10 cm, parfois plus. La production annuelle ne cesse de croître ayant atteint
255 000 t dès 1953.
L’histoire de ces colonies d’oiseaux de mer montre elle aussi combien
l’homme a intérêt à exploiter rationnellement les richesses naturelles au lieu
de se livrer à un pillage sans lendemain. Leur conservation permet à la fois
de jouir d’un magnifique spectacle naturel et de tirer un profit matériel dont
l’homme a bien failli se priver définitivement par son inconscience.
C. La nature et le tourisme au secours de la santé de l’humanité
Il faut absolument que les hommes parviennent à
préserver autre chose que ce qui leur sert à faire des
semelles ou des machines à coudre, qu’ils laissent de la
marge, une réserve, où il leur serait possible de se réfugier
de temps en temps.
C’est alors seulement que l’on pourra commencer à
parler d’une civilisation.
Romain Gary
Les Racines du ciel
Un des problèmes importants auxquels l’homme aura à faire face dans
les prochaines décennies est paradoxalement celui de ses loisirs. La
machine le délivre de plus en plus du travail physique et le temps consacré
au labeur baisse d’une manière frappante dans tous les pays parvenus à un
certain stade de technicité. Comme l’a dit Georges Hourdin (Une
civilisation des loisirs, Paris, 1961) : « Notre civilisation est une civilisation
du travail, disent les livres d’économie politique. L’Homo sapiens serait
devenu l’Homo faber. Sans doute. Mais j’ai peur que les livres ne retardent.
Ils ne rendent pas compte de tout. Le phénomène qu’ils décrivent est un
phénomène du XIX e siècle. Il appartient aux premiers temps de la
civilisation industrielle. Aujourd’hui, tout change à nouveau […]. L’homme
des loisirs est né
246
. » Nous pourrions ne pas être loin du temps où les
hommes disposeront de la majeure partie de leurs journées pour des
activités n’ayant pas leur subsistance quotidienne pour objectif immédiat.
Les distractions sont bien entendu innombrables et chaque jour
l’homme invente de nouveaux « jouets » qui lui permettent d’élargir sa
255 000 t dès 1953.
L’histoire de ces colonies d’oiseaux de mer montre elle aussi combien
l’homme a intérêt à exploiter rationnellement les richesses naturelles au lieu
de se livrer à un pillage sans lendemain. Leur conservation permet à la fois
de jouir d’un magnifique spectacle naturel et de tirer un profit matériel dont
l’homme a bien failli se priver définitivement par son inconscience.
C. La nature et le tourisme au secours de la santé de l’humanité
Il faut absolument que les hommes parviennent à
préserver autre chose que ce qui leur sert à faire des
semelles ou des machines à coudre, qu’ils laissent de la
marge, une réserve, où il leur serait possible de se réfugier
de temps en temps.
C’est alors seulement que l’on pourra commencer à
parler d’une civilisation.
Romain Gary
Les Racines du ciel
Un des problèmes importants auxquels l’homme aura à faire face dans
les prochaines décennies est paradoxalement celui de ses loisirs. La
machine le délivre de plus en plus du travail physique et le temps consacré
au labeur baisse d’une manière frappante dans tous les pays parvenus à un
certain stade de technicité. Comme l’a dit Georges Hourdin (Une
civilisation des loisirs, Paris, 1961) : « Notre civilisation est une civilisation
du travail, disent les livres d’économie politique. L’Homo sapiens serait
devenu l’Homo faber. Sans doute. Mais j’ai peur que les livres ne retardent.
Ils ne rendent pas compte de tout. Le phénomène qu’ils décrivent est un
phénomène du XIX e siècle. Il appartient aux premiers temps de la
civilisation industrielle. Aujourd’hui, tout change à nouveau […]. L’homme
des loisirs est né
246
. » Nous pourrions ne pas être loin du temps où les
hommes disposeront de la majeure partie de leurs journées pour des
activités n’ayant pas leur subsistance quotidienne pour objectif immédiat.
Les distractions sont bien entendu innombrables et chaque jour
l’homme invente de nouveaux « jouets » qui lui permettent d’élargir sa
