthodes d’analyses des pesticides ou
CIMAP) ; il est regrettable que les organismes dont les objectifs sont la conservation de la nature ne soient pas consultés au même titre que les autres.
Tout est loin d’être parfait. Mais les structures existantes montrent néanmoins dans quel sens l’homme devrait œuvrer pour mettre la nature entière à l’abri des
dangers de la chimie moderne.
. Use of Pesticides. A Report of the President’s Science Advisory Committee Washington, The White House, 1963.
. Les États-Unis, le Canada, la Suède et la République fédérale allemande ont déjà interdit ou limité très strictement l’usage de divers insecticides, parmi lesquels le
DDT.
. On remarquera que ces considérations ont été formulées à maintes reprises dans les vœux et résolutions de nombreux congrès et réunions biologiques, notamment
de ceux de l’UICN (depuis 1949) et du Conseil international pour la préservation des oiseaux (depuis 1950). Il est particulièrement regrettable que les pouvoirs
publics des pays intéressés n’aient prêté qu’une oreille discrète à ces conseils répétés par des hommes de science de grande objectivité.
. Le changement des eaux du fleuve en « sang », une des dix plaies de l’Égypte dont parle l’Exode (7. 14-25), est vraisemblablement dû à une pollution biologique
(Dinoflagellés, Algues brunes en décomposition ou Bactéries sulfureuses). Il s’apparente aux « marées rouges » des eaux littorales.
. Comme de la plupart des fleuves d’Europe moyenne et occidentale. À la fin du siècle dernier, on en pêchait encore 100 000, soit 1 000 t, dans le Rhin, avant que le
fleuve ne devienne un des égouts de notre continent.
. Dans les zones industrielles de l’est et du nord de la France, on compte à certaines saisons sur les week-ends et les vacances pour permettre aux eaux souterraines
de retrouver leur niveau. La presse relate périodiquement les efforts faits pour accroître le ravitaillement en eau de la région parisienne, grâce à des aménagements
hydrauliques contre lesquels s’élèvent les habitants d’autres districts. Et qu’une centrale thermique produisant 500 000 kW exige l’évaporation de 1 000 m 3 d’eau
par heure, retirés définitivement de la circulation (Colas, 1962), suffit à donner un ordre de grandeur des besoins de l’industrie.
. L’agriculture intensive entraîne elle aussi des pollutions sérieuses. L’abus des pesticides, et notamment des insecticides, a déjà été signalé. Ces substances sont
lessivées et emportées par les eaux qui les distribuent jusque dans les parties les plus reculées des océans. Par ailleurs l’emploi d’engrais chimiques a des
répercussions néfastes. Les nitrates se transforment partiellement en nitrites, préjudiciables aux communautés naturelles et même à l’homme en passant dans les
aliments (troubles graves chez les jeunes enfants).
. Alors que les syndets ne représentaient que 1 % des ventes de savon aux États-Unis en 1941, ils ont passé à 54 % dès 1951 et leur usage s’est encore généralisé
depuis.
. Un fait à première vue inattendu a été signalé aux États-Unis dans le cas de Canards fréquentant des eaux chargées de détergents ; ceux-ci ont rendu leur plumage
mouillable par l’eau en supprimant l’action des sécrétions grasses qui les imprègnent normalement. Certains individus se seraient de ce fait noyés (cité par Klein,
1957).
. Les Poissons sont tués à des concentrations de l’ordre de 0,1 mg/l de sels de plomb, de zinc, de cuivre, de cadmium, de nickel et de chrome.
. Le degré de pollution des eaux peut être estimé par la détermination de la demande biochimique en oxygène (en abrégé DBO), qui représente la quantité d’oxygène
absorbée en 5 jours par l’eau à une température de 18 °C. On peut également connaître la quantité de matières organiques présente par la mesure de l’oxydabilité au
permanganate.
. Qui n’utilisent pas l’oxygène à l’état pur, mais dégradent l’oxygène combiné dans les corps chimiques (nitrates, sulfates, composés organiques).
. Les sulfures ne sont plus oxydés en sulfates et s’accumulent en dépôts noirâtres dégageant de l’hydrogène sulfuré.
. C’est par exemple le cas des sciures de bois, non toxiques en elles-mêmes, mais qui s’accumulent dans les rivières, y fermentent et privent le milieu aquatique de
son oxygène dissous tout en le chargeant de produits de décomposition.
. Même si l’anion est inoffensif (HCl, H 2 SO 4 , HNO 3 ), le cation hydrogène entraîne une coagulation du mucus au niveau des branchies qui se trouvent par ailleurs
attaquées par les acides aux propriétés corrosives.
. D’après les données de Klein, 1962, et de Carbenier, 1969.
. Une élévation thermique de 10 °C multiplie par 2,7 la consommation d’oxygène chez la Truite arc-en-ciel.
. À ce sujet voir E. A. Pearson (dir.), Waste Disposal in the Marine environment, Oxford, Pergamon Press, 1960.
. Par exemple certaines Annélides Polychètes.
. Tendron (1958) estime la proportion de déchets à 1 %, ce qui fait que par exemple en 1955, sur les 295 millions de tonnes de produits pétroliers transportés à
travers le monde, 2,95 millions ont été rejetés à la mer, soit 7 100 m 3 par jour pour l’ensemble des océans.
. Les produits de distillation du pétrole et des goudrons agissent sur le système nerveux en provoquant une excitation anormale et une hypersensibilité des sujets
atteints, suivies de troubles dans l’équilibre, la locomotion et les mouvements respiratoires, entraînant une forte mortalité.
. Royaume-Uni, Mexique, Suède, République fédérale d’Allemagne, Danemark, Canada, Norvège, Irlande, Belgique, France, Pays-Bas, Finlande, Pologne, ÉtatsUnis, Koweït, Islande, Libéria, Ghana, Australie.
. Voir notamment Besson, 1931 ; Kratzer, 1937 ; Landsberg, 1956 ; et Détrie, 1969, en plus de diverses revues spécialisées, telles que Air and Water Pollution et la
Revue de la pollution atmosphérique, et de l’important rapport de G. Tendron, « Effets de la pollution sur les animaux et les plantes », Conf. eur. Poll. Air,
Strasbourg, Conseil de l’Europe, 1964.
