résultats de recensements portant sur 600 km 2 mènent même à un chiffre
record de 24 406 kg/km 2 d’Ongulés comme il ressort du tableau ci-dessus.
Des densités plus fortes encore peuvent être observées. C’est ainsi que
Petrides et Swank (1958) ont trouvé au Queen Elizabeth Park, en Ouganda,
une densité de grands animaux qui constitue sans conteste le record actuel.
Un mille carré (soit 2,59 km 2 ) y était en effet alors peuplé en moyenne par
40 Hippopotames, 7 Éléphants, 10 Buffles, 8 Waterbucks, 7 Phacochères,
1,5 Cobe de Buffon, 1,3 Guib harnaché, ce qui correspond à une biomasse
de 34 944 kg/km 2 .
Dans leur ensemble ces chiffres démontrent que la biomasse de grands
Mammifères, bien qu’éminemment variable en fonction de la nature du
terrain, est souvent nettement plus forte que celles que l’on observe dans
d’autres parties du monde, en particulier dans les grandes plaines
d’Amérique du Nord.
La comparaison avec des biomasses d’herbivores domestiques est
peut-être plus intéressante encore, si elle se fait entre les biotopes naturels
des Ongulés sauvages et les mêmes milieux d’où ceux-ci ont été exterminés
pour faire place aux animaux domestiques. C’est ainsi qu’au Congo certains
pâturages naturels
235
ne supportent pas plus de 5 500 kg/km 2 . Au Kenya, les
savanes graminéennes à Themeda supportent un poids vif de bétail de 3 600
à 5 500 kg/km 2 ; si cette charge est dépassée, l’habitat présente
immédiatement des signes de dégradation consécutive au surpâturage.
Les habitats naturels africains sont donc toujours capables de supporter
une masse au moins aussi considérable d’animaux sauvages que d’animaux
domestiques ; dans la plupart des cas, le poids vif des Ongulés autochtones
atteint dans les savanes non transformées les valeurs obtenues dans les
pâturages améliorés à grands frais
236
. Les raisons proviennent
essentiellement d’une meilleure utilisation du couvert végétal, les Bovins
domestiques broutant d’une manière sélective, en rejetant beaucoup de
plantes. L’ensemble des Ongulés sauvages (on compte souvent de 10 à 20
espèces cohabitant dans le même district) utilise au contraire l’ensemble des
végétaux constituant l’association végétale caractéristique de l’habitat, où
chaque espèce occupe une niche écologique particulière. Certaines,
essentiellement brouteuses, prélèvent les plantes herbacées (par exemple les
record de 24 406 kg/km 2 d’Ongulés comme il ressort du tableau ci-dessus.
Des densités plus fortes encore peuvent être observées. C’est ainsi que
Petrides et Swank (1958) ont trouvé au Queen Elizabeth Park, en Ouganda,
une densité de grands animaux qui constitue sans conteste le record actuel.
Un mille carré (soit 2,59 km 2 ) y était en effet alors peuplé en moyenne par
40 Hippopotames, 7 Éléphants, 10 Buffles, 8 Waterbucks, 7 Phacochères,
1,5 Cobe de Buffon, 1,3 Guib harnaché, ce qui correspond à une biomasse
de 34 944 kg/km 2 .
Dans leur ensemble ces chiffres démontrent que la biomasse de grands
Mammifères, bien qu’éminemment variable en fonction de la nature du
terrain, est souvent nettement plus forte que celles que l’on observe dans
d’autres parties du monde, en particulier dans les grandes plaines
d’Amérique du Nord.
La comparaison avec des biomasses d’herbivores domestiques est
peut-être plus intéressante encore, si elle se fait entre les biotopes naturels
des Ongulés sauvages et les mêmes milieux d’où ceux-ci ont été exterminés
pour faire place aux animaux domestiques. C’est ainsi qu’au Congo certains
pâturages naturels
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ne supportent pas plus de 5 500 kg/km 2 . Au Kenya, les
savanes graminéennes à Themeda supportent un poids vif de bétail de 3 600
à 5 500 kg/km 2 ; si cette charge est dépassée, l’habitat présente
immédiatement des signes de dégradation consécutive au surpâturage.
Les habitats naturels africains sont donc toujours capables de supporter
une masse au moins aussi considérable d’animaux sauvages que d’animaux
domestiques ; dans la plupart des cas, le poids vif des Ongulés autochtones
atteint dans les savanes non transformées les valeurs obtenues dans les
pâturages améliorés à grands frais
236
. Les raisons proviennent
essentiellement d’une meilleure utilisation du couvert végétal, les Bovins
domestiques broutant d’une manière sélective, en rejetant beaucoup de
plantes. L’ensemble des Ongulés sauvages (on compte souvent de 10 à 20
espèces cohabitant dans le même district) utilise au contraire l’ensemble des
végétaux constituant l’association végétale caractéristique de l’habitat, où
chaque espèce occupe une niche écologique particulière. Certaines,
essentiellement brouteuses, prélèvent les plantes herbacées (par exemple les
