pratiquèrent la chasse pélagique. Ce nombre fut de 9 navires-usines et
120 bateaux chasseurs pour la saison 1966-1967 (parmi lesquels
3 soviétiques avec 55 bateaux chasseurs).
Sans doute y eut-il des fluctuations dans le nombre de Cétacés
capturés, par suite d’une surproduction et d’un effondrement consécutifs
des cours, notamment en 1932, où le nombre de Cétacés tués passa à 12 988
contre 43 129 en 1931. Et les compagnies baleinières commençaient déjà à
cette époque à prendre conscience du danger de déplétion.
Des ententes limitées furent prises de ce fait entre grandes nations
baleinières et même entre les compagnies qui commencèrent à réduire leurs
captures en se fixant des quotas. Dès 1932, une première convention passée
entre la Norvège et la Grande-Bretagne limita le nombre de baleines et la
production d’huile, de même que la période de chasse. Cette convention fut
reconduite les années suivantes, tandis que la Norvège promulguait des lois
baleinières concernant son armement. Certaines compagnies restaient
toutefois en dehors de ces accords.
En 1937 fut accompli un pas décisif, à savoir la signature à Londres
par les principales nations intéressées (Afrique du Sud, Argentine,
Australie, Allemagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Irlande, Norvège,
Nouvelle-Zélande) de la première convention baleinière internationale ; ses
clauses fixaient les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse, les tailles
limites et l’interdiction de chasser les Baleines franches et les Baleines
grises. Cette convention fut reconduite en 1938, avec un article additionnel
important : la création d’une réserve totale, comprise entre 70° et 160° de
longitude ouest.
Le stock de Baleines se reconstitua pendant la Seconde Guerre
mondiale. Mais la paix revenue, de graves carences alimentaires se faisaient
sentir à travers le monde ; de ce fait on pouvait craindre un prélèvement
excessif au fur et à mesure que les nations baleinières reconstituaient leur
armement détruit pendant les hostilités.
Dès 1944, une première réunion se tint à Londres ; parmi les décisions
les plus importantes figure l’introduction de la notion d’« unité Baleine
bleue » (Blue Whale Unit, BWU). Les 4 Cétacés à fanons faisant l’objet des
chasses sont de tailles très différentes. Comme il est difficile en pratique de
limiter les captures par espèce, on fixa donc une limitation globale par des
équivalences en tenant compte de la quantité d’huile fournie par les Cétacés
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