Pour conserver certaines plantes rares, il convient donc de tenter la
culture « en captivité », de reconstituer des stations artificielles et même des
associations tout entières. Sans doute aux yeux d’un botaniste ne s’agit-il là
que d’un pis-aller, car les végétaux subissent plus encore que les animaux
l’influence du milieu où ils croissent ; les plantes sauvages mises en culture
risquent de se voir quelque peu transformées par les conditions de culture.
Cette méthode est néanmoins à préconiser dans les cas désespérés, quand
aucune autre chance de survie n’est laissée à la plante dans son habitat
naturel.
B. Transplantation d’espèces menacées hors de leur habitat d’origine
Un autre procédé quelque peu apparenté à l’élevage en captivité
consiste à déplacer des animaux sauvages en les capturant dans une aire
déterminée et à les transporter ailleurs. Il a l’avantage de multiplier les
centres de peuplement d’une espèce devenue rare, de réintroduire
éventuellement l’espèce dans une partie de son aire primitive d’où elle a
disparu
260
, de soustraire les individus déplacés à des menaces locales ou
d’enlever le surplus de population d’une espèce rare, mais localement trop
abondante.
De telles tentatives sont particulièrement souhaitables dans le cas
d’espèces menacées, qu’il convient de soustraire à des conditions locales
devenues précaires par suite de l’action directe ou indirecte de l’homme.
Elles sont aussi à préconiser pour les animaux dont les populations se
concentrent en quelques points. La capture et le transport d’animaux de
grande taille sont maintenant relativement faciles grâce à l’usage de
drogues immobilisantes ou tranquillisantes que l’on injecte à l’aide d’une
seringue et d’un fusil à gaz carbonique ou à poudre (voir notamment
Buechner, Harthoorn et Lock, Terre et Vie, 1961 : 361-367). Bien employée
(notamment quant à la dose injectée), cette technique est nettement
supérieure aux méthodes classiques de capture (poursuite en voiture,
capture au lasso), car elle évite le « choc » souvent fatal à des animaux d’un
maniement délicat et dangereux.
Ces transferts ont notamment été réalisés en Afrique dans le cas des
Rhinocéros, devenus rares un peu partout, mais dont la présence peut être
préjudiciable à la mise en valeur de certaines zones, donc leur attirer la
culture « en captivité », de reconstituer des stations artificielles et même des
associations tout entières. Sans doute aux yeux d’un botaniste ne s’agit-il là
que d’un pis-aller, car les végétaux subissent plus encore que les animaux
l’influence du milieu où ils croissent ; les plantes sauvages mises en culture
risquent de se voir quelque peu transformées par les conditions de culture.
Cette méthode est néanmoins à préconiser dans les cas désespérés, quand
aucune autre chance de survie n’est laissée à la plante dans son habitat
naturel.
B. Transplantation d’espèces menacées hors de leur habitat d’origine
Un autre procédé quelque peu apparenté à l’élevage en captivité
consiste à déplacer des animaux sauvages en les capturant dans une aire
déterminée et à les transporter ailleurs. Il a l’avantage de multiplier les
centres de peuplement d’une espèce devenue rare, de réintroduire
éventuellement l’espèce dans une partie de son aire primitive d’où elle a
disparu
260
, de soustraire les individus déplacés à des menaces locales ou
d’enlever le surplus de population d’une espèce rare, mais localement trop
abondante.
De telles tentatives sont particulièrement souhaitables dans le cas
d’espèces menacées, qu’il convient de soustraire à des conditions locales
devenues précaires par suite de l’action directe ou indirecte de l’homme.
Elles sont aussi à préconiser pour les animaux dont les populations se
concentrent en quelques points. La capture et le transport d’animaux de
grande taille sont maintenant relativement faciles grâce à l’usage de
drogues immobilisantes ou tranquillisantes que l’on injecte à l’aide d’une
seringue et d’un fusil à gaz carbonique ou à poudre (voir notamment
Buechner, Harthoorn et Lock, Terre et Vie, 1961 : 361-367). Bien employée
(notamment quant à la dose injectée), cette technique est nettement
supérieure aux méthodes classiques de capture (poursuite en voiture,
capture au lasso), car elle évite le « choc » souvent fatal à des animaux d’un
maniement délicat et dangereux.
Ces transferts ont notamment été réalisés en Afrique dans le cas des
Rhinocéros, devenus rares un peu partout, mais dont la présence peut être
préjudiciable à la mise en valeur de certaines zones, donc leur attirer la
