résultats, puis à partir de 1952 en Grande-Bretagne, à Slimbridge au célèbre
Wildfowl Trust. Le plus grand succès fut obtenu dans ce dernier essai,
l’habileté technique et la grande expérience des éleveurs ayant pleinement
réussi à multiplier l’espèce. D’après un recensement remontant à
janvier 1966, au moins 500 individus seraient en vie, dont 200 en captivité.
Un vaste programme de restauration et de défense de l’espèce dans ses
territoires hawaïens a été mis au point par le gouvernement des ÉtatsUnis
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. Cette Oie endémique, un moment sur le bord de l’extinction
définitive, a donc pu être sauvée grâce à l’élevage en captivité, qui a permis
de multiplier les effectifs et de procéder ensuite à la réintroduction de
l’espèce dans son aire de distribution primitive. De telles techniques
pourraient être mises en œuvre dans le cas de nombreuses espèces
d’oiseaux dont l’existence ne peut être assurée à l’état sauvage, comme
c’est le cas de la Grue blanche américaine.
Il convient néanmoins de souligner que la conservation en captivité ne
constitue qu’un pis-aller, quand les autres mesures n’ont en pratique pas de
chances d’être efficaces. Il faut à ce propos insister sur les indéniables
dangers que font courir les jardins zoologiques à la faune sauvage, et
singulièrement aux espèces rares. Certaines organisations de ce genre ont
comme but, en présentant des animaux au public, de contribuer à
l’éducation populaire sous une forme particulièrement attrayante ; leur rôle
dans la conservation de la nature peut être très important aussi bien par la
propagande naturaliste que par l’élevage d’espèces rares. Mais il existe
aussi des jardins zoologiques à but purement mercantile, ne disposant pas
de l’infrastructure technique et scientifique indispensable ; ces organisations
sont prêtes à encourager tous les trafics, y compris le braconnage, pour se
procurer des animaux rares et en tirer de substantiels revenus, quitte à
entretenir leurs pensionnaires dans les pires conditions après avoir
gravement menacé leur survie à l’état sauvage.
De multiples exemples pourraient être cités. Le plus flagrant est sans
contredit celui de l’Orang-outan Pongo pygmaeus, le grand Anthropoïde de
Sumatra et de Bornéo, objet d’un commerce illicite à grande échelle. En
dépit d’une protection légale en Indonésie, les prix élevés payés par les
jardins zoologiques encouragent une véritable contrebande qui a son centre
à Singapour. La faiblesse des effectifs des Orangs – beaucoup plus accusée
qu’on ne le croit généralement – et le grand nombre de captures pour
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