le bétail, assure donc un rendement à des zones qui demeureraient
improductives pour l’homme dans l’état actuel des choses.
D’autres exemples pourraient être invoqués, montrant qu’une
exploitation rationnelle non seulement ne compromet pas les chances de
survie d’une espèce, mais augmente son potentiel de reproduction, un peu
comme dans le cas des populations de poissons évoqué ci-dessus (voir
p. 355). En URSS, la Zibeline Martes zibellina comptait environ 25 000
individus quand on en interdit le tir en 1912 ; en 1940 ses populations
étaient estimées à 350 000 individus, ce qui permit d’en rouvrir la chasse.
Celle-ci n’empêcha pas les populations de continuer à croître, atteignant
maintenant 800 000 individus. Il en est de même du Castor et de l’Élan,
dont les populations sont passées de 300 000 en 1950 à 600 000 à l’heure
actuelle en dépit de la chasse (Bannikov).
Fig. 72. Aire de répartition de l’Antilope Saïga Saiga tatarica. 1.
Distribution à la période historique ; 2. Réduction de l’aire de répartition
vers 1920 ; 3. Distribution actuelle. D’après Bannikov, Firnov, Lebedeva et
Fandieev, Biologie de la Saiga, 1961.
Il semble donc d’une manière générale qu’à part les réserves naturelles
intégrales et certains parcs nationaux, la meilleure manière d’assurer la
survie des grands mammifères et leur préservation dans de bonnes
conditions est d’« aménager » leurs populations en fonction des conditions
improductives pour l’homme dans l’état actuel des choses.
D’autres exemples pourraient être invoqués, montrant qu’une
exploitation rationnelle non seulement ne compromet pas les chances de
survie d’une espèce, mais augmente son potentiel de reproduction, un peu
comme dans le cas des populations de poissons évoqué ci-dessus (voir
p. 355). En URSS, la Zibeline Martes zibellina comptait environ 25 000
individus quand on en interdit le tir en 1912 ; en 1940 ses populations
étaient estimées à 350 000 individus, ce qui permit d’en rouvrir la chasse.
Celle-ci n’empêcha pas les populations de continuer à croître, atteignant
maintenant 800 000 individus. Il en est de même du Castor et de l’Élan,
dont les populations sont passées de 300 000 en 1950 à 600 000 à l’heure
actuelle en dépit de la chasse (Bannikov).
Fig. 72. Aire de répartition de l’Antilope Saïga Saiga tatarica. 1.
Distribution à la période historique ; 2. Réduction de l’aire de répartition
vers 1920 ; 3. Distribution actuelle. D’après Bannikov, Firnov, Lebedeva et
Fandieev, Biologie de la Saiga, 1961.
Il semble donc d’une manière générale qu’à part les réserves naturelles
intégrales et certains parcs nationaux, la meilleure manière d’assurer la
survie des grands mammifères et leur préservation dans de bonnes
conditions est d’« aménager » leurs populations en fonction des conditions
