type intervint notamment aux États-Unis à la suite de la fameuse « Buck
Law » en vigueur dans de nombreux États, interdisant le tir des femelles de
Cervidés. Cette protection exagérée entraîna leur prolifération excessive et
une dégradation des habitats. Sans atteindre les proportions d’une
catastrophe comme sur le plateau de Kaibab, dans une bonne partie de
l’ouest des États-Unis une forte mortalité, conséquence directe de la
surpopulation, a décimé les effectifs au détriment des intérêts des chasseurs.
La destruction des habitats observée aux États-Unis s’est d’ailleurs
reproduite ailleurs, notamment dans certaines réserves où les mesures de
protection absolue ont déterminé une prolifération dépassant la capacité
limite. Bourlière et Verschuren (1960) notent par exemple l’augmentation
massive des Éléphants au parc national Albert, aussi bien par suite de leur
multiplication que par suite d’immigration en provenance des zones
limitrophes
226
. Leur densité dépasse très certainement les possibilités du
milieu, comme le prouve notamment le déboisement intensif en bien des
points. L’Éléphant est en effet un grand destructeur d’arbres qu’il abat
volontiers pour en prélever le feuillage. Une forte densité entraîne donc la
transformation de la savane arbustive en savane herbeuse, au détriment
d’une association végétale primitivement en meilleur équilibre avec les
conditions climatiques.
Les conséquences psychologiques d’une protection exagérée sont
également à considérer en rapport avec les dégâts qu’une trop forte
concentration d’animaux est susceptible d’entraîner. L’exemple des
Éléphants de Côte-d’Ivoire nous paraît assez démonstratif à cet égard. La
population de ces Pachydermes – constituant le seul troupeau important de
tout l’Ouest africain – avait atteint un minimum aux environs de 1932 par
suite d’une chasse excessive. Des mesures de protection furent prises alors,
notamment lors de la création de réserves telles que celle de Bouna et la
Tai-Sassandra. Les Éléphants en bénéficièrent largement et proliférèrent au
point de ne pas tarder à dépasser la capacité limite des zones protégées. Ils
se dispersèrent alors, envahissant les zones mises en cultures, y commettant
d’incontestables dégâts et s’attirant de ce fait la vindicte des planteurs
européens comme des cultivateurs africains. Protéger l’Éléphant en Côted’Ivoire reviendrait, d’après certains, à protéger le Campagnol en Europe !
La guerre qui leur fut faite revêtit une telle ampleur qu’elle dépassa son but
Law » en vigueur dans de nombreux États, interdisant le tir des femelles de
Cervidés. Cette protection exagérée entraîna leur prolifération excessive et
une dégradation des habitats. Sans atteindre les proportions d’une
catastrophe comme sur le plateau de Kaibab, dans une bonne partie de
l’ouest des États-Unis une forte mortalité, conséquence directe de la
surpopulation, a décimé les effectifs au détriment des intérêts des chasseurs.
La destruction des habitats observée aux États-Unis s’est d’ailleurs
reproduite ailleurs, notamment dans certaines réserves où les mesures de
protection absolue ont déterminé une prolifération dépassant la capacité
limite. Bourlière et Verschuren (1960) notent par exemple l’augmentation
massive des Éléphants au parc national Albert, aussi bien par suite de leur
multiplication que par suite d’immigration en provenance des zones
limitrophes
226
. Leur densité dépasse très certainement les possibilités du
milieu, comme le prouve notamment le déboisement intensif en bien des
points. L’Éléphant est en effet un grand destructeur d’arbres qu’il abat
volontiers pour en prélever le feuillage. Une forte densité entraîne donc la
transformation de la savane arbustive en savane herbeuse, au détriment
d’une association végétale primitivement en meilleur équilibre avec les
conditions climatiques.
Les conséquences psychologiques d’une protection exagérée sont
également à considérer en rapport avec les dégâts qu’une trop forte
concentration d’animaux est susceptible d’entraîner. L’exemple des
Éléphants de Côte-d’Ivoire nous paraît assez démonstratif à cet égard. La
population de ces Pachydermes – constituant le seul troupeau important de
tout l’Ouest africain – avait atteint un minimum aux environs de 1932 par
suite d’une chasse excessive. Des mesures de protection furent prises alors,
notamment lors de la création de réserves telles que celle de Bouna et la
Tai-Sassandra. Les Éléphants en bénéficièrent largement et proliférèrent au
point de ne pas tarder à dépasser la capacité limite des zones protégées. Ils
se dispersèrent alors, envahissant les zones mises en cultures, y commettant
d’incontestables dégâts et s’attirant de ce fait la vindicte des planteurs
européens comme des cultivateurs africains. Protéger l’Éléphant en Côted’Ivoire reviendrait, d’après certains, à protéger le Campagnol en Europe !
La guerre qui leur fut faite revêtit une telle ampleur qu’elle dépassa son but
