zones est garantie par le maintien d’un équilibre moins nettement
anthropique dans les districts voisins.
Cela peut paraître peu original, et en fait cette conception est vieille de
millénaires ou presque. L’homme – toute question spirituelle mise à part –
n’est qu’une espèce parmi beaucoup d’autres, avec lesquelles il forme une
communauté vivante régie par des lois qu’aucun de ses éléments, même le
seul qui soit doté de raison, n’a le droit de transgresser.
Insistons également sur le fait qu’il n’y a pas de solutions générales,
car les données varient à l’infini en fonction d’une multitude de facteurs. Il
n’y a que des cas particuliers qu’il faut traiter sans esprit dogmatique et
après étude locale approfondie de la part de spécialistes parmi lesquels le
biologiste a la même importance que l’hydraulicien, l’économiste et le
financier. Car en définitive il connaît le mieux la valeur et la fragilité du
capital dont ses interlocuteurs ne sont que les exploitants.
Nous examinerons comment peut se concevoir la gestion de ces
différentes zones en fonction de leur vocation et de leurs destinées.
2. Conservation intégrale d’habitats primitifs
Il y a plus dans les forêts que dans les livres.
Saint Bernard
La première et la plus importante mesure est, aux yeux des
naturalistes, la constitution de réserves naturelles intégrales, placées sous
contrôle public et dans lesquelles tout acte humain tendant à modifier les
habitats ou à apporter des perturbations quelconques à la faune ou à la flore
se trouve strictement prohibé. La nature y est donc abandonnée à ellemême, tout se passant au moins en théorie comme si l’homme n’existait
pas. C’est dire que la première condition est que ces aires mises en réserve
soient de taille suffisante et entourées de zones tampons (parcs nationaux,
réserves de chasse, réserves partielles, où les activités humaines sont
soumises à des restrictions) ; sinon l’influence de l’homme se ferait
néanmoins sentir à travers les limites de la réserve et les lois naturelles ne
pourraient agir librement dans un habitat voué à une détérioration rapide.
anthropique dans les districts voisins.
Cela peut paraître peu original, et en fait cette conception est vieille de
millénaires ou presque. L’homme – toute question spirituelle mise à part –
n’est qu’une espèce parmi beaucoup d’autres, avec lesquelles il forme une
communauté vivante régie par des lois qu’aucun de ses éléments, même le
seul qui soit doté de raison, n’a le droit de transgresser.
Insistons également sur le fait qu’il n’y a pas de solutions générales,
car les données varient à l’infini en fonction d’une multitude de facteurs. Il
n’y a que des cas particuliers qu’il faut traiter sans esprit dogmatique et
après étude locale approfondie de la part de spécialistes parmi lesquels le
biologiste a la même importance que l’hydraulicien, l’économiste et le
financier. Car en définitive il connaît le mieux la valeur et la fragilité du
capital dont ses interlocuteurs ne sont que les exploitants.
Nous examinerons comment peut se concevoir la gestion de ces
différentes zones en fonction de leur vocation et de leurs destinées.
2. Conservation intégrale d’habitats primitifs
Il y a plus dans les forêts que dans les livres.
Saint Bernard
La première et la plus importante mesure est, aux yeux des
naturalistes, la constitution de réserves naturelles intégrales, placées sous
contrôle public et dans lesquelles tout acte humain tendant à modifier les
habitats ou à apporter des perturbations quelconques à la faune ou à la flore
se trouve strictement prohibé. La nature y est donc abandonnée à ellemême, tout se passant au moins en théorie comme si l’homme n’existait
pas. C’est dire que la première condition est que ces aires mises en réserve
soient de taille suffisante et entourées de zones tampons (parcs nationaux,
réserves de chasse, réserves partielles, où les activités humaines sont
soumises à des restrictions) ; sinon l’influence de l’homme se ferait
néanmoins sentir à travers les limites de la réserve et les lois naturelles ne
pourraient agir librement dans un habitat voué à une détérioration rapide.
