contre la chasse
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et ont prôné son interdiction. Ils la qualifient volontiers de
survivance barbare, au même titre que le sac des villes ou la mise en
esclavage des femmes par les guerriers victorieux.
Dans les pays évolués, la chasse a certes perdu son rôle utilitaire en
tant que moyen d’approvisionnement. Mais elle a gardé son caractère
sportif et permet à l’homme de satisfaire son penchant pour la nature
sauvage et d’exercer son adresse à surprendre et à tirer le gibier.
Contrairement aux apparences, les intérêts bien compris des chasseurs
s’identifient dans l’ensemble à ceux des « protecteurs », notamment en ce
qui concerne la conservation des habitats.
La pression de la chasse doit être bien entendu proportionnée
strictement aux effectifs des animaux gibiers. Chaque année, dans une
population en équilibre avec son habitat, le surplus d’individus consécutif à
la reproduction disparaît par suite des causes naturelles (maladies,
parasitoses, accidents, prédation par les Carnivores), jusqu’à ce que les
effectifs se retrouvent au niveau de la capacité limite de l’aire envisagée. Si
l’homme sait limiter le nombre de pièces abattues en fonction de
l’importance des populations, il se comporte comme un prédateur naturel et
se substitue, dans une certaine mesure, aux autres causes de réduction (voir
par exemple le cas des Cerfs mulets, p. 413). Il faut alors juger sans aucune
sensiblerie la chasse, et la considérer comme une activité normale et comme
l’exploitation légitime d’un capital naturel pour le bénéfice et la satisfaction
sportive de l’homme.
La chasse comporte donc comme condition fondamentale une
limitation dans le temps et dans l’espace, de manière à conserver le cheptel
gibier au niveau le plus élevé compatible avec les habitats. De sérieux
problèmes se posent dans les pays à forte densité de population et de
chasseurs
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. Les nemrods locaux ne comprennent pas toujours les
restrictions que leur proposent les biologistes et les considèrent comme des
brimades. Il n’en est cependant rien, car ceux-ci envisagent sans parti pris la
question sous l’angle de la dynamique des populations et des exigences
écologiques des animaux en cause, encore bien mal connues hélas
(importance des effectifs, taux d’accroissement et mortalité naturelle). La
chasse bien comprise constitue en fait, non un mal qu’il faut supprimer ou
subir, mais l’utilisation rationnelle de certaines zones marginales, de ce fait
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