providence est un acte résolument antihumain, car une juste limitation de la
prolificité humaine n’est pas plus antinaturelle que la vaccination et le
traitement des maladies par les antibiotiques. L’urgence de ce problème
exige une solution rapide. Car en mettant les choses au mieux et en
admettant que les techniques de limitation des naissances soient acceptées
et diffusées parmi les diverses populations du globe, il faudra attendre 2 ou
3 générations pour que l’on observe une stabilisation de l’accroissement
démographique. Et bien entendu celle-ci se fera à un niveau supérieur au
niveau actuel, ce qui nous oblige de toute manière à un effort en vue de
l’augmentation des ressources alimentaires.
Des hommes qui se croient animés d’une haute moralité condamnent
encore aujourd’hui ces principes. Ils sont sans doute plus tranquilles avec
leur conscience en laissant croupir une partie de l’humanité dans la plus
irrémédiable misère et en risquant d’y précipiter le reste à brève échéance.
Le jour où les peuples se jetteront les uns contre les autres, poussés par des
motifs en définitive écologiques, cela sera sans doute plus hautement moral
que d’avoir maintenu les populations humaines en harmonie avec leur
milieu…
Si la surpopulation est en fait un des facteurs fondamentaux du grand
problème de la conservation de la nature au XX e siècle, il ne fait aucun
doute aux biologistes qu’il est tout aussi important à prendre en
considération pour la survie de l’homme sur la terre. Ce serait un bien piètre
résultat pour l’humanité que de retomber au niveau de l’animal, après s’être
affranchie d’une partie des lois naturelles et ne pas avoir eu la sagesse de
maintenir un équilibre entre ses populations et leur milieu.
2. Le gaspillage des terres
L’utilisation rationnelle des terres constitue l’autre problème primaire à
résoudre pour assurer la survie de l’homme. Pendant des millénaires, celuici s’est employé à modifier les habitats naturels, à les transformer
entièrement pour son seul bénéfice. Des erreurs graves en ont résulté. Une
étude plus approfondie des phénomènes de la vie, et en particulier des
relations des êtres vivants avec leur milieu et entre eux, a révélé un certain
nombre de lois qui régissent l’équilibre du monde vivant.
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