moyen des chalutiers anglais est passé de 177 t en 1906, à 231 en 1926, à
284 en 1937 et à 410 en 1966. Les bateaux devenus de plus en plus grands
et très perfectionnés sont ainsi capables d’aller de plus en plus loin en mer
et d’exploiter des secteurs demeurés jusqu’alors « en friche ».
En règle générale, le tonnage de poissons pêchés augmente tout
d’abord en fonction de l’accroissement des moyens mis en œuvre ; puis il
commence à diminuer, rapidement même dans certains cas. Symptôme
caractéristique de l’overfishing, que nous allons préciser en évoquant
quelques exemples particulièrement démonstratifs, et en montrant aussi
comment on a réussi dans certains cas à rétablir par une sage
réglementation de la pêche maritime une situation tout d’abord
compromise.
Certes la déplétion de certains stocks de pêche ne s’explique pas
uniquement par des prélèvements excessifs de l’homme. De nombreuses
causes naturelles sont en effet susceptibles de modifier les équilibres de
populations, voire d’en provoquer la rupture en dehors de toute influence
humaine. Les poissons sont liés, surtout au moment de leur frai, à des
conditions océanographiques très strictes, notamment en ce qui concerne la
température et la salinité, agissant directement ou par modifications de la
quantité d’aliments disponibles. Le jeu des transgressions et des régressions
marines explique dans certains cas la diminution massive des populations
de poissons, sans intervention de l’homme. Il ne faut pas automatiquement
incriminer l’overfishing dans le cas d’une déplétion des mers.
Un exemple caractéristique est offert par les pêcheries au large des
côtes péruviennes, dans les eaux froides baignées par le courant de
Humboldt. La productivité de cet écosystème marin est normalement très
élevée, ce que traduit aussi l’abondance des oiseaux (voir p. 429). Certes
des phénomènes océanographiques, consécutifs à des transgressions
répétées à plusieurs reprises au cours de l’histoire récente, expliquent un
changement des conditions physiques de la mer, et par voie de conséquence
une diminution sensible de l’abondance des poissons. L’homme a cependant
contribué dans une très large mesure par des prélèvements excessifs à la
régression massive des stocks et à la ruine des pêcheries. Son activité s’est
exercée surtout aux dépens d’une espèce de petite taille, l’anchoveta
(Engraulis ringens), que l’on convertit en farine de poisson. Une
surexploitation prolongée a produit un effondrement des populations que
284 en 1937 et à 410 en 1966. Les bateaux devenus de plus en plus grands
et très perfectionnés sont ainsi capables d’aller de plus en plus loin en mer
et d’exploiter des secteurs demeurés jusqu’alors « en friche ».
En règle générale, le tonnage de poissons pêchés augmente tout
d’abord en fonction de l’accroissement des moyens mis en œuvre ; puis il
commence à diminuer, rapidement même dans certains cas. Symptôme
caractéristique de l’overfishing, que nous allons préciser en évoquant
quelques exemples particulièrement démonstratifs, et en montrant aussi
comment on a réussi dans certains cas à rétablir par une sage
réglementation de la pêche maritime une situation tout d’abord
compromise.
Certes la déplétion de certains stocks de pêche ne s’explique pas
uniquement par des prélèvements excessifs de l’homme. De nombreuses
causes naturelles sont en effet susceptibles de modifier les équilibres de
populations, voire d’en provoquer la rupture en dehors de toute influence
humaine. Les poissons sont liés, surtout au moment de leur frai, à des
conditions océanographiques très strictes, notamment en ce qui concerne la
température et la salinité, agissant directement ou par modifications de la
quantité d’aliments disponibles. Le jeu des transgressions et des régressions
marines explique dans certains cas la diminution massive des populations
de poissons, sans intervention de l’homme. Il ne faut pas automatiquement
incriminer l’overfishing dans le cas d’une déplétion des mers.
Un exemple caractéristique est offert par les pêcheries au large des
côtes péruviennes, dans les eaux froides baignées par le courant de
Humboldt. La productivité de cet écosystème marin est normalement très
élevée, ce que traduit aussi l’abondance des oiseaux (voir p. 429). Certes
des phénomènes océanographiques, consécutifs à des transgressions
répétées à plusieurs reprises au cours de l’histoire récente, expliquent un
changement des conditions physiques de la mer, et par voie de conséquence
une diminution sensible de l’abondance des poissons. L’homme a cependant
contribué dans une très large mesure par des prélèvements excessifs à la
régression massive des stocks et à la ruine des pêcheries. Son activité s’est
exercée surtout aux dépens d’une espèce de petite taille, l’anchoveta
(Engraulis ringens), que l’on convertit en farine de poisson. Une
surexploitation prolongée a produit un effondrement des populations que
