satisfaire les demandes font de ce Primate un des mammifères les plus
menacés à l’heure actuelle.
Mais l’Orang-outan n’est de loin pas le seul animal en péril du fait de
sa valeur marchande et de son attrait pour le public. En fait l’ensemble de la
faune est actuellement victime de la multiplication inconsidérée des parcs
zoologiques. L’Aigle des singes des Philippines Pithecophaga jefferyi est en
voie de disparition avancée du fait des captures faites dans ce but. À
Iquitos, centre de l’Amazonie péruvienne, 25 000 singes, 35 000 perroquets
et 12 000 autres animaux sont exportés vivants chaque année ; ces captures,
jointes aux quelque 300 000 peaux transitant par la même ville, expliquent
le dépeuplement des zones d’un abord relativement facile le long des cours
d’eau amazoniens. Les mêmes constatations peuvent être faites dans tous
les ports des régions tropicales du monde.
Il convient également de signaler la menace qui pèse sur l’ensemble
des Primates du fait de la demande croissante de la recherche médicale. Ces
animaux dont la structure physique et la physiologie sont proches de celles
de l’homme sont employés dans des études de tous ordres,
l’expérimentation de nouveaux médicaments et la préparation de vaccins. Si
les transplantations d’organes et les greffes entraient dans la pratique
courante, certains Singes et surtout les Chimpanzés, payeraient
immédiatement un lourd tribut à cette branche de la chirurgie.
D’après les statistiques douanières qui nous renseignent sur
l’importance du trafic, en 1962, 25 000 Grivets ont été exportés d’Afrique
Orientale ; 100 000 singes sont exportés de l’Inde, et simultanément une
régression marquée des effectifs d’Entelles et de Rhésus a été constatée. De
115 000 à 223 000 Primates sont importés par an aux États-Unis, un chiffre
pourtant faible comparativement aux 100 millions d’animaux passés en
douane.
Il ne peut être question de mettre en doute la valeur de la plupart des
recherches médicales entreprises sur ces animaux. Et donc la nécessité de
disposer du matériel vivant adéquat. Mais cette ponction très importante et
jusqu’à présent incontrôlée met les populations de Primates sauvages en
grave danger (d’autant plus que pour un Singe parvenu à destination on
estime que deux sont morts dans leur pays d’origine au moment de la
capture et du transport).
menacés à l’heure actuelle.
Mais l’Orang-outan n’est de loin pas le seul animal en péril du fait de
sa valeur marchande et de son attrait pour le public. En fait l’ensemble de la
faune est actuellement victime de la multiplication inconsidérée des parcs
zoologiques. L’Aigle des singes des Philippines Pithecophaga jefferyi est en
voie de disparition avancée du fait des captures faites dans ce but. À
Iquitos, centre de l’Amazonie péruvienne, 25 000 singes, 35 000 perroquets
et 12 000 autres animaux sont exportés vivants chaque année ; ces captures,
jointes aux quelque 300 000 peaux transitant par la même ville, expliquent
le dépeuplement des zones d’un abord relativement facile le long des cours
d’eau amazoniens. Les mêmes constatations peuvent être faites dans tous
les ports des régions tropicales du monde.
Il convient également de signaler la menace qui pèse sur l’ensemble
des Primates du fait de la demande croissante de la recherche médicale. Ces
animaux dont la structure physique et la physiologie sont proches de celles
de l’homme sont employés dans des études de tous ordres,
l’expérimentation de nouveaux médicaments et la préparation de vaccins. Si
les transplantations d’organes et les greffes entraient dans la pratique
courante, certains Singes et surtout les Chimpanzés, payeraient
immédiatement un lourd tribut à cette branche de la chirurgie.
D’après les statistiques douanières qui nous renseignent sur
l’importance du trafic, en 1962, 25 000 Grivets ont été exportés d’Afrique
Orientale ; 100 000 singes sont exportés de l’Inde, et simultanément une
régression marquée des effectifs d’Entelles et de Rhésus a été constatée. De
115 000 à 223 000 Primates sont importés par an aux États-Unis, un chiffre
pourtant faible comparativement aux 100 millions d’animaux passés en
douane.
Il ne peut être question de mettre en doute la valeur de la plupart des
recherches médicales entreprises sur ces animaux. Et donc la nécessité de
disposer du matériel vivant adéquat. Mais cette ponction très importante et
jusqu’à présent incontrôlée met les populations de Primates sauvages en
grave danger (d’autant plus que pour un Singe parvenu à destination on
estime que deux sont morts dans leur pays d’origine au moment de la
capture et du transport).
