Comme chez tous les animaux, une quantité identique de nourriture
assure en grande partie la croissance chez les jeunes, alors que chez les
individus âgés elle sert presque uniquement à leur maintien en vie, sans gain
de poids appréciable
199
. Si les poissons âgés dominent, ils accaparent la
nourriture au détriment des plus jeunes, dont la croissance se trouve donc
ralentie et qui périssent en grand nombre. Un prélèvement de sujets adultes
augmente donc les chances de survie des individus plus jeunes, parmi
lesquels la croissance est plus rapide, ce qui a pour effet d’augmenter la
biomasse totale. On arrive donc à un résultat à première vue paradoxal,
mais qui s’explique parfaitement par les lois de la dynamique des
populations : dans certaines conditions, une exploitation du stock de
poissons par l’homme augmente la biomasse de l’ensemble de la population
par suite de la croissance différentielle selon l’âge.
Par suite du prélèvement par l’homme, tant que celui-ci ne dépasse pas
un certain seuil, les populations de poissons se trouvent donc dans un
meilleur état. D’une manière remarquable, la productivité des districts
exploités par la pêche est supérieure à celle des districts « vierges »,
consécutivement à une modification profonde de la structure de la
population, les individus âgés étant éliminés au profit de ceux qui n’ont pas
encore entièrement terminé leur croissance
200
.
Mais au contraire quand le prélèvement par l’homme augmente en
importance, il élimine alors des tranches de population dont les individus
n’ont pas encore achevé leur croissance. Cela aboutit à une diminution
graduelle et accélérée de la biomasse totale : c’est ce que l’on appelle
l’overfishing
201
(fig. 56).
assure en grande partie la croissance chez les jeunes, alors que chez les
individus âgés elle sert presque uniquement à leur maintien en vie, sans gain
de poids appréciable
199
. Si les poissons âgés dominent, ils accaparent la
nourriture au détriment des plus jeunes, dont la croissance se trouve donc
ralentie et qui périssent en grand nombre. Un prélèvement de sujets adultes
augmente donc les chances de survie des individus plus jeunes, parmi
lesquels la croissance est plus rapide, ce qui a pour effet d’augmenter la
biomasse totale. On arrive donc à un résultat à première vue paradoxal,
mais qui s’explique parfaitement par les lois de la dynamique des
populations : dans certaines conditions, une exploitation du stock de
poissons par l’homme augmente la biomasse de l’ensemble de la population
par suite de la croissance différentielle selon l’âge.
Par suite du prélèvement par l’homme, tant que celui-ci ne dépasse pas
un certain seuil, les populations de poissons se trouvent donc dans un
meilleur état. D’une manière remarquable, la productivité des districts
exploités par la pêche est supérieure à celle des districts « vierges »,
consécutivement à une modification profonde de la structure de la
population, les individus âgés étant éliminés au profit de ceux qui n’ont pas
encore entièrement terminé leur croissance
200
.
Mais au contraire quand le prélèvement par l’homme augmente en
importance, il élimine alors des tranches de population dont les individus
n’ont pas encore achevé leur croissance. Cela aboutit à une diminution
graduelle et accélérée de la biomasse totale : c’est ce que l’on appelle
l’overfishing
201
(fig. 56).
