Mais si l’homme est prudent, l’aménagement de la faune, en Afrique
comme dans le reste du monde, peut assurer la survie de celle-ci dans un
monde transformé dans un sens anthropique et résoudre le problème
complexe de la coexistence de grands mammifères et d’une industrie
humaine en voie d’expansion.
B. Exploitation rationnelle des populations de mammifères et d’oiseaux
marins
1. Pinnipèdes
Les grands mammifères terrestres ne sont pas les seuls susceptibles
d’une exploitation rationnelle de la part de l’homme, qui peut dans d’autres
cas protéger une espèce et en tirer un profit raisonnable. Le cas le plus
frappant est sans aucun doute celui des Otaries à fourrure des îles Pribilof
Callorhinus ursinus, dans le Pacifique nord (Kenyon, Scheffer et Chapman,
1954). Ces Otaries, qui s’établissent pendant l’été sur les grèves en troupes
nombreuses, donnent lieu maintenant à une exploitation rationnelle
organisée à une échelle véritablement industrielle, en vue de la collecte
d’une fourrure fort appréciée. Leurs populations ont cependant subi bien
des vicissitudes, au point que l’on a pu craindre un moment que cette Otarie
allait disparaître, ou partager le triste sort de nombreuses autres espèces,
notamment dans l’Antarctique.
Quand les îles Pribilof furent découvertes au cours des années 17861787, les effectifs de ces Otaries atteignaient sans doute 2,5 millions. Mais
les collectes dépassèrent très rapidement les potentialités du stock
reproducteur, et il n’en restait qu’à peine un million en 1835. Quand les
Américains entrèrent en possession des îles, en 1868, le massacre continua
de plus belle. Pas moins de 242 000 Otaries furent tuées cette année-là et les
prélèvements annuels se maintinrent à un niveau élevé jusqu’à la fin du
siècle. L’abattage se pratiquait aussi bien à terre qu’en haute mer, cette
chasse pélagique étant particulièrement nuisible, aucune distinction de sexe
et d’âge n’étant possible. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la
population d’Otaries à fourrure des îles Pribilof se soit réduite à environ
400 000 individus en 1897, et à 216 000 en 1912, soit moins d’un dixième
des effectifs qui hantaient ces îles au moment de leur découverte.
comme dans le reste du monde, peut assurer la survie de celle-ci dans un
monde transformé dans un sens anthropique et résoudre le problème
complexe de la coexistence de grands mammifères et d’une industrie
humaine en voie d’expansion.
B. Exploitation rationnelle des populations de mammifères et d’oiseaux
marins
1. Pinnipèdes
Les grands mammifères terrestres ne sont pas les seuls susceptibles
d’une exploitation rationnelle de la part de l’homme, qui peut dans d’autres
cas protéger une espèce et en tirer un profit raisonnable. Le cas le plus
frappant est sans aucun doute celui des Otaries à fourrure des îles Pribilof
Callorhinus ursinus, dans le Pacifique nord (Kenyon, Scheffer et Chapman,
1954). Ces Otaries, qui s’établissent pendant l’été sur les grèves en troupes
nombreuses, donnent lieu maintenant à une exploitation rationnelle
organisée à une échelle véritablement industrielle, en vue de la collecte
d’une fourrure fort appréciée. Leurs populations ont cependant subi bien
des vicissitudes, au point que l’on a pu craindre un moment que cette Otarie
allait disparaître, ou partager le triste sort de nombreuses autres espèces,
notamment dans l’Antarctique.
Quand les îles Pribilof furent découvertes au cours des années 17861787, les effectifs de ces Otaries atteignaient sans doute 2,5 millions. Mais
les collectes dépassèrent très rapidement les potentialités du stock
reproducteur, et il n’en restait qu’à peine un million en 1835. Quand les
Américains entrèrent en possession des îles, en 1868, le massacre continua
de plus belle. Pas moins de 242 000 Otaries furent tuées cette année-là et les
prélèvements annuels se maintinrent à un niveau élevé jusqu’à la fin du
siècle. L’abattage se pratiquait aussi bien à terre qu’en haute mer, cette
chasse pélagique étant particulièrement nuisible, aucune distinction de sexe
et d’âge n’étant possible. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la
population d’Otaries à fourrure des îles Pribilof se soit réduite à environ
400 000 individus en 1897, et à 216 000 en 1912, soit moins d’un dixième
des effectifs qui hantaient ces îles au moment de leur découverte.
