domestiques
254
, et également le Daim de Mésopotamie Cervus (Dama)
mesopotamicus dont la répartition est maintenant si restreinte et le statut si
précaire à l’état sauvage
255
. La conservation du Bison d’Europe à l’état de
captivité ou de semi-captivité a été assurée de la même manière avec un
complet succès
256
.
Une opération de très vaste envergure a été montée récemment par la
Fauna Preservation Society de Londres pour la sauvegarde de l’Oryx
d’Arabie Oryx leucoryx, très gravement menacé dans son habitat naturel en
raison de la chasse intensive qui lui est faite à l’aide de véhicules
automobiles (en décembre 1960, pas moins de 48 ont été abattus par des
« chasseurs » poursuivant les malheureuses Antilopes en auto). Autrefois
étendue sur toute l’Arabie, la Palestine, la Jordanie et une partie de l’Irak, la
distribution de cet Oryx est maintenant limitée à une étroite aire dans le
désert de Rub-al-Khali, dans la partie la plus méridionale du centre de
l’Arabie. D’après des estimations optimistes, il n’en subsisterait pas plus de
200 individus. Une expédition montée en avril-mai 1962 permit la capture
de deux mâles et d’une femelle ; leur maintien en captivité, d’abord prévu
au Kenya (Isiolo), est assuré en Arizona (Phoenix), où un petit noyau de
reproducteurs (11 mâles et 7 femelles en 1968 ; 1 mâle et 4 femelles sont
conservés au jardin zoologique de Los Angeles) se trouve en sécurité dans
un climat particulièrement favorable. Il est à souhaiter que sa multiplication
permette de conserver une très belle Antilope dont la survie à l’état sauvage
semble fort problématique à l’heure actuelle
257
.
Une méthode analogue a permis de sauver des souches d’oiseaux dont
la survie n’est pas possible dans la nature. Tentés entre autres avec succès
avec le Cygne trompette Cygnus c. buccinator aux États-Unis
258
(fig. 74),
ces procédés ont parfaitement réussi avec l’Oie Néné ou Bernache des îles
Hawaii Branta sandvicensis. Ce Palmipède endémique, représentant un
groupe avien répandu dans les régions froides et tempérées de l’hémisphère
Nord, a vu ses populations diminuer d’une manière très inquiétante : en
1950, il n’en subsistait que de 24 à 40 individus, alors qu’un siècle
auparavant la population était estimée à 25 000. La réduction massive de la
population est due à la chasse (surtout pendant la mue qui les prive de leurs
facultés voilières), aux méfaits des mammifères introduits (Chats, Chiens,
Porcs, Rats) et à la transformation des habitats. On tenta alors de faire
reproduire les Nénés en captivité, tout d’abord à Hawaii même, sans grands
254
, et également le Daim de Mésopotamie Cervus (Dama)
mesopotamicus dont la répartition est maintenant si restreinte et le statut si
précaire à l’état sauvage
255
. La conservation du Bison d’Europe à l’état de
captivité ou de semi-captivité a été assurée de la même manière avec un
complet succès
256
.
Une opération de très vaste envergure a été montée récemment par la
Fauna Preservation Society de Londres pour la sauvegarde de l’Oryx
d’Arabie Oryx leucoryx, très gravement menacé dans son habitat naturel en
raison de la chasse intensive qui lui est faite à l’aide de véhicules
automobiles (en décembre 1960, pas moins de 48 ont été abattus par des
« chasseurs » poursuivant les malheureuses Antilopes en auto). Autrefois
étendue sur toute l’Arabie, la Palestine, la Jordanie et une partie de l’Irak, la
distribution de cet Oryx est maintenant limitée à une étroite aire dans le
désert de Rub-al-Khali, dans la partie la plus méridionale du centre de
l’Arabie. D’après des estimations optimistes, il n’en subsisterait pas plus de
200 individus. Une expédition montée en avril-mai 1962 permit la capture
de deux mâles et d’une femelle ; leur maintien en captivité, d’abord prévu
au Kenya (Isiolo), est assuré en Arizona (Phoenix), où un petit noyau de
reproducteurs (11 mâles et 7 femelles en 1968 ; 1 mâle et 4 femelles sont
conservés au jardin zoologique de Los Angeles) se trouve en sécurité dans
un climat particulièrement favorable. Il est à souhaiter que sa multiplication
permette de conserver une très belle Antilope dont la survie à l’état sauvage
semble fort problématique à l’heure actuelle
257
.
Une méthode analogue a permis de sauver des souches d’oiseaux dont
la survie n’est pas possible dans la nature. Tentés entre autres avec succès
avec le Cygne trompette Cygnus c. buccinator aux États-Unis
258
(fig. 74),
ces procédés ont parfaitement réussi avec l’Oie Néné ou Bernache des îles
Hawaii Branta sandvicensis. Ce Palmipède endémique, représentant un
groupe avien répandu dans les régions froides et tempérées de l’hémisphère
Nord, a vu ses populations diminuer d’une manière très inquiétante : en
1950, il n’en subsistait que de 24 à 40 individus, alors qu’un siècle
auparavant la population était estimée à 25 000. La réduction massive de la
population est due à la chasse (surtout pendant la mue qui les prive de leurs
facultés voilières), aux méfaits des mammifères introduits (Chats, Chiens,
Porcs, Rats) et à la transformation des habitats. On tenta alors de faire
reproduire les Nénés en captivité, tout d’abord à Hawaii même, sans grands
