Il est sans aucun doute a priori impossible de penser qu’une espèce
marine puisse être exterminée par suite de la seule action humaine, sauf en
ce qui concerne les mammifères : la Rhytine en a fourni un lamentable
exemple, et certaines Otaries à fourrure ont été amenées au bord d’une
éradication totale. Cela est impensable dans le cas de tous les autres
animaux marins, aussi bien poissons qu’Invertébrés. La mer est si vaste et
la fécondité des organismes qui y vivent si démesurée qu’une telle
probabilité n’est pas à envisager en pratique. Les poissons pondent des
millions d’œufs, dont une énorme proportion disparaît même quand la
population est en parfait équilibre naturel.
Le danger d’une surexploitation concerne bien plus la rentabilité
commerciale des pêcheries, qui risque d’être gravement atteinte quand la
pression de la pêche devient trop forte. L’homme constitue un élément
entièrement étranger à l’équilibre normal des populations animales marines.
Quand des prélèvements sont effectués, un nouvel équilibre s’établit, pas
nécessairement défavorable à l’ensemble de la biocénose marine ; bien plus
que dans le cas des écosystèmes terrestres, il existe un énorme surplus de
populations, éliminé normalement par suite des effets de la prédation et de
la compétition, et dans lequel vient puiser l’homme sans dommage pour
l’ensemble des stocks. Des prélèvements massifs et répétés risquent en
revanche de compromettre la rentabilité commerciale, non point tant en
exterminant les reproducteurs, comme dans le cas des animaux terrestres et
en particulier des oiseaux et des mammifères, car il en restera presque
toujours suffisamment, mais en prélevant des individus n’ayant pas encore
atteint une taille suffisante.
Le phénomène est particulièrement bien étudié en ce qui concerne les
poissons exploités par les pêcheurs. Dans aucun autre domaine des sciences
de la nature on n’a accumulé autant de renseignements concernant la
structure et la dynamique des populations ; l’abondance des données
provient des multiples études faites en raison de l’importance économique
du problème et de l’énorme matériel à la disposition du biologiste et du
statisticien.
Sans entrer dans le détail de ces recherches qui ont abouti à de solides
connaissances quant à la théorie des pêches, rappelons au préalable
plusieurs faits indispensables à la compréhension des lois régissant une
exploitation rationnelle des stocks de poissons.
marine puisse être exterminée par suite de la seule action humaine, sauf en
ce qui concerne les mammifères : la Rhytine en a fourni un lamentable
exemple, et certaines Otaries à fourrure ont été amenées au bord d’une
éradication totale. Cela est impensable dans le cas de tous les autres
animaux marins, aussi bien poissons qu’Invertébrés. La mer est si vaste et
la fécondité des organismes qui y vivent si démesurée qu’une telle
probabilité n’est pas à envisager en pratique. Les poissons pondent des
millions d’œufs, dont une énorme proportion disparaît même quand la
population est en parfait équilibre naturel.
Le danger d’une surexploitation concerne bien plus la rentabilité
commerciale des pêcheries, qui risque d’être gravement atteinte quand la
pression de la pêche devient trop forte. L’homme constitue un élément
entièrement étranger à l’équilibre normal des populations animales marines.
Quand des prélèvements sont effectués, un nouvel équilibre s’établit, pas
nécessairement défavorable à l’ensemble de la biocénose marine ; bien plus
que dans le cas des écosystèmes terrestres, il existe un énorme surplus de
populations, éliminé normalement par suite des effets de la prédation et de
la compétition, et dans lequel vient puiser l’homme sans dommage pour
l’ensemble des stocks. Des prélèvements massifs et répétés risquent en
revanche de compromettre la rentabilité commerciale, non point tant en
exterminant les reproducteurs, comme dans le cas des animaux terrestres et
en particulier des oiseaux et des mammifères, car il en restera presque
toujours suffisamment, mais en prélevant des individus n’ayant pas encore
atteint une taille suffisante.
Le phénomène est particulièrement bien étudié en ce qui concerne les
poissons exploités par les pêcheurs. Dans aucun autre domaine des sciences
de la nature on n’a accumulé autant de renseignements concernant la
structure et la dynamique des populations ; l’abondance des données
provient des multiples études faites en raison de l’importance économique
du problème et de l’énorme matériel à la disposition du biologiste et du
statisticien.
Sans entrer dans le détail de ces recherches qui ont abouti à de solides
connaissances quant à la théorie des pêches, rappelons au préalable
plusieurs faits indispensables à la compréhension des lois régissant une
exploitation rationnelle des stocks de poissons.
