du milieu. À condition que les habitats soient maintenus en état, une
utilisation rationnelle doit toujours constituer l’objectif à long terme de la
conservation. Une protection totale, indispensable tant que l’espèce n’a pas
dépassé un certain seuil, devient nuisible à la longue et se termine souvent
en désastre.
Ces méthodes ont l’avantage de concilier les intérêts des protecteurs de
la nature avec une rentabilité économique certaine. Il en résulte une
utilisation des zones marginales bien meilleure que si celles-ci étaient
profondément transformées par l’homme pour son bénéfice exclusif. Ces
vues comportent des paradoxes apparents, tout comme l’exploitation des
ressources marines : elles n’en reposent pas moins sur des lois écologiques
précises jouant en faveur des animaux sauvages comme des intérêts bien
compris de l’homme.
3. Aménagement de la grande faune d’Afrique
Le succès de l’aménagement de la grande faune dans les régions
tempérées a donné à penser que des méthodes semblables pourraient mener
dans d’autres pays à des résultats d’un grand intérêt pour le naturaliste
comme pour l’économiste. La question se pose avec une particulière acuité
en Afrique, qui abrite le dernier ensemble de grands Mammifères en survie
dans le monde, les Ongulés ayant, surtout dans les savanes de ce continent,
un caractère dominant accusé dans les biocénoses. En rapport avec la
situation actuelle de ce continent en pleine évolution politique, économique
et sociale, il faut y concilier de toute urgence les impératifs de la protection
de la nature sauvage avec les besoins de la population autochtone plus
préoccupée par le présent que par l’avenir. Une exploitation rationnelle du
gibier protégerait peut-être mieux celui-ci que la multiplication de réserves,
dont le périmètre, sans cesse attaqué, risque d’être emporté par le flot des
revendications des habitants ou plus souvent encore « grignoté » peu à peu.
Un aménagement le sauverait d’une manière plus durable contre des
humains dans la langue desquels le même mot
233
désigne la viande et
l’animal ; il leur assurerait une part de l’alimentation azotée, dont la carence
prend les proportions d’une calamité dans certains districts du continent
noir.
Une série d’études quantitatives sur des Ongulés de savanes
(recensements et analyses des populations) poursuivies sur le terrain dans
utilisation rationnelle doit toujours constituer l’objectif à long terme de la
conservation. Une protection totale, indispensable tant que l’espèce n’a pas
dépassé un certain seuil, devient nuisible à la longue et se termine souvent
en désastre.
Ces méthodes ont l’avantage de concilier les intérêts des protecteurs de
la nature avec une rentabilité économique certaine. Il en résulte une
utilisation des zones marginales bien meilleure que si celles-ci étaient
profondément transformées par l’homme pour son bénéfice exclusif. Ces
vues comportent des paradoxes apparents, tout comme l’exploitation des
ressources marines : elles n’en reposent pas moins sur des lois écologiques
précises jouant en faveur des animaux sauvages comme des intérêts bien
compris de l’homme.
3. Aménagement de la grande faune d’Afrique
Le succès de l’aménagement de la grande faune dans les régions
tempérées a donné à penser que des méthodes semblables pourraient mener
dans d’autres pays à des résultats d’un grand intérêt pour le naturaliste
comme pour l’économiste. La question se pose avec une particulière acuité
en Afrique, qui abrite le dernier ensemble de grands Mammifères en survie
dans le monde, les Ongulés ayant, surtout dans les savanes de ce continent,
un caractère dominant accusé dans les biocénoses. En rapport avec la
situation actuelle de ce continent en pleine évolution politique, économique
et sociale, il faut y concilier de toute urgence les impératifs de la protection
de la nature sauvage avec les besoins de la population autochtone plus
préoccupée par le présent que par l’avenir. Une exploitation rationnelle du
gibier protégerait peut-être mieux celui-ci que la multiplication de réserves,
dont le périmètre, sans cesse attaqué, risque d’être emporté par le flot des
revendications des habitants ou plus souvent encore « grignoté » peu à peu.
Un aménagement le sauverait d’une manière plus durable contre des
humains dans la langue desquels le même mot
233
désigne la viande et
l’animal ; il leur assurerait une part de l’alimentation azotée, dont la carence
prend les proportions d’une calamité dans certains districts du continent
noir.
Une série d’études quantitatives sur des Ongulés de savanes
(recensements et analyses des populations) poursuivies sur le terrain dans
