Mais la mise en culture et l’exploitation agricoles, en détruisant la
nature primitive, impliquent en quelque sorte des devoirs moraux, car ils
constituent la réalisation du capital naturel lui-même, en particulier du sol.
La première condition est que seules les terres ayant une nette vocation
agricole soient converties en champs et en pâturages. Trop souvent on a
essayé d’utiliser des sols marginaux pauvres qui n’ont pas tardé à se
dégrader d’une manière irrémédiable, entraînant une perte sèche pour
l’humanité comme pour la survie de la vie sauvage. La mise à sac des terres
est un crime, en même temps qu’un mauvais calcul pour l’homme qui
compromet toute chance de tirer parti dans l’avenir de milieux que ses
connaissances actuelles ne permettent pas d’exploiter.
La seconde condition est une sage gestion des sols mis en culture. De
mauvaises pratiques culturales peuvent en quelques années ruiner des sols
qui ont mis des siècles à se former, impliquant à nouveau la dilapidation
d’un capital précieux entre tous.
Les sols doivent bien entendu être mis en culture, en fonction de leur
relief, de leur nature, de leur structure et du climat auquel ils sont soumis.
Nous ne discuterons pas ici de ces questions techniques, du ressort de
l’agronome.
4. Aménagement et exploitation rationnelle des zones marginales
Il existe à travers le monde de larges étendues de terres impropres à la
culture, que l’on qualifie de zones marginales
221
. Les essais de mise en
culture s’y sont jusqu’à présent soldés par des échecs, à longue ou à brève
échéance, en raison de l’érosion accélérée et de la dégradation des sols. Ces
terres ont été souvent ruinées d’une manière irrémédiable par des hommes
qui n’avaient pas compris que leur vocation n’était pas une transformation
radicale en champs ou en pâturages améliorés. La seule manière de les
intégrer dans l’économie humaine consiste essentiellement en une
exploitation rationnelle de leurs ressources naturelles, souvent très
importantes. Mais il est absolument essentiel, dans l’intérêt matériel de
l’humanité, d’y maintenir un équilibre naturel relativement peu modifié, en
particulier un couvert végétal au milieu duquel la faune sauvage autochtone
nature primitive, impliquent en quelque sorte des devoirs moraux, car ils
constituent la réalisation du capital naturel lui-même, en particulier du sol.
La première condition est que seules les terres ayant une nette vocation
agricole soient converties en champs et en pâturages. Trop souvent on a
essayé d’utiliser des sols marginaux pauvres qui n’ont pas tardé à se
dégrader d’une manière irrémédiable, entraînant une perte sèche pour
l’humanité comme pour la survie de la vie sauvage. La mise à sac des terres
est un crime, en même temps qu’un mauvais calcul pour l’homme qui
compromet toute chance de tirer parti dans l’avenir de milieux que ses
connaissances actuelles ne permettent pas d’exploiter.
La seconde condition est une sage gestion des sols mis en culture. De
mauvaises pratiques culturales peuvent en quelques années ruiner des sols
qui ont mis des siècles à se former, impliquant à nouveau la dilapidation
d’un capital précieux entre tous.
Les sols doivent bien entendu être mis en culture, en fonction de leur
relief, de leur nature, de leur structure et du climat auquel ils sont soumis.
Nous ne discuterons pas ici de ces questions techniques, du ressort de
l’agronome.
4. Aménagement et exploitation rationnelle des zones marginales
Il existe à travers le monde de larges étendues de terres impropres à la
culture, que l’on qualifie de zones marginales
221
. Les essais de mise en
culture s’y sont jusqu’à présent soldés par des échecs, à longue ou à brève
échéance, en raison de l’érosion accélérée et de la dégradation des sols. Ces
terres ont été souvent ruinées d’une manière irrémédiable par des hommes
qui n’avaient pas compris que leur vocation n’était pas une transformation
radicale en champs ou en pâturages améliorés. La seule manière de les
intégrer dans l’économie humaine consiste essentiellement en une
exploitation rationnelle de leurs ressources naturelles, souvent très
importantes. Mais il est absolument essentiel, dans l’intérêt matériel de
l’humanité, d’y maintenir un équilibre naturel relativement peu modifié, en
particulier un couvert végétal au milieu duquel la faune sauvage autochtone
