Le gouvernement des États-Unis appliqua alors une stricte politique de
conservation, et notamment l’interdiction de toute chasse en mer
243
. Ces
sages mesures ne tardèrent pas à produire leurs effets et les effectifs se
reconstituèrent lentement. Les populations sont maintenant estimées à plus
de 1,5 million, cela en dépit des prélèvements opérés, d’après les études
scientifiques approfondies et en tenant compte des particularités
biologiques de l’espèce (fig. 73).
La structure des populations repose essentiellement sur la polygamie.
Comme chez beaucoup d’Otaries, les mâles reproducteurs, installés les
premiers dans les colonies, accaparent un harem de femelles, en moyenne
de 80 à 90, parfois jusqu’à 160 et plus
244
. Ces harems sont conquis de haute
lutte contre les autres mâles. Il y a donc a priori un grand nombre de mâles
excédentaires dont la survie n’est nullement nécessaire à la prospérité de
l’espèce par suite de l’énorme disproportion entre les mâles reproducteurs
et les femelles. Ces mâles, dits « bachelors » entre leur première et
septième année, se rassemblent à part en grands groupes, en attendant
d’avoir l’âge et la force de se mesurer avec les chefs de harems (« harembulls »). Un contingent peut être prélevé parmi cette population. Les
effectifs actuels permettent de collecter annuellement en moyenne
62 000 individus (principalement des mâles de 3-4 ans), qui assurent ainsi
par leur fourrure renommée et par les sous-produits un rendement
économique fort intéressant des colonies d’Otaries, la seule richesse de ces
îles déshéritées. Depuis 1911, le gouvernement des États-Unis assure
directement la gestion de ce capital naturel
245
et procède aux études
scientifiques indispensables.
conservation, et notamment l’interdiction de toute chasse en mer
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. Ces
sages mesures ne tardèrent pas à produire leurs effets et les effectifs se
reconstituèrent lentement. Les populations sont maintenant estimées à plus
de 1,5 million, cela en dépit des prélèvements opérés, d’après les études
scientifiques approfondies et en tenant compte des particularités
biologiques de l’espèce (fig. 73).
La structure des populations repose essentiellement sur la polygamie.
Comme chez beaucoup d’Otaries, les mâles reproducteurs, installés les
premiers dans les colonies, accaparent un harem de femelles, en moyenne
de 80 à 90, parfois jusqu’à 160 et plus
244
. Ces harems sont conquis de haute
lutte contre les autres mâles. Il y a donc a priori un grand nombre de mâles
excédentaires dont la survie n’est nullement nécessaire à la prospérité de
l’espèce par suite de l’énorme disproportion entre les mâles reproducteurs
et les femelles. Ces mâles, dits « bachelors » entre leur première et
septième année, se rassemblent à part en grands groupes, en attendant
d’avoir l’âge et la force de se mesurer avec les chefs de harems (« harembulls »). Un contingent peut être prélevé parmi cette population. Les
effectifs actuels permettent de collecter annuellement en moyenne
62 000 individus (principalement des mâles de 3-4 ans), qui assurent ainsi
par leur fourrure renommée et par les sous-produits un rendement
économique fort intéressant des colonies d’Otaries, la seule richesse de ces
îles déshéritées. Depuis 1911, le gouvernement des États-Unis assure
directement la gestion de ce capital naturel
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et procède aux études
scientifiques indispensables.
