forme une véritable entité biologique. Ce moyen désespéré constitue
néanmoins l’assurance que la souche sera conservée pour les générations
futures
253
.
Fig. 74. Réduction de l’aire de reproduction du Cygne trompette Cygnus
cygnus buccinator aux États-Unis (il niche également au Canada). 1. Aire
de reproduction antérieure ; 2. Aire de reproduction actuelle. D’après H. H.
T. Fackson, 1943.
De tels essais ont été tentés et menés à bien depuis fort longtemps (voir
notamment Appelman, 1959). Le cas le plus classique est celui du Cerf du
père David Elaphurus davidianus, Cervidé d’un type très particulier propre
aux plaines alluviales du nord-est de la Chine. Ce Cerf n’a cependant jamais
été rencontré à l’état sauvage depuis la dynastie Shang ; les survivants
étaient gardés captifs dans un parc impérial interdit aux étrangers (Non HaiTzu) situé au sud de Pékin. Le père David qui l’y découvrit en 1865 en
envoya quelques spécimens au Muséum de Paris, l’année suivante. Leurs
descendants ont perpétué l’espèce, disparue en Chine dès 1894 quand le
Hun Ho en crue emporta les murs du parc. Les Cerfs s’échappèrent et furent
massacrés par les paysans affamés ; les derniers individus furent abattus au
cours de la guerre des Boxers en 1900. L’espèce a pu survivre grâce à la
constitution d’une harde dans le domaine du duc de Bedford, à Woburn
Abbey, d’où ils furent essaimés dans divers zoos à travers le monde. Les
effectifs de Cerf du père David sont passés de 64 en 1922, à plus de 300 en
1935 et 389 en janvier 1963.
Le même procédé a permis de sauver le Cheval de Przewalski,
dernière souche sauvage de l’espèce d’où sont sortis nos Chevaux
néanmoins l’assurance que la souche sera conservée pour les générations
futures
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Fig. 74. Réduction de l’aire de reproduction du Cygne trompette Cygnus
cygnus buccinator aux États-Unis (il niche également au Canada). 1. Aire
de reproduction antérieure ; 2. Aire de reproduction actuelle. D’après H. H.
T. Fackson, 1943.
De tels essais ont été tentés et menés à bien depuis fort longtemps (voir
notamment Appelman, 1959). Le cas le plus classique est celui du Cerf du
père David Elaphurus davidianus, Cervidé d’un type très particulier propre
aux plaines alluviales du nord-est de la Chine. Ce Cerf n’a cependant jamais
été rencontré à l’état sauvage depuis la dynastie Shang ; les survivants
étaient gardés captifs dans un parc impérial interdit aux étrangers (Non HaiTzu) situé au sud de Pékin. Le père David qui l’y découvrit en 1865 en
envoya quelques spécimens au Muséum de Paris, l’année suivante. Leurs
descendants ont perpétué l’espèce, disparue en Chine dès 1894 quand le
Hun Ho en crue emporta les murs du parc. Les Cerfs s’échappèrent et furent
massacrés par les paysans affamés ; les derniers individus furent abattus au
cours de la guerre des Boxers en 1900. L’espèce a pu survivre grâce à la
constitution d’une harde dans le domaine du duc de Bedford, à Woburn
Abbey, d’où ils furent essaimés dans divers zoos à travers le monde. Les
effectifs de Cerf du père David sont passés de 64 en 1922, à plus de 300 en
1935 et 389 en janvier 1963.
Le même procédé a permis de sauver le Cheval de Przewalski,
dernière souche sauvage de l’espèce d’où sont sortis nos Chevaux
