diverses céréales et les Pommes de terre en offrent des exemples classiques.
Les Caféiers en sont un autre, montrant combien les espèces sauvages sont
intéressantes pour la création de nouvelles variétés cultivées, et aussi
comment l’homme s’est privé de ressources inédites en dévastant des
habitats où se trouvaient des formes à jamais perdues. Il convient de
préserver la diversité taxinomique de la masse des espèces sauvages, et
aussi sa diversité génique, en protégeant des populations entières et non pas
seulement quelques individus. On songe à l’heure actuelle à constituer des
banques de gènes, où l’on pourra puiser pour de nouvelles combinaisons
héréditaires. Mais il faut surtout conserver de vastes échantillons des
milieux les plus divers, où seules peuvent être préservées des populations
tout entières avec leur variabilité génétique originelle (Leroy, 1971).
Par ailleurs de nombreux végétaux sont susceptibles de nous donner
des substances encore inconnues, utiles en thérapeutique, ou même de
constituer les plantes cultivées de demain. Une faible partie du monde
végétal a été analysée jusqu’à présent.
Les réserves naturelles intégrales apparaissent ainsi comme des
sanctuaires où sont conservées des souches qui auraient disparu depuis
longtemps sans ces mesures conservatoires, et comme des réservoirs d’où
pourront sortir de nouveaux « serviteurs » de l’homme, de nouvelles
combinaisons génétiques ou simplement des stocks de reproducteurs
susceptibles d’être transportés dans les aires dégradées que l’on peut
espérer restaurer grâce au retour à un équilibre naturel.
Mais les réserves naturelles intégrales ne sont pas seulement des
conservatoires intangibles d’habitats et d’espèces ; elles constituent
également des laboratoires naturels, ouverts à des recherches scientifiques
susceptibles de n’apporter aucune perturbation grave et irrémédiable au
milieu, en accord avec le principe même de ce type de réserve. La structure
et l’évolution des communautés biotiques prises dans leur ensemble ne
peuvent pas être étudiées d’une manière expérimentale ; c’est donc
uniquement dans la nature inviolée des réserves que des études écologiques
à long terme peuvent être entreprises avec fruit. Le champ d’activité des
chercheurs y est quasi illimité et couvre l’ensemble des disciplines
scientifiques, particulièrement les études écologiques, seules capables de
renseigner sur l’évolution naturelle des milieux et ses « mécanismes », et
d’élucider les secrets de l’adaptation d’une faune, d’une flore, et d’un
Les Caféiers en sont un autre, montrant combien les espèces sauvages sont
intéressantes pour la création de nouvelles variétés cultivées, et aussi
comment l’homme s’est privé de ressources inédites en dévastant des
habitats où se trouvaient des formes à jamais perdues. Il convient de
préserver la diversité taxinomique de la masse des espèces sauvages, et
aussi sa diversité génique, en protégeant des populations entières et non pas
seulement quelques individus. On songe à l’heure actuelle à constituer des
banques de gènes, où l’on pourra puiser pour de nouvelles combinaisons
héréditaires. Mais il faut surtout conserver de vastes échantillons des
milieux les plus divers, où seules peuvent être préservées des populations
tout entières avec leur variabilité génétique originelle (Leroy, 1971).
Par ailleurs de nombreux végétaux sont susceptibles de nous donner
des substances encore inconnues, utiles en thérapeutique, ou même de
constituer les plantes cultivées de demain. Une faible partie du monde
végétal a été analysée jusqu’à présent.
Les réserves naturelles intégrales apparaissent ainsi comme des
sanctuaires où sont conservées des souches qui auraient disparu depuis
longtemps sans ces mesures conservatoires, et comme des réservoirs d’où
pourront sortir de nouveaux « serviteurs » de l’homme, de nouvelles
combinaisons génétiques ou simplement des stocks de reproducteurs
susceptibles d’être transportés dans les aires dégradées que l’on peut
espérer restaurer grâce au retour à un équilibre naturel.
Mais les réserves naturelles intégrales ne sont pas seulement des
conservatoires intangibles d’habitats et d’espèces ; elles constituent
également des laboratoires naturels, ouverts à des recherches scientifiques
susceptibles de n’apporter aucune perturbation grave et irrémédiable au
milieu, en accord avec le principe même de ce type de réserve. La structure
et l’évolution des communautés biotiques prises dans leur ensemble ne
peuvent pas être étudiées d’une manière expérimentale ; c’est donc
uniquement dans la nature inviolée des réserves que des études écologiques
à long terme peuvent être entreprises avec fruit. Le champ d’activité des
chercheurs y est quasi illimité et couvre l’ensemble des disciplines
scientifiques, particulièrement les études écologiques, seules capables de
renseigner sur l’évolution naturelle des milieux et ses « mécanismes », et
d’élucider les secrets de l’adaptation d’une faune, d’une flore, et d’un
