ailleurs des supports (pierres ou fagots de bois) sur lesquels les larves
viennent se fixer, en un mot d’appliquer les techniques classiquement
employées en ostréiculture (fig. 67). On arrive ainsi à enrichir les lagons
épuisés, le milieu nourricier où les Huîtres trouvent leur subsistance étant
demeuré constant. La définition de secteurs exploités par rotation
compléterait la réglementation, comme l’interdiction de la pêche de nacres
ayant moins de 15 cm de diamètre.
Les principes généraux d’une exploitation rationnelle s’appliquent
donc aux Huîtres perlières, à savoir la constitution d’une réserve intangible
où se multiplie l’espèce, et la sage gestion d’un capital fragile, mais dont la
fécondité du « cheptel » autorise d’espérer la régénération.
Fig. 67. Plan schématique du lagon d’Hikueru, îles Tuamotu, et
délimitation des zones en vue d’une exploitation rationnelle des Huîtres
nacrières. La réserve où la plongée est interdite est hachurée. Trois secteurs
à exploiter par rotation sont délimités. Les collecteurs (destinés à favoriser
la fixation des larves) sont représentés par des croix (fagots de bois) et des
cercles (pierres). D’après Ranson, 1962.
En Nouvelle-Calédonie un problème similaire concerne le Troca
Trochus niloticus, autre coquillage fournissant une nacre épaisse et
résistante (Angot, 1959) (fig. 68). Bien qu’une abondante population soit
établie sur le plateau récifal, le haut profit tiré de son exploitation a mis la
rentabilité de l’opération en péril. Quand aux alentours de 1907 commença
la pêche, le Troca était extrêmement abondant et se ramassait à la pelle et au
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