totale de la population est prévisible à plus ou moins brève échéance dès
que le stock de reproducteurs tombera au-dessous d’une certaine limite. Il
faut maintenir des dizaines de milliers de reproducteurs concentrés sur un
espace relativement restreint pour assurer la continuité de l’espèce ; cette
concentration est une condition impérieuse à la survie des populations,
d’autant plus que les sexes sont séparés.
C’est ce que n’avaient pas compris les imprévoyants plongeurs
polynésiens qui épuisèrent véritablement la plupart des lagons. Les chiffres
globaux publiés concernant l’exportation de « nacres » ne donnent qu’une
idée très approchée de l’évolution de la production en raison d’une
commercialisation irrégulière.
Les renseignements recueillis sur des lagons précis sont beaucoup plus
démonstratifs ; en voici quelques-uns, tous dans les Tuamotus
212
:
Vers 1900
kg
Vers 1940-1950
kg
Arutua
60 000
1 500
Kaukura
40 000-50 000 0
Manihi
80 000
4 688
Aratika
80 000-100 000 911
Hikueru 15 1 000 000
528 401
Takapoto 400 000
211 000
Il ne restait que 6 centres importants de production en plus de 8 lagons
ayant encore une rentabilité appréciable. Tous les autres, soit 35, ont une
production nulle ou insignifiante, les populations y étant pratiquement
épuisées.
En dépit des avertissements de certains observateurs, remontant à
1884, l’homme a donc réussi à appauvrir gravement les ressources
naturelles d’îles réputées heureuses.
Les mesures propres à régénérer les effectifs sont avant tout de
constituer dans chaque lagon des réserves naturelles, abritant des Huîtres
pleinement adultes, donc capables d’émettre en grand nombre de produits
génitaux viables ; la pêche n’est jamais ouverte dans cette zone d’où les
larves émises se dispersent sur l’ensemble du lagon. Il convient de disposer
que le stock de reproducteurs tombera au-dessous d’une certaine limite. Il
faut maintenir des dizaines de milliers de reproducteurs concentrés sur un
espace relativement restreint pour assurer la continuité de l’espèce ; cette
concentration est une condition impérieuse à la survie des populations,
d’autant plus que les sexes sont séparés.
C’est ce que n’avaient pas compris les imprévoyants plongeurs
polynésiens qui épuisèrent véritablement la plupart des lagons. Les chiffres
globaux publiés concernant l’exportation de « nacres » ne donnent qu’une
idée très approchée de l’évolution de la production en raison d’une
commercialisation irrégulière.
Les renseignements recueillis sur des lagons précis sont beaucoup plus
démonstratifs ; en voici quelques-uns, tous dans les Tuamotus
212
:
Vers 1900
kg
Vers 1940-1950
kg
Arutua
60 000
1 500
Kaukura
40 000-50 000 0
Manihi
80 000
4 688
Aratika
80 000-100 000 911
Hikueru 15 1 000 000
528 401
Takapoto 400 000
211 000
Il ne restait que 6 centres importants de production en plus de 8 lagons
ayant encore une rentabilité appréciable. Tous les autres, soit 35, ont une
production nulle ou insignifiante, les populations y étant pratiquement
épuisées.
En dépit des avertissements de certains observateurs, remontant à
1884, l’homme a donc réussi à appauvrir gravement les ressources
naturelles d’îles réputées heureuses.
Les mesures propres à régénérer les effectifs sont avant tout de
constituer dans chaque lagon des réserves naturelles, abritant des Huîtres
pleinement adultes, donc capables d’émettre en grand nombre de produits
génitaux viables ; la pêche n’est jamais ouverte dans cette zone d’où les
larves émises se dispersent sur l’ensemble du lagon. Il convient de disposer
