visiter le musée du Louvre ou la National Gallery, à condition de ne pas
dégrader l’objet même de sa visite. Une meilleure connaissance des buts de
la conservation de la nature, des méthodes utilisées et des résultats obtenus
ne peut qu’aider au maintien et à la défense des réserves pour tous contre
les intérêts particuliers.
Cela rejoint d’ailleurs une des préoccupations essentielles des
conservateurs de parcs nationaux qui ont un rôle éducatif primordial. Les
visiteurs manifestent tous le désir non seulement de jouir des spectacles de
la nature, mais aussi de connaître et dans la mesure du possible de
comprendre le spectacle qui s’offre à leurs yeux. Beaucoup de ces
organismes éditent de ce fait des publications simples et bon marché
251
, et
organisent conférences et visites guidées. Cet effort pédagogique et
documentaire, particulièrement apprécié du public, contribue d’ailleurs à
protéger la nature, les visiteurs avertis respectant beaucoup plus les êtres
vivants que ceux qui n’ont que des connaissances superficielles.
Partout donc les parcs nationaux poursuivent une œuvre d’éducation et
de conservation, même dans des parties du globe encore « sousdéveloppées ». Il suffit de constater l’intérêt que portent les Indiens à la
réserve de Kaziranga, en Assam, où sont protégés les Rhinocéros de l’Inde,
et l’intérêt grandissant que suscitent les réserves parmi les Africains pour
être convaincu que le tourisme, la connaissance de la nature et sa
conservation sont trois aspects intimement liés d’un même problème dont la
solution doit et peut satisfaire des intérêts en apparence opposés
252
.
5. Survie en captivité ou en semi-liberté d’espèces menacées
A. Élevage en captivité
En dépit de tous les efforts des protecteurs de la nature, il apparaît
malheureusement que la survie d’un certain nombre d’espèces animales ne
pourra être assurée qu’en captivité ou en semi-captivité. L’aire de
répartition de quelques-unes d’entre elles, déjà très réduite, risque d’être
profondément et irrémédiablement transformée sans que des mesures de
sauvegarde de l’habitat puissent être envisagées ; pour d’autres, les causes
de destruction directe ne peuvent pas être supprimées. Sans doute peut-on
regretter de ne pouvoir sauver à la fois l’animal et son habitat, avec lequel il
dégrader l’objet même de sa visite. Une meilleure connaissance des buts de
la conservation de la nature, des méthodes utilisées et des résultats obtenus
ne peut qu’aider au maintien et à la défense des réserves pour tous contre
les intérêts particuliers.
Cela rejoint d’ailleurs une des préoccupations essentielles des
conservateurs de parcs nationaux qui ont un rôle éducatif primordial. Les
visiteurs manifestent tous le désir non seulement de jouir des spectacles de
la nature, mais aussi de connaître et dans la mesure du possible de
comprendre le spectacle qui s’offre à leurs yeux. Beaucoup de ces
organismes éditent de ce fait des publications simples et bon marché
251
, et
organisent conférences et visites guidées. Cet effort pédagogique et
documentaire, particulièrement apprécié du public, contribue d’ailleurs à
protéger la nature, les visiteurs avertis respectant beaucoup plus les êtres
vivants que ceux qui n’ont que des connaissances superficielles.
Partout donc les parcs nationaux poursuivent une œuvre d’éducation et
de conservation, même dans des parties du globe encore « sousdéveloppées ». Il suffit de constater l’intérêt que portent les Indiens à la
réserve de Kaziranga, en Assam, où sont protégés les Rhinocéros de l’Inde,
et l’intérêt grandissant que suscitent les réserves parmi les Africains pour
être convaincu que le tourisme, la connaissance de la nature et sa
conservation sont trois aspects intimement liés d’un même problème dont la
solution doit et peut satisfaire des intérêts en apparence opposés
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5. Survie en captivité ou en semi-liberté d’espèces menacées
A. Élevage en captivité
En dépit de tous les efforts des protecteurs de la nature, il apparaît
malheureusement que la survie d’un certain nombre d’espèces animales ne
pourra être assurée qu’en captivité ou en semi-captivité. L’aire de
répartition de quelques-unes d’entre elles, déjà très réduite, risque d’être
profondément et irrémédiablement transformée sans que des mesures de
sauvegarde de l’habitat puissent être envisagées ; pour d’autres, les causes
de destruction directe ne peuvent pas être supprimées. Sans doute peut-on
regretter de ne pouvoir sauver à la fois l’animal et son habitat, avec lequel il
