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Pillage ou exploitation rationnelle des
ressources des mers
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes…
Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal, XIV, « L’homme et la mer »
Bien que les ressources des mers ne soient pas inépuisables, elles
représentent néanmoins une masse énorme dont l’homme tire parti depuis
les temps immémoriaux. Les eaux salées prises dans leur ensemble se
rangent parmi les milieux naturels ayant la plus haute productivité ; une
partie des protéines animales consommées par l’humanité en provient
d’ailleurs
198
.
Le volume de ces ressources vient avant tout de l’énorme surface des
mers, qui s’étendent sur 71 % du globe, et de leur richesse exceptionnelle
en éléments minéraux parmi lesquels tous les corps simples sont représentés
sous forme de sels ou d’ions libres.
La vie y pullule, aucune partie des eaux salées n’en étant dépourvue,
bien qu’elle soit surtout concentrée dans les couches superficielles. La strate
« utile » est cependant beaucoup plus épaisse que sur la terre : les végétaux
Pillage ou exploitation rationnelle des
ressources des mers
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes…
Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal, XIV, « L’homme et la mer »
Bien que les ressources des mers ne soient pas inépuisables, elles
représentent néanmoins une masse énorme dont l’homme tire parti depuis
les temps immémoriaux. Les eaux salées prises dans leur ensemble se
rangent parmi les milieux naturels ayant la plus haute productivité ; une
partie des protéines animales consommées par l’humanité en provient
d’ailleurs
198
.
Le volume de ces ressources vient avant tout de l’énorme surface des
mers, qui s’étendent sur 71 % du globe, et de leur richesse exceptionnelle
en éléments minéraux parmi lesquels tous les corps simples sont représentés
sous forme de sels ou d’ions libres.
La vie y pullule, aucune partie des eaux salées n’en étant dépourvue,
bien qu’elle soit surtout concentrée dans les couches superficielles. La strate
« utile » est cependant beaucoup plus épaisse que sur la terre : les végétaux
