II. L’aménagement rationnel de la terre
1. Propos liminaires
Il n’est sans doute pas encore trop tard pour que l’humanité prenne
conscience des dangers qui la menacent. Loin de nous l’idée de proposer de
revenir à l’âge de Néandertal et de vivre à nouveau de cueillette et de
chasse au milieu de forêts. Mais l’homme du XX e siècle – bientôt du
XXI e – doit comprendre que son avenir ne sera pas assuré par la
transformation complète de la surface du globe et par l’éradication pure et
simple des animaux et des végétaux qui constituent les éléments biotiques
des habitats naturels.
La première et la plus impérieuse nécessité est de conserver la souche
de toutes les espèces vivant encore à l’heure actuelle et un échantillonnage
complet de tous les habitats.
Ces mesures étant prises, l’homme peut envisager d’« aménager » le
reste du territoire en fonction de ses besoins, des buts recherchés et surtout
des facteurs physiques et biotiques du milieu. Cet aménagement peut aller
du maintien presque intégral des associations originelles à la transformation
agricole ou à l’urbanisation, avec tous les stades intermédiaires. La surface
du globe doit donc être formée de zones très diverses comprenant :
1) des réserves naturelles intégrales où l’ensemble des communautés
est conservé dans son état primitif ;
2) à l’opposé, des zones entièrement transformées, vouées à
l’urbanisation, à l’industrie et à l’agriculture ;
3) entre les deux, une large gamme de milieux plus ou moins
transformés, mais ayant néanmoins conservé une partie de leur équilibre
primitif. Ces habitats assurent à l’homme un rendement économique
souvent important tandis que la survie de beaucoup d’êtres vivants y est
assurée.
Ces différentes zones juxtaposées et disposées en mosaïque en
fonction de la vocation des terres reconstituent dans une certaine mesure
l’équilibre primitif. L’homme se retrouve dans la nature dont des parties ont
été transformées pour son bénéfice exclusif ; mais la stabilité même de ces
1. Propos liminaires
Il n’est sans doute pas encore trop tard pour que l’humanité prenne
conscience des dangers qui la menacent. Loin de nous l’idée de proposer de
revenir à l’âge de Néandertal et de vivre à nouveau de cueillette et de
chasse au milieu de forêts. Mais l’homme du XX e siècle – bientôt du
XXI e – doit comprendre que son avenir ne sera pas assuré par la
transformation complète de la surface du globe et par l’éradication pure et
simple des animaux et des végétaux qui constituent les éléments biotiques
des habitats naturels.
La première et la plus impérieuse nécessité est de conserver la souche
de toutes les espèces vivant encore à l’heure actuelle et un échantillonnage
complet de tous les habitats.
Ces mesures étant prises, l’homme peut envisager d’« aménager » le
reste du territoire en fonction de ses besoins, des buts recherchés et surtout
des facteurs physiques et biotiques du milieu. Cet aménagement peut aller
du maintien presque intégral des associations originelles à la transformation
agricole ou à l’urbanisation, avec tous les stades intermédiaires. La surface
du globe doit donc être formée de zones très diverses comprenant :
1) des réserves naturelles intégrales où l’ensemble des communautés
est conservé dans son état primitif ;
2) à l’opposé, des zones entièrement transformées, vouées à
l’urbanisation, à l’industrie et à l’agriculture ;
3) entre les deux, une large gamme de milieux plus ou moins
transformés, mais ayant néanmoins conservé une partie de leur équilibre
primitif. Ces habitats assurent à l’homme un rendement économique
souvent important tandis que la survie de beaucoup d’êtres vivants y est
assurée.
Ces différentes zones juxtaposées et disposées en mosaïque en
fonction de la vocation des terres reconstituent dans une certaine mesure
l’équilibre primitif. L’homme se retrouve dans la nature dont des parties ont
été transformées pour son bénéfice exclusif ; mais la stabilité même de ces
