nations riches, il est bien évident que les pays neufs, au budget en déficit
chronique, peuvent par le tourisme s’assurer des revenus importants sans
investissements considérables et sans ruiner leurs sols par des mises en
valeur prématurées et mal conçues.
Un des exemples les plus démonstratifs en faveur de telles
exploitations se trouve aux États-Unis, dont le système de parcs nationaux
est souvent évoqué comme modèle du genre. Ces parcs, au nombre de 33 et
s’étendant sur 5 447 759 ha, sont au premier chef destinés à mettre à l’abri
des sites naturels grandioses, avec leur flore et leur faune. Mais ils sont
également préservés « pour le profit, la satisfaction et l’inspiration du
peuple américain ». Ils sont de ce fait remarquablement organisés sur le
plan touristique ; traversés de routes et de pistes, ils disposent d’hôtels, de
chalets, de camps, de terrains de camping pourvus de l’indispensable
confort. Un remarquable service d’information et une abondante
documentation permettent par ailleurs aux visiteurs de comprendre ce qu’ils
voient (par exemple l’histoire géologique et la géographie physique des
aires en question), de reconnaître les plantes et les animaux susceptibles
d’être rencontrés, en un mot de profiter spirituellement et intellectuellement
de la nature sauvage. Des transports en commun, des garages, des
boutiques, parfois des hôpitaux et des lieux de culte sont à la disposition des
visiteurs qui ont le droit sous certaines réserves de pêcher et de se livrer aux
sports nautiques. Le but même des parcs nationaux américains est donc de
mettre le public en contact intime avec la nature, tout en lui assurant un
minimum de confort et en préservant le capital naturel contre toute
dégradation.
Ces parcs ont de ce fait un succès considérable. On y a enregistré
37 millions d’entrées en 1950, 121 millions en 1965 et quelque 172 millions
en 1970. Les visiteurs ont dépensé 131 610 millions en 1965, laissant aux
parcs un bénéfice de 7 530 millions de dollars. En prenant l’exemple
particulier de la Californie, en 1961, 40 millions de visiteurs ont parcouru
les parcs se trouvant sur le territoire de cet État, et notamment les Yosemite,
Point Lobos et Sequoia N. P., « attractions » naturelles mondialement
connues. Ce flot détermine une véritable industrie et une source de revenus
appréciables pour le pays (Deturk, 1962) : en une seule année, pas moins de
320 millions de dollars (et sans doute bien plus) ont été dépensés par ces
visiteurs, alors que l’aménagement et l’entretien des zones mises en réserve
chronique, peuvent par le tourisme s’assurer des revenus importants sans
investissements considérables et sans ruiner leurs sols par des mises en
valeur prématurées et mal conçues.
Un des exemples les plus démonstratifs en faveur de telles
exploitations se trouve aux États-Unis, dont le système de parcs nationaux
est souvent évoqué comme modèle du genre. Ces parcs, au nombre de 33 et
s’étendant sur 5 447 759 ha, sont au premier chef destinés à mettre à l’abri
des sites naturels grandioses, avec leur flore et leur faune. Mais ils sont
également préservés « pour le profit, la satisfaction et l’inspiration du
peuple américain ». Ils sont de ce fait remarquablement organisés sur le
plan touristique ; traversés de routes et de pistes, ils disposent d’hôtels, de
chalets, de camps, de terrains de camping pourvus de l’indispensable
confort. Un remarquable service d’information et une abondante
documentation permettent par ailleurs aux visiteurs de comprendre ce qu’ils
voient (par exemple l’histoire géologique et la géographie physique des
aires en question), de reconnaître les plantes et les animaux susceptibles
d’être rencontrés, en un mot de profiter spirituellement et intellectuellement
de la nature sauvage. Des transports en commun, des garages, des
boutiques, parfois des hôpitaux et des lieux de culte sont à la disposition des
visiteurs qui ont le droit sous certaines réserves de pêcher et de se livrer aux
sports nautiques. Le but même des parcs nationaux américains est donc de
mettre le public en contact intime avec la nature, tout en lui assurant un
minimum de confort et en préservant le capital naturel contre toute
dégradation.
Ces parcs ont de ce fait un succès considérable. On y a enregistré
37 millions d’entrées en 1950, 121 millions en 1965 et quelque 172 millions
en 1970. Les visiteurs ont dépensé 131 610 millions en 1965, laissant aux
parcs un bénéfice de 7 530 millions de dollars. En prenant l’exemple
particulier de la Californie, en 1961, 40 millions de visiteurs ont parcouru
les parcs se trouvant sur le territoire de cet État, et notamment les Yosemite,
Point Lobos et Sequoia N. P., « attractions » naturelles mondialement
connues. Ce flot détermine une véritable industrie et une source de revenus
appréciables pour le pays (Deturk, 1962) : en une seule année, pas moins de
320 millions de dollars (et sans doute bien plus) ont été dépensés par ces
visiteurs, alors que l’aménagement et l’entretien des zones mises en réserve
