râteau sur les trottoirs récifaux à marée basse ; dès 1910-1920 cependant il
se raréfia dans ce milieu et commença à être exploité à la plongée. En dépit
d’un effort de pêche accru et du perfectionnement des méthodes de collecte,
dès 1930 la production moyenne était en diminution régulière, exemple
caractérisé d’overfishing : 1 000 t furent exportées annuellement jusque
vers 1913, 790 en 1916, 622 en 1922, 389 en 1924 et 358 en 1928.
Fig. 68. Troca Trochus niloticus.
En dépit des cris d’alarme lancés à cette époque, l’exploitation
continua, avec une exportation moyenne de 400 t par an jusqu’à avant la
Seconde Guerre mondiale. Après la réorganisation des marchés, en 1946, la
surexploitation recommença de plus belle. De 1946 à 1948, l’effort de
pêche demeura le même, mais le tonnage récolté fit une chute spectaculaire
de 1 221 t (ce chiffre élevé s’explique du fait de l’interruption de la pêche
pendant la guerre) à moins de 500 t. Après une stabilisation de 1948 à 1953,
sur les bases d’un tonnage moyen de 500 t, un accroissement prodigieux de
l’effort de pêche conduisit tout d’abord à une augmentation massive du
tonnage prélevé (880 t en 1954), suivi d’un déclin tout aussi rapide : 723 t
en 1955, 402 en 1956. Les pêcheurs avaient augmenté en nombre et
exploitaient des zones de plus grande profondeur, demeurées vierges
jusqu’alors ; malgré cet effort ils ne parvenaient plus à maintenir le tonnage
collecté, le prix du Troca montant d’ailleurs en flèche (fig. 69).
se raréfia dans ce milieu et commença à être exploité à la plongée. En dépit
d’un effort de pêche accru et du perfectionnement des méthodes de collecte,
dès 1930 la production moyenne était en diminution régulière, exemple
caractérisé d’overfishing : 1 000 t furent exportées annuellement jusque
vers 1913, 790 en 1916, 622 en 1922, 389 en 1924 et 358 en 1928.
Fig. 68. Troca Trochus niloticus.
En dépit des cris d’alarme lancés à cette époque, l’exploitation
continua, avec une exportation moyenne de 400 t par an jusqu’à avant la
Seconde Guerre mondiale. Après la réorganisation des marchés, en 1946, la
surexploitation recommença de plus belle. De 1946 à 1948, l’effort de
pêche demeura le même, mais le tonnage récolté fit une chute spectaculaire
de 1 221 t (ce chiffre élevé s’explique du fait de l’interruption de la pêche
pendant la guerre) à moins de 500 t. Après une stabilisation de 1948 à 1953,
sur les bases d’un tonnage moyen de 500 t, un accroissement prodigieux de
l’effort de pêche conduisit tout d’abord à une augmentation massive du
tonnage prélevé (880 t en 1954), suivi d’un déclin tout aussi rapide : 723 t
en 1955, 402 en 1956. Les pêcheurs avaient augmenté en nombre et
exploitaient des zones de plus grande profondeur, demeurées vierges
jusqu’alors ; malgré cet effort ils ne parvenaient plus à maintenir le tonnage
collecté, le prix du Troca montant d’ailleurs en flèche (fig. 69).
