fait du surpâturage, ses populations décroissent rapidement, ce qui diminue
immédiatement la pression sur l’habitat. Quand un prédateur se multiplie au
point de supprimer ou du moins de réduire dans des proportions massives
les proies dont il se nourrit, ses populations ne tardent pas à diminuer
consécutivement à la sous-alimentation et à ses séquelles. Il n’en va pas de
même de l’homme qui ne connaît pas de facteurs limitants à court terme en
raison de son intelligence, de sa résistance aux plus mauvaises conditions
du milieu et d’une souplesse écologique en rapport avec ses industries.
Aussi peut-on admettre que très rapidement l’équilibre biologique naturel
entre l’homme et la nature disparut dans le monde, en tout cas dès que le
chasseur se transforma en pasteur et surtout en agriculteur. Il est certain que
les problèmes de conservation des ressources naturelles se posèrent dès le
début de l’humanité. Certaines régions du monde, peuplées à une époque
très reculée et formant le berceau d’anciennes cultures, furent ruinées bien
avant que la civilisation « moderne » n’y pénètre. Dans quelques parties de
l’Afrique et de l’Amérique, les autochtones avaient commis des ravages
considérables avant l’arrivée des Européens. Et en Asie une forte poussée
démographique et le mépris de la nature non modifiée par l’homme si
vivace chez quelques-uns des peuples qui habitent ce continent avaient déjà
causé des destructions irréparables.
Dans d’autres régions, l’homme se maintint au contraire en équilibre
avec son milieu, jusqu’à ce que le Blanc envahisse le monde. Un coup d’œil
d’ensemble sur la situation régnant avant l’expansion des Européens à
travers la planète, et avant l’avènement de la civilisation « occidentale »,
permettra de préciser ces faits.
1. Le chasseur et le pêcheur
L’homme vécut tout d’abord de cueillette (fruits et fragments de
végétaux) et d’animaux faciles à capturer. Puis il inventa différents engins
lui permettant la chasse et la pêche, donc l’exercice d’activités prédatrices.
À ce stade, atteint au Paléolithique inférieur, l’homme fait partie intégrante
du milieu naturel dont il dépend exclusivement. Les fluctuations de ce
milieu, agissant sur la quantité de nourriture disponible, ont une profonde
immédiatement la pression sur l’habitat. Quand un prédateur se multiplie au
point de supprimer ou du moins de réduire dans des proportions massives
les proies dont il se nourrit, ses populations ne tardent pas à diminuer
consécutivement à la sous-alimentation et à ses séquelles. Il n’en va pas de
même de l’homme qui ne connaît pas de facteurs limitants à court terme en
raison de son intelligence, de sa résistance aux plus mauvaises conditions
du milieu et d’une souplesse écologique en rapport avec ses industries.
Aussi peut-on admettre que très rapidement l’équilibre biologique naturel
entre l’homme et la nature disparut dans le monde, en tout cas dès que le
chasseur se transforma en pasteur et surtout en agriculteur. Il est certain que
les problèmes de conservation des ressources naturelles se posèrent dès le
début de l’humanité. Certaines régions du monde, peuplées à une époque
très reculée et formant le berceau d’anciennes cultures, furent ruinées bien
avant que la civilisation « moderne » n’y pénètre. Dans quelques parties de
l’Afrique et de l’Amérique, les autochtones avaient commis des ravages
considérables avant l’arrivée des Européens. Et en Asie une forte poussée
démographique et le mépris de la nature non modifiée par l’homme si
vivace chez quelques-uns des peuples qui habitent ce continent avaient déjà
causé des destructions irréparables.
Dans d’autres régions, l’homme se maintint au contraire en équilibre
avec son milieu, jusqu’à ce que le Blanc envahisse le monde. Un coup d’œil
d’ensemble sur la situation régnant avant l’expansion des Européens à
travers la planète, et avant l’avènement de la civilisation « occidentale »,
permettra de préciser ces faits.
1. Le chasseur et le pêcheur
L’homme vécut tout d’abord de cueillette (fruits et fragments de
végétaux) et d’animaux faciles à capturer. Puis il inventa différents engins
lui permettant la chasse et la pêche, donc l’exercice d’activités prédatrices.
À ce stade, atteint au Paléolithique inférieur, l’homme fait partie intégrante
du milieu naturel dont il dépend exclusivement. Les fluctuations de ce
milieu, agissant sur la quantité de nourriture disponible, ont une profonde
