marins, en particulier les Algues microscopiques, occupent une épaisseur de
quelque 20, parfois 100 m, alors que la couche productive du sol n’atteint
que quelques dizaines de centimètres.
La biomasse totale des végétaux et des animaux marins dont on a
décrit de véritables galaxies est de ce fait hors de proportion avec les
biomasses relevées sur terre. Les eaux marines forment des biocénoses
extraordinairement complexes et particulièrement prospères, aux chaînes
alimentaires innombrables, des Algues microscopiques et des animalcules
du plancton aux géants des mers, poissons, Calmars et Cétacés.
Par ailleurs, en dépit des progrès de la pêche et de son
industrialisation, le prélèvement par l’homme est encore peu important en
valeur relative. On estime qu’à l’heure actuelle de 60 à 70 millions de
tonnes (65,7 millions en 1973) sont pêchées tous les ans dans le monde,
contre 21,1 millions de tonnes en 1938, et 33,3 en 1958. En 1973, le
tonnage se répartit comme suit en milliers de tonnes métriques :
Afrique
4 800
Amérique du Nord 4 940
Amérique du Sud 4 260
Asie
30 240
Europe
12 530
Océanie
260
URSS
8 620
Certains secteurs, comme une partie des côtes africaines et les mers de
l’hémisphère austral, ne sont encore que très peu touchés par la pêche et ses
industries annexes, dont les aires privilégiées restent l’Atlantique et le
Pacifique nord.
En dépit de ces faits, les ressources marines sont cependant d’ores et
déjà exploitées d’une manière trop intensive en de nombreux points du
globe, surtout au voisinage des grandes concentrations humaines ; le
perfectionnement des moyens de capture et une demande croissante en
aliments tirés de la mer expliquent cette situation qui devient chaque année
plus préoccupante.
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