n’ont coûté que 277 millions de dollars en 10 ans. À ces dépenses il
convient d’en ajouter de nombreuses autres (par exemple l’achat d’essence
frappée de taxes), sources indirectes de revenus pour les collectivités. Ces
quelques chiffres montrent à eux seuls l’importance des parcs nationaux,
pièces maîtresses du tourisme dans l’ouest des États-Unis et en définitive
bons placements aux yeux d’hommes d’affaires que l’on ne peut
soupçonner de s’abandonner aux rêveries romantiques reprochées aux
naturalistes. Avec des investissements modérés, l’aménagement d’un parc
national assure une bonne rentabilité économique, crée des emplois et
s’intègre dans la mise en valeur d’un pays.
Les États-Unis prévoient que de tels besoins seront triplés sur leur
territoire d’ici la fin de ce siècle. Pour faire face à cette demande accrue, de
vastes programmes sont en cours d’exécution, et notamment la « Mission
66 », plan de développement mis en application en 1956 et comportant un
important budget d’investissement annuel (les investissements globaux sont
de 350 millions de dollars).
Beaucoup d’autres pays ont compris le profit économique à tirer de
l’exploitation touristique de leurs richesses naturelles. C’est le cas des États
africains, et avant tout de ceux de l’est de ce continent, Kenya, Tanzanie et
Ouganda (Mathews, 1962). D’après des chiffres cités par Lamprey (in The
Natural Resources of East Africa, Nairobi, 1962), le tourisme est la
deuxième source de revenus du Kenya, après l’exportation de café : les
visiteurs y ont dépensé 9 millions de livres en 1963, plus de 10 millions en
1965 et plus de 12,1 millions en 1966. Or au moins 80 % des 60 000
visiteurs qui se rendent annuellement en Afrique orientale sont attirés avant
tout par la nature sauvage et principalement par la grande faune. Les
touristes y viennent en partie pour chasser, et l’organisation des safaris de
chasse représente une activité très prospère dans les grandes villes de l’Est
africain. Mais beaucoup d’autres préfèrent y admirer les paysages, voir et
photographier les animaux et jouir des parties encore demeurées sauvages
de la grande Afrique.
Il ne faut pas oublier deux faits importants. Le premier est que le
tourisme africain est encore un tourisme de luxe réservé à un certain
nombre de privilégiés. Mais le prix de revient d’un tel voyage au départ de
l’Europe et de l’Amérique tend à diminuer, rendant donc le grand tourisme
accessible à un public beaucoup plus vaste. Il convient donc d’augmenter
convient d’en ajouter de nombreuses autres (par exemple l’achat d’essence
frappée de taxes), sources indirectes de revenus pour les collectivités. Ces
quelques chiffres montrent à eux seuls l’importance des parcs nationaux,
pièces maîtresses du tourisme dans l’ouest des États-Unis et en définitive
bons placements aux yeux d’hommes d’affaires que l’on ne peut
soupçonner de s’abandonner aux rêveries romantiques reprochées aux
naturalistes. Avec des investissements modérés, l’aménagement d’un parc
national assure une bonne rentabilité économique, crée des emplois et
s’intègre dans la mise en valeur d’un pays.
Les États-Unis prévoient que de tels besoins seront triplés sur leur
territoire d’ici la fin de ce siècle. Pour faire face à cette demande accrue, de
vastes programmes sont en cours d’exécution, et notamment la « Mission
66 », plan de développement mis en application en 1956 et comportant un
important budget d’investissement annuel (les investissements globaux sont
de 350 millions de dollars).
Beaucoup d’autres pays ont compris le profit économique à tirer de
l’exploitation touristique de leurs richesses naturelles. C’est le cas des États
africains, et avant tout de ceux de l’est de ce continent, Kenya, Tanzanie et
Ouganda (Mathews, 1962). D’après des chiffres cités par Lamprey (in The
Natural Resources of East Africa, Nairobi, 1962), le tourisme est la
deuxième source de revenus du Kenya, après l’exportation de café : les
visiteurs y ont dépensé 9 millions de livres en 1963, plus de 10 millions en
1965 et plus de 12,1 millions en 1966. Or au moins 80 % des 60 000
visiteurs qui se rendent annuellement en Afrique orientale sont attirés avant
tout par la nature sauvage et principalement par la grande faune. Les
touristes y viennent en partie pour chasser, et l’organisation des safaris de
chasse représente une activité très prospère dans les grandes villes de l’Est
africain. Mais beaucoup d’autres préfèrent y admirer les paysages, voir et
photographier les animaux et jouir des parties encore demeurées sauvages
de la grande Afrique.
Il ne faut pas oublier deux faits importants. Le premier est que le
tourisme africain est encore un tourisme de luxe réservé à un certain
nombre de privilégiés. Mais le prix de revient d’un tel voyage au départ de
l’Europe et de l’Amérique tend à diminuer, rendant donc le grand tourisme
accessible à un public beaucoup plus vaste. Il convient donc d’augmenter
