Fig. 73. Accroissement de la population d’Otaries à fourrure Callorhinus
ursinus des îles Pribilof depuis l’application de mesures de protection et
une exploitation rationnelle de ces Pinnipèdes. En ordonnées, effectifs en
centaines de mille. D’après des données publiées par Kenyon et Scheffer,
US. Dept. Interior, Fish and Wildlife Service, Special Sci. Report-Wildlife,
no 12, 1954.
Cet exemple d’aménagement d’une population animale d’un tout autre
type que les Ongulés terrestres évoqués précédemment montre que les
mêmes principes peuvent être appliqués avec des modalités diverses. Entre
une destruction inconsidérée et une protection statique, il y a place pour une
exploitation rationnelle, assurant au mieux la survie des espèces et un
bénéfice légitime pour l’homme. Une exploitation de ce type s’effectue sur
les côtes d’Afrique du Sud, dans le cas de l’Otarie à fourrure du Cap
Arctocephalus pusillus. Mais les populations d’autres espèces australes,
autrefois abondantes, ont été réduites dans de telles proportions qu’on ne
peut maintenant espérer qu’elles retrouvent à brève échéance un niveau
permettant d’envisager une exploitation quelconque.
2. Oiseaux à guano
Les oiseaux à guano montrent eux aussi comment l’homme peut tirer
profit des richesses naturelles sans compromettre l’équilibre biologique ;
dans leur cas il ne s’agit pas d’aménagement, mais bien plus de protection
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