et en prenant comme unité celle du plus grand, le Rorqual bleu. Cette
équivalence s’établit comme suit : 1 Rorqual bleu (« Blue ») = 2 Rorquals
communs (« Fin ») = 2 1/2 Mégaptères (« Jubartes ») = 6 Rorquals de
Rodolphi (« Sei »).
On peut donc limiter le nombre de captures sans faire de distinction
spécifique, formule pratique qui ne tient toutefois pas compte de
l’importance des effectifs des différentes espèces. D’une manière arbitraire
on fixa le contingent à 16 000 BWU pour la chasse pélagique dans
l’Antarctique pour 1944 (avant la guerre la moyenne des captures était de
l’ordre de 24 000 BWU).
En novembre 1945, une conférence baleinière réunit les délégués de
12 nations à Londres. Devant la pénurie de matières grasses à travers le
monde, devenue particulièrement grave, il fut décidé de tout mettre en
œuvre pour la pallier par la chasse des Cétacés, en limitant toutefois les
captures pour ne pas compromettre l’avenir. Cette réglementation fut
matérialisée par la signature par 19 nations de la convention internationale
pour la réglementation de la chasse à la baleine à Washington, États-Unis,
en date du 2 décembre 1946. Les clauses de cette convention, véritable
charte de l’exploitation des Cétacés, concernent la protection des immatures
(interdiction de capturer une femelle suitée, tailles limites), la limitation du
nombre des Baleines capturées (quota fixé en BWU ou pour une espèce
déterminée, limitation dans le temps par fixation des dates d’ouverture et de
fermeture), la constitution de réserves intégrales (région antarctique
comprise entre 70° et 160° de longitude ouest) et la protection d’espèces
menacées (Baleines franches notamment). De plus la convention délimite
une série de zones à travers le monde, où les modalités de la chasse sont
réglementées (le navire-usine n’est autorisé qu’au sud de 40° de latitude sud
et dans une partie du Pacifique nord en raison de son grand rayon d’action
qui augmente ses facultés destructrices). Une commission baleinière
permanente a été créée et est chargée (assistée de comités scientifiques) de
l’application de ces clauses, notamment les pénalisations des chasseurs de
Baleines enfreignant les règlements. Dix-sept nations ont adhéré à la
convention de Washington
210
.
Si le nombre de Cétacés capturés annuellement reste très élevé, il tend
néanmoins à diminuer par suite de la déplétion des stocks. En 1955-1956,
on a capturé dans l’Antarctique 31 564 Cétacés parmi lesquels
équivalence s’établit comme suit : 1 Rorqual bleu (« Blue ») = 2 Rorquals
communs (« Fin ») = 2 1/2 Mégaptères (« Jubartes ») = 6 Rorquals de
Rodolphi (« Sei »).
On peut donc limiter le nombre de captures sans faire de distinction
spécifique, formule pratique qui ne tient toutefois pas compte de
l’importance des effectifs des différentes espèces. D’une manière arbitraire
on fixa le contingent à 16 000 BWU pour la chasse pélagique dans
l’Antarctique pour 1944 (avant la guerre la moyenne des captures était de
l’ordre de 24 000 BWU).
En novembre 1945, une conférence baleinière réunit les délégués de
12 nations à Londres. Devant la pénurie de matières grasses à travers le
monde, devenue particulièrement grave, il fut décidé de tout mettre en
œuvre pour la pallier par la chasse des Cétacés, en limitant toutefois les
captures pour ne pas compromettre l’avenir. Cette réglementation fut
matérialisée par la signature par 19 nations de la convention internationale
pour la réglementation de la chasse à la baleine à Washington, États-Unis,
en date du 2 décembre 1946. Les clauses de cette convention, véritable
charte de l’exploitation des Cétacés, concernent la protection des immatures
(interdiction de capturer une femelle suitée, tailles limites), la limitation du
nombre des Baleines capturées (quota fixé en BWU ou pour une espèce
déterminée, limitation dans le temps par fixation des dates d’ouverture et de
fermeture), la constitution de réserves intégrales (région antarctique
comprise entre 70° et 160° de longitude ouest) et la protection d’espèces
menacées (Baleines franches notamment). De plus la convention délimite
une série de zones à travers le monde, où les modalités de la chasse sont
réglementées (le navire-usine n’est autorisé qu’au sud de 40° de latitude sud
et dans une partie du Pacifique nord en raison de son grand rayon d’action
qui augmente ses facultés destructrices). Une commission baleinière
permanente a été créée et est chargée (assistée de comités scientifiques) de
l’application de ces clauses, notamment les pénalisations des chasseurs de
Baleines enfreignant les règlements. Dix-sept nations ont adhéré à la
convention de Washington
210
.
Si le nombre de Cétacés capturés annuellement reste très élevé, il tend
néanmoins à diminuer par suite de la déplétion des stocks. En 1955-1956,
on a capturé dans l’Antarctique 31 564 Cétacés parmi lesquels
