Zèbres, les Gnous et les Damalisques) ; d’autres se nourrissent aux dépens
des buissons, même des épineux (par exemple les Impalas et beaucoup de
Gazelles), tandis que l’Éléphant mange à peu près toutes les plantes, y
compris le feuillage des arbres et les plantes herbacées rejetées par les
autres herbivores. La productivité est de ce fait nettement supérieure dans le
cas des animaux sauvages. L’âge de la maturité sexuelle de ceux-ci est plus
bas : en Afrique orientale, la première reproduction intervient en moyenne à
3 ans et demi chez le bétail, tandis que les Gazelles se reproduisent à moins
d’un an, les Ongulés de plus grande taille guère plus tard. Le gain journalier
de poids est nettement supérieur dans le cas de la faune sauvage. Remplacer
une faune entière par un seul type d’animal est donc un véritable non-sens
écologique qui mène à une dilapidation de la production végétale
237
.
Or il apparaît de plus en plus nettement que sur une bonne partie de
l’Afrique le couvert végétal et les caractéristiques des sols sont tels que
ceux-ci ne peuvent subir de transformations sans que l’on compromette
gravement leur résistance aux facteurs de dégradation. De plus les
interventions de l’homme demandent des investissements financiers
(débroussement, création de points d’eau, clôturage, désinsectisation (Tsétsé), sans compter les dépenses d’entretien) auxquels les jeunes États
africains ne peuvent que difficilement faire face dans la conjoncture
économique actuelle. De ce fait la solution la plus élégante paraît être la
conservation des biocénoses naturelles prises dans leur ensemble, et en
particulier celle des grands animaux, ceux-ci étant bien mieux adaptés à
leur milieu que les Bovins domestiques susceptibles de prendre leur place
238
.
Leur utilisation rationnelle consiste essentiellement à en prélever
annuellement un contingent déterminé par des études écologiques précises,
portant notamment sur la structure des populations, la productivité et le taux
de remplacement annuel.
La première forme d’exploitation à laquelle on peut penser est bien
entendu la chasse sportive, les chasseurs pouvant éliminer le contingent
excédentaire. Une méthode plus adéquate consiste en un abattage organisé
d’animaux sauvages considérés comme « bétail ». Le problème pratique
majeur, encore très mal résolu jusqu’à présent, concerne la conservation et
le transport de la viande jusqu’aux centres de consommation. Au contraire
du bétail domestique, facilement mené aux abattoirs, les animaux sauvages
doivent être débités sur place et leur viande acheminée de la « brousse »
des buissons, même des épineux (par exemple les Impalas et beaucoup de
Gazelles), tandis que l’Éléphant mange à peu près toutes les plantes, y
compris le feuillage des arbres et les plantes herbacées rejetées par les
autres herbivores. La productivité est de ce fait nettement supérieure dans le
cas des animaux sauvages. L’âge de la maturité sexuelle de ceux-ci est plus
bas : en Afrique orientale, la première reproduction intervient en moyenne à
3 ans et demi chez le bétail, tandis que les Gazelles se reproduisent à moins
d’un an, les Ongulés de plus grande taille guère plus tard. Le gain journalier
de poids est nettement supérieur dans le cas de la faune sauvage. Remplacer
une faune entière par un seul type d’animal est donc un véritable non-sens
écologique qui mène à une dilapidation de la production végétale
237
.
Or il apparaît de plus en plus nettement que sur une bonne partie de
l’Afrique le couvert végétal et les caractéristiques des sols sont tels que
ceux-ci ne peuvent subir de transformations sans que l’on compromette
gravement leur résistance aux facteurs de dégradation. De plus les
interventions de l’homme demandent des investissements financiers
(débroussement, création de points d’eau, clôturage, désinsectisation (Tsétsé), sans compter les dépenses d’entretien) auxquels les jeunes États
africains ne peuvent que difficilement faire face dans la conjoncture
économique actuelle. De ce fait la solution la plus élégante paraît être la
conservation des biocénoses naturelles prises dans leur ensemble, et en
particulier celle des grands animaux, ceux-ci étant bien mieux adaptés à
leur milieu que les Bovins domestiques susceptibles de prendre leur place
238
.
Leur utilisation rationnelle consiste essentiellement à en prélever
annuellement un contingent déterminé par des études écologiques précises,
portant notamment sur la structure des populations, la productivité et le taux
de remplacement annuel.
La première forme d’exploitation à laquelle on peut penser est bien
entendu la chasse sportive, les chasseurs pouvant éliminer le contingent
excédentaire. Une méthode plus adéquate consiste en un abattage organisé
d’animaux sauvages considérés comme « bétail ». Le problème pratique
majeur, encore très mal résolu jusqu’à présent, concerne la conservation et
le transport de la viande jusqu’aux centres de consommation. Au contraire
du bétail domestique, facilement mené aux abattoirs, les animaux sauvages
doivent être débités sur place et leur viande acheminée de la « brousse »
