Beaucoup de zones marginales ont une nette vocation forestière et ont ainsi
un excellent rendement sur le plan de l’économie humaine. De plus, surtout
si les forestiers ne s’ingénient pas à transformer systématiquement les
peuplements naturels par des pratiques trop poussées de sylviculture, ces
forêts abritent une longue série de plantes ainsi mises à l’abri et une faune
très riche allant des mammifères et des oiseaux sylvicoles aux plus humbles
des Invertébrés.
La gestion des forêts a déjà un passé fort lointain en Europe
occidentale, et certains spécialistes de pays neufs n’ont fait que redécouvrir
des principes et des méthodes pratiques connus et mis au point depuis
longtemps. Pour nous limiter à la foresterie française – une des écoles aux
succès les moins discutés, avec celles d’Allemagne et de Suisse – nous
rappellerons les multiples ordonnances prises par les rois de France. Si
François I er prit des mesures déjà très « modernes » en 1515, la véritable
charte des forêts françaises fut promulguée en 1669 par Louis XIV à
l’instigation de Colbert (« Ordonnance de Louis XIV, roi de France et de
Navarre, sur le fait des eaux et forêts, donnée à Saint-Germain-en-Laye le
13 août 1669 »). Ce véritable chef-d’œuvre de législation, reposant sur de
réelles connaissances écologiques, fut repris par les règlements ultérieurs et
notamment par le Code forestier de 1827 ; l’esprit de la législation actuelle
s’y trouve presque en entier avec des notions redécouvertes près de 300 ans
plus tard par certains forestiers qui ne savent pas lire les vieux textes.
L’aménagement des forêts, en vue d’un rendement maximal, tout en
préservant le capital, est d’un intérêt considérable pour le maintien d’un
équilibre dans les zones marginales. Les forêts s’intègrent ainsi dans un
vaste système de mise en valeur et de mise en défens d’un pays tout entier.
Il ne faut pas oublier qu’elles constituent le moyen le plus efficace de lutter
contre l’érosion de certaines terres, notamment au niveau des bassins
versants en pays de montagne. Il est impensable de déboiser les bassins
supérieurs des cours d’eau, même dans le cas d’une forte pression agricole.
Ce qui est arrivé en Amérique centrale et dans la région méditerranéenne
doit nous servir de leçon.
Mais de nombreuses autres utilisations des zones marginales sont
également possibles. Parmi celles-ci figurent l’exploitation cynégétique de
la faune sauvage. Certains « protecteurs » de la nature se sont insurgés
un excellent rendement sur le plan de l’économie humaine. De plus, surtout
si les forestiers ne s’ingénient pas à transformer systématiquement les
peuplements naturels par des pratiques trop poussées de sylviculture, ces
forêts abritent une longue série de plantes ainsi mises à l’abri et une faune
très riche allant des mammifères et des oiseaux sylvicoles aux plus humbles
des Invertébrés.
La gestion des forêts a déjà un passé fort lointain en Europe
occidentale, et certains spécialistes de pays neufs n’ont fait que redécouvrir
des principes et des méthodes pratiques connus et mis au point depuis
longtemps. Pour nous limiter à la foresterie française – une des écoles aux
succès les moins discutés, avec celles d’Allemagne et de Suisse – nous
rappellerons les multiples ordonnances prises par les rois de France. Si
François I er prit des mesures déjà très « modernes » en 1515, la véritable
charte des forêts françaises fut promulguée en 1669 par Louis XIV à
l’instigation de Colbert (« Ordonnance de Louis XIV, roi de France et de
Navarre, sur le fait des eaux et forêts, donnée à Saint-Germain-en-Laye le
13 août 1669 »). Ce véritable chef-d’œuvre de législation, reposant sur de
réelles connaissances écologiques, fut repris par les règlements ultérieurs et
notamment par le Code forestier de 1827 ; l’esprit de la législation actuelle
s’y trouve presque en entier avec des notions redécouvertes près de 300 ans
plus tard par certains forestiers qui ne savent pas lire les vieux textes.
L’aménagement des forêts, en vue d’un rendement maximal, tout en
préservant le capital, est d’un intérêt considérable pour le maintien d’un
équilibre dans les zones marginales. Les forêts s’intègrent ainsi dans un
vaste système de mise en valeur et de mise en défens d’un pays tout entier.
Il ne faut pas oublier qu’elles constituent le moyen le plus efficace de lutter
contre l’érosion de certaines terres, notamment au niveau des bassins
versants en pays de montagne. Il est impensable de déboiser les bassins
supérieurs des cours d’eau, même dans le cas d’une forte pression agricole.
Ce qui est arrivé en Amérique centrale et dans la région méditerranéenne
doit nous servir de leçon.
Mais de nombreuses autres utilisations des zones marginales sont
également possibles. Parmi celles-ci figurent l’exploitation cynégétique de
la faune sauvage. Certains « protecteurs » de la nature se sont insurgés
