ou les végétaux si l’on ne préserve pas la totalité de l’habitat auquel ils sont
strictement liés. Or, doit-on le rappeler, la conservation de la nature ne
concerne pas seulement les grands mammifères et les oiseaux, mais aussi
les Invertébrés et les plus humbles des plantes herbacées. L’homme a le
plus grand intérêt matériel – et dans un sens le devoir moral – d’assurer la
survie de tous les êtres vivant encore actuellement à la surface du globe,
même si à première vue beaucoup d’entre eux ne « servent » à rien ou sont
« nuisibles ». Même sur le plan strictement matériel, nous risquons de nous
priver de grands profits si nous vouons à l’extermination des espèces dont
une éventuelle utilisation est encore inconnue. L’homme aurait fait une
perte incommensurable s’il détruisait les souches animales et végétales
capables de le servir dans l’avenir, aussi bien les plus infimes microorganismes que les plus grands des Vertébrés.
Parmi les mammifères, on citera un exemple entre beaucoup d’autres,
l’amélioration du bétail domestique au Canada, où dans le nord du pays les
rigueurs de l’hiver empêchent l’extension souhaitable de l’élevage. Les
zootechniciens ont eu l’idée de croiser des souches domestiques avec des
Bisons d’Amérique ; les hybrides sont à l’origine d’une nouvelle race
domestique plus résistante au froid, permettant d’étendre la zone d’élevage
et d’accroître le potentiel économique du pays (les hybrides sont qualifiés
de « cattalos »). Si le Bison avait été totalement exterminé en Amérique du
Nord, comme cela a bien failli arriver, les naturalistes n’auraient donc pas
été les seuls à le regretter.
Plusieurs Ongulés africains sont de même susceptibles d’être
domestiqués
220
ou éventuellement croisés avec du bétail domestique,
permettant la création de nouvelles races résistant mieux au climat et aux
maladies.
D’autres exemples peuvent être cités parmi les végétaux. C’est ainsi
qu’aux États-Unis, plusieurs hybrides entre des essences d’un grand intérêt
commercial, mais peu résistantes au froid ou aux attaques par les parasites,
et d’autres espèces cantonnées à des stations incluses dans des réserves, ont
permis d’étendre les aires boisées et d’augmenter le rendement en produits
ligneux.
De nombreux croisements ont été réalisés entre plantes cultivées et
plantes sauvages et les programmes d’amélioration reposent maintenant en
grande partie sur l’utilisation de ces dernières. Les Fraisiers, les Tomates,
strictement liés. Or, doit-on le rappeler, la conservation de la nature ne
concerne pas seulement les grands mammifères et les oiseaux, mais aussi
les Invertébrés et les plus humbles des plantes herbacées. L’homme a le
plus grand intérêt matériel – et dans un sens le devoir moral – d’assurer la
survie de tous les êtres vivant encore actuellement à la surface du globe,
même si à première vue beaucoup d’entre eux ne « servent » à rien ou sont
« nuisibles ». Même sur le plan strictement matériel, nous risquons de nous
priver de grands profits si nous vouons à l’extermination des espèces dont
une éventuelle utilisation est encore inconnue. L’homme aurait fait une
perte incommensurable s’il détruisait les souches animales et végétales
capables de le servir dans l’avenir, aussi bien les plus infimes microorganismes que les plus grands des Vertébrés.
Parmi les mammifères, on citera un exemple entre beaucoup d’autres,
l’amélioration du bétail domestique au Canada, où dans le nord du pays les
rigueurs de l’hiver empêchent l’extension souhaitable de l’élevage. Les
zootechniciens ont eu l’idée de croiser des souches domestiques avec des
Bisons d’Amérique ; les hybrides sont à l’origine d’une nouvelle race
domestique plus résistante au froid, permettant d’étendre la zone d’élevage
et d’accroître le potentiel économique du pays (les hybrides sont qualifiés
de « cattalos »). Si le Bison avait été totalement exterminé en Amérique du
Nord, comme cela a bien failli arriver, les naturalistes n’auraient donc pas
été les seuls à le regretter.
Plusieurs Ongulés africains sont de même susceptibles d’être
domestiqués
220
ou éventuellement croisés avec du bétail domestique,
permettant la création de nouvelles races résistant mieux au climat et aux
maladies.
D’autres exemples peuvent être cités parmi les végétaux. C’est ainsi
qu’aux États-Unis, plusieurs hybrides entre des essences d’un grand intérêt
commercial, mais peu résistantes au froid ou aux attaques par les parasites,
et d’autres espèces cantonnées à des stations incluses dans des réserves, ont
permis d’étendre les aires boisées et d’augmenter le rendement en produits
ligneux.
De nombreux croisements ont été réalisés entre plantes cultivées et
plantes sauvages et les programmes d’amélioration reposent maintenant en
grande partie sur l’utilisation de ces dernières. Les Fraisiers, les Tomates,
