l’est de l’Afrique et dans la partie orientale du Congo depuis la fin de la
dernière guerre peut servir de base solide à une utilisation rationnelle du
gibier africain comme source de protéines animales
234
.
Biomasses d’Ongulés dans les savanes du secteur central du parc national Albert d’après les
recensements effectués en 1959 sur 600 km 2
Espèces
Poids
moyen
kg
Effectif
recensé
Moyenne
au km 2
Biomasse
au km 2
kg
Éléphant
3 500
1 026
1,7
5 950
Hippopotame
1 400
4 800
8
11 200
Buffle
500
7 402
12,3
6 150
Topi
130
1 199
2
260
Waterbuck
150
760
1,3
195
Cobe de Buffon
70
4 976
8,3
581
Cobe des roseaux 40
61
0,1
Antilope harnachée 50
53
0,09
Phacochère
70
603
1
70
Hylochère
140
35
0,05
24 406
Elles ont appris que la densité des animaux gibier peut être énorme
dans les habitats ouverts. À titre d’exemple signalons que le nombre
d’individus dénombrés par km 2 par Bourlière et Verschuren (1960) au parc
national Albert peut atteindre 86, parmi lesquels 25 Buffles et 40 Cobes de
Buffon.
Il est plus intéressant encore de convertir le nombre d’animaux en
poids global, en un mot de connaître la biomasse – soit le poids vif – des
Ongulés par unité de surface, en multipliant le nombre d’individus de
chaque espèce par le poids moyen. Cette très importante donnée, d’ailleurs
employée en zootechnie pour estimer la valeur des pâturages pour
l’alimentation du bétail, traduit la capacité nutritionnelle d’un habitat
déterminé. Bourlière et Verschuren (1960) citent des biomasses variant de
7 580 à 20 485 kg/km 2 pour les savanes du parc national Albert. Les
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