qui se verraient coupés de tout contact avec un milieu naturel plus sain,
moins pollué que l’atmosphère citadine, et où toutes les activités de plein
air (camping, sport ou simplement repos) sont encore possibles.
Il convient toutefois de signaler qu’un tourisme mal conçu et planifié
sans tenir compte de la mise en réserve des zones les plus remarquables au
point de vue biologique peut être à l’origine de ruptures d’équilibre
écologique, de la dégradation de milieux naturels et d’une mauvaise
utilisation de l’espace. Le plus triste exemple est la colonisation des rivages
marins par des implantations touristiques linéaires. Elle a abouti à la
construction du « mur de l’Atlantique » en Bretagne et en Vendée, à
l’« assassinat » de la Côte d’Azur. Les côtes disparaissent sous un cordon
d’hôtels, de résidences de vacances, de « paradis du touriste ». Dans bien
des régions il est dorénavant impossible d’accéder à la mer sans payer
redevance, au mépris de la loi. De plus en plus, des habitats d’un grand
intérêt biologique se trouvent attaqués, notamment les dunes, où sont établis
des végétaux et des animaux propres à ce milieu si particulier. L’équilibre
hydrique et sédimentaire se trouve compromis. Il conviendrait au contraire
de prévoir une urbanisation en retrait de la dune, libérant au profit de tous
les vastes espaces bordant la mer et les plages, et permettant de mettre en
réserve naturelle les zones naturelles les plus intéressantes.
Un autre problème est celui du tourisme à plus grande échelle, pendant
des vacances dont la durée va en augmentant. Les voyages deviennent de
plus en plus faciles et sont dorénavant accessibles à des classes de la
population auxquelles ils étaient refusés jusqu’à présent. La conservation de
la nature sauvage revêt donc ici aussi une importance extrême. L’utilisation
touristique des ressources naturelles, à condition qu’elle soit bien comprise,
permet de concilier de la plus heureuse manière la préservation de la nature,
la rentabilité économique des zones marginales et la satisfaction d’un
besoin grandissant des populations humaines de se déplacer et de jouir de
paysages naturels avec leur flore et leur faune sauvages.
Car si l’homme aime visiter les cathédrales et les palais bâtis au temps
passé, il aime aussi admirer les monuments naturels, les paysages et les
sites dont il a entendu parler au cours de ses années scolaires et dont la
presse quotidienne lui retrace sans cesse les beautés. Certains pays ne
présentent qu’un intérêt médiocre au point de vue archéologique ou
historique. L’Afrique tropicale par exemple est presque vide d’histoire
moins pollué que l’atmosphère citadine, et où toutes les activités de plein
air (camping, sport ou simplement repos) sont encore possibles.
Il convient toutefois de signaler qu’un tourisme mal conçu et planifié
sans tenir compte de la mise en réserve des zones les plus remarquables au
point de vue biologique peut être à l’origine de ruptures d’équilibre
écologique, de la dégradation de milieux naturels et d’une mauvaise
utilisation de l’espace. Le plus triste exemple est la colonisation des rivages
marins par des implantations touristiques linéaires. Elle a abouti à la
construction du « mur de l’Atlantique » en Bretagne et en Vendée, à
l’« assassinat » de la Côte d’Azur. Les côtes disparaissent sous un cordon
d’hôtels, de résidences de vacances, de « paradis du touriste ». Dans bien
des régions il est dorénavant impossible d’accéder à la mer sans payer
redevance, au mépris de la loi. De plus en plus, des habitats d’un grand
intérêt biologique se trouvent attaqués, notamment les dunes, où sont établis
des végétaux et des animaux propres à ce milieu si particulier. L’équilibre
hydrique et sédimentaire se trouve compromis. Il conviendrait au contraire
de prévoir une urbanisation en retrait de la dune, libérant au profit de tous
les vastes espaces bordant la mer et les plages, et permettant de mettre en
réserve naturelle les zones naturelles les plus intéressantes.
Un autre problème est celui du tourisme à plus grande échelle, pendant
des vacances dont la durée va en augmentant. Les voyages deviennent de
plus en plus faciles et sont dorénavant accessibles à des classes de la
population auxquelles ils étaient refusés jusqu’à présent. La conservation de
la nature sauvage revêt donc ici aussi une importance extrême. L’utilisation
touristique des ressources naturelles, à condition qu’elle soit bien comprise,
permet de concilier de la plus heureuse manière la préservation de la nature,
la rentabilité économique des zones marginales et la satisfaction d’un
besoin grandissant des populations humaines de se déplacer et de jouir de
paysages naturels avec leur flore et leur faune sauvages.
Car si l’homme aime visiter les cathédrales et les palais bâtis au temps
passé, il aime aussi admirer les monuments naturels, les paysages et les
sites dont il a entendu parler au cours de ses années scolaires et dont la
presse quotidienne lui retrace sans cesse les beautés. Certains pays ne
présentent qu’un intérêt médiocre au point de vue archéologique ou
historique. L’Afrique tropicale par exemple est presque vide d’histoire
