jusqu’au consommateur urbain dans les meilleures conditions et dans les
plus brefs délais.
Dans le cas de certains mammifères, il ne semble pas impossible de les
maintenir dans de très vastes enclos, leur capture et leur transport étant alors
faciles. C’est le cas en Afrique du Sud où de nombreuses fermes élèvent des
Springboks et commercialisent leur viande. Dans d’autres cas, il est
possible à certaines périodes de l’année de rabattre les animaux vers des
corrals où ils sont triés. On peut également, sur les lieux d’abattage mêmes,
convertir les carcasses en viande séchée – le biltong des Africains. Et des
procédés plus modernes viendront sans doute dans l’avenir faciliter les
opérations de conservation.
Plusieurs essais d’exploitation rationnelle du gibier sauvage sont en
cours en Afrique orientale, et notamment au Henderson Ranch, en
Rhodésie, au sud-est de Bulawayo. Un recensement préalable y fut effectué
en même temps qu’une étude de la structure des populations d’Ongulés par
âge et par sexe. Ces données permirent de déterminer le contingent
d’individus (surtout Impalas et Zèbres) susceptibles d’être abattus sans
compromettre le maintien des populations à un haut niveau.
Cette opération se traduit par un substantiel bénéfice que l’on peut
estimer à environ 15 000 £, supérieur à celui qu’aurait rapporté
l’exploitation classique de bétail.
Une utilisation similaire de la grande faune sauvage est en cours en
Afrique du Sud
239
, et notamment au Transvaal (Riney, 1963). En 1959, pas
moins de 3 593 t de viande ont été commercialisées par des propriétaires de
ranches, provenant surtout de l’abattage d’Impalas (devenus trop nombreux
par suite d’une prolifération intempestive de l’espèce), de Koudous et de
Gnous ; le revenu global de ces opérations s’élève à 194 530 £. Dans une
aire déterminée, les fermiers ont clairement mis en évidence qu’une charge
en bétail de 8 800 livres de poids vif par mille carré entraînait une
dégradation des pâturages et ne rapportait qu’un revenu annuel de 600 £,
tandis qu’une charge de 17 600 livres de poids vif d’Ongulés sauvages
permettait une exploitation rationnelle rapportant 700 £ par an et préservait
l’habitat qui se régénérait même dans ses parties antérieurement érodées.
Une utilisation rationnelle du grand gibier africain aurait également
comme effet de supprimer ou du moins de freiner le braconnage. Les causes
de ces actes délictueux sont à chercher, en plus d’un indéniable appât du
plus brefs délais.
Dans le cas de certains mammifères, il ne semble pas impossible de les
maintenir dans de très vastes enclos, leur capture et leur transport étant alors
faciles. C’est le cas en Afrique du Sud où de nombreuses fermes élèvent des
Springboks et commercialisent leur viande. Dans d’autres cas, il est
possible à certaines périodes de l’année de rabattre les animaux vers des
corrals où ils sont triés. On peut également, sur les lieux d’abattage mêmes,
convertir les carcasses en viande séchée – le biltong des Africains. Et des
procédés plus modernes viendront sans doute dans l’avenir faciliter les
opérations de conservation.
Plusieurs essais d’exploitation rationnelle du gibier sauvage sont en
cours en Afrique orientale, et notamment au Henderson Ranch, en
Rhodésie, au sud-est de Bulawayo. Un recensement préalable y fut effectué
en même temps qu’une étude de la structure des populations d’Ongulés par
âge et par sexe. Ces données permirent de déterminer le contingent
d’individus (surtout Impalas et Zèbres) susceptibles d’être abattus sans
compromettre le maintien des populations à un haut niveau.
Cette opération se traduit par un substantiel bénéfice que l’on peut
estimer à environ 15 000 £, supérieur à celui qu’aurait rapporté
l’exploitation classique de bétail.
Une utilisation similaire de la grande faune sauvage est en cours en
Afrique du Sud
239
, et notamment au Transvaal (Riney, 1963). En 1959, pas
moins de 3 593 t de viande ont été commercialisées par des propriétaires de
ranches, provenant surtout de l’abattage d’Impalas (devenus trop nombreux
par suite d’une prolifération intempestive de l’espèce), de Koudous et de
Gnous ; le revenu global de ces opérations s’élève à 194 530 £. Dans une
aire déterminée, les fermiers ont clairement mis en évidence qu’une charge
en bétail de 8 800 livres de poids vif par mille carré entraînait une
dégradation des pâturages et ne rapportait qu’un revenu annuel de 600 £,
tandis qu’une charge de 17 600 livres de poids vif d’Ongulés sauvages
permettait une exploitation rationnelle rapportant 700 £ par an et préservait
l’habitat qui se régénérait même dans ses parties antérieurement érodées.
Une utilisation rationnelle du grand gibier africain aurait également
comme effet de supprimer ou du moins de freiner le braconnage. Les causes
de ces actes délictueux sont à chercher, en plus d’un indéniable appât du
