1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
. La densité des peuples vivant de cueillette et de chasse à la période historique permet de se faire une idée sur ce point. C’est ainsi qu’avant l’arrivée des Européens
il y avait en moyenne 8 habitants par 100 km 2 en Australie (dans les zones peuplées) et 16 en Amérique du Nord.
. En Allemagne, les variations du taux de boisement, connues d’après des témoignages historiques précis, sont très nettement parallèles aux fluctuations des
populations humaines.
. En 1947, pour la zone de civilisation européenne prise dans sa totalité, habitée par 902 millions d’habitants, on enregistra 24,3 millions de naissances et 13 millions
de décès, ce qui implique un accroissement naturel de 12,5 ‰.
. Par exemple en Irlande où l’on observe une diminution extraordinaire de la population passée de 8,2 millions de 1841 à 4,4 millions en 1861 et à moins de 3
millions en 1946. Famines, émigration, faible fécondité en sont la cause.
. D’après J. G. C. Blacker. « The demography of East Africa », The Natural Resources of East Africa, Nairobi, 1962.
. En l’absence de tout recensement précis et général à travers le monde, les démographes ne peuvent qu’estimer avec une certaine approximation les effectifs
humains aux siècles antérieurs. Deux travaux de base sont à notre disposition : W. F. Willcox, Studies in American Demography, Ithaca, 1940 ; et A. M. CarrSaunders, World Population : Past Growth and Present Trends, Oxford, 1936. Ces deux experts divergeant quelque peu dans leurs évaluations du fait de
l’interprétation de faits parfois difficiles à préciser, on a coutume de prendre les chiffres des deux en considération d’une manière parallèle.
7. D’après Nations unies, Annuaire démographique, 1961 et les suivants jusqu’à 1973.
. Accroissement de la population mondiale dans l’avenir. Études démographiques, n o 28, New York, Nations unies, 1958.
. Il y en eut 13 en France au cours du XV e siècle, autant au siècle suivant.
. Bien entendu une cruelle régulation intervenait jusqu’en des temps récents du fait d’une mortalité très élevée, surtout parmi les enfants.
. Les maladies de carence vitaminique sont bien connues. D’autres, résultant du manque prolongé de protéines, entraînent une malnutrition dramatique des adultes et
surtout des enfants, dont la croissance exige des quantités relativement importantes d’aliments azotés. Le kwashiorkor, dû à des carences en protéines animales, n’en
est que la plus classique. Ces déséquilibres protéiniques se rencontrent principalement dans les régions tropicales.
. La sous-alimentation y entraîne un taux de mortalité très élevé, surtout parmi les enfants. L’espérance de vie à la naissance n’est que de 32 ans, contre 69 en France
et aux États-Unis. On ne peut manquer d’évoquer Pierre Loti, et sa description des enfants indiens, « pauvres petits squelettes, aux grands yeux étonnés de tant
souffrir » (L’Inde sans les Anglais). L’Inde, avec son pullulement de foules faméliques et passives, est sans nul doute l’image même de la faim endémique poussée à
l’extrême. La situation se complique du fait de la destruction des terres. Un exemple parmi tant d’autres : dans la vallée de l’Indus, la population s’accroît de 10
bouches à nourrir par 5 minutes ; mais dans le même laps de temps, un acre (un peu plus de 40 ares) de terre est perdu du fait de l’érosion accélérée.
. La question se pose également quant aux ressources non renouvelables, par exemple les minéraux dont beaucoup s’épuisent au moment où les besoins par habitant
s’accroissent en raison des progrès techniques.
. Le Japon peut d’ailleurs être cité en exemple quant à l’augmentation de la production agricole. Quand ce pays s’est ouvert à la civilisation moderne, il était « sousdéveloppé » au sens où nous l’entendons actuellement. Sa population augmentait de 1 % par an, fait grave dans un pays déjà surpeuplé. Grâce à un effort digne
d’éloges et aussi à l’existence d’un « environnement » culturel favorable à un tel essor, il a réussi à accroître sa productivité agricole de 3,5 % par an et à créer une
industrie lui donnant la possibilité de combler le déficit. Bel exemple à méditer pour beaucoup de nations se trouvant encore dans le marasme le plus complet.
. Il faut toutefois se montrer sceptique quant à l’optimisme de certains qui basent leurs conclusions sur des expériences de laboratoire et non point sur des pratiques
agricoles à grande échelle.
. Alors qu’en 1800 seule une ville comptait un million d’habitants (Londres), il y en avait 82 en 1956. En 150 ans, la proportion d’humains vivant dans des
agglomérations de plus de 100 000 âmes est passée de 2 à 13 %. Bien que des facteurs économiques expliquent cette évolution, la démographie y a contribué elle
aussi dans une large mesure.
. Cela est particulièrement vrai de Paris, où la banlieue sud se développe sur des terres à nette vocation agricole.
. Manière de penser l’urbanisme, Genève, Gonthier.
. On pense à ce que disait Lamartine : « Ces roulements de voitures, ces cris aigus du peuple et ce tonnerre incessant de tous les bruits stridents, qui ne laissent, dans
les rues des grandes villes, aucune trêve à l’oreille et aucun apaisement à la pensée. » Et pourtant le poète n’a jamais connu les métropoles modernes, ni le bruit que
font les avions à réaction franchissant le mur du son : le « bang » supersonique peut avoir des conséquences neuro-physiologiques graves. Le bruit des avions
perturbe également les animaux, notamment les oiseaux.
. À l’exception des ressources alimentaires tirées de la mer.
. Hugh Hammond Bennett, qui fut chef du service de Conservation des sols aux États-Unis, a été un des promoteurs les plus enthousiastes de la lutte contre
l’érosion.
. En Algérie, chaque jour de la saison pluvieuse jette la valeur de 200 ha de terre arable à la mer. Cet exemple, pris entre mille, révèle l’étendue du mal.
Précédent

- 506/621

Suivant