subantarctiques pour contrôler les Rats et les Souris, a ravagé les colonies
d’oiseaux ; le Renard introduit en Australie pour combattre les Lapins, a
mené beaucoup de Marsupiaux à l’extinction.
Les acclimatations sont ainsi suivies de réactions en chaîne, dont
l’homme ne peut prévoir ni le déroulement ni les conséquences. On
remarquera que la plupart des catastrophes se sont produites soit dans des
îles naturellement appauvries ou dans des régions profondément
transformées par l’homme, phénomène explicable par des considérations
écologiques brillamment exposées par Elton (1958). Les écosystèmes
insulaires sont relativement simples, par suite de la réduction naturelle du
nombre des espèces, donc des chaînes alimentaires. Quant aux zones
modifiées par l’homme et ses industries, les biocénoses y ont été
considérablement appauvries et se trouvent réduites à l’état de véritables
caricatures.
Une espèce s’étend et se multiplie en fonction inverse de la résistance
que lui offre le milieu. Or la résistance des habitats naturellement ou
artificiellement simplifiés est à son minimum. L’espèce introduite peut ainsi
y proliférer au-delà de toute limite et devenir rapidement une « peste ».
C’est ce qui s’est produit en Nouvelle-Zélande, dépourvue de mammifères,
dans les Antilles et dans beaucoup de régions insulaires aux éléments
faunistiques très réduits. C’est également ce qui s’est produit en Europe et
en Amérique du Nord, continents où de larges superficies ont été
entièrement modifiées par l’homme et où les transformations profondes ont
abouti à un appauvrissement des milieux naturels, rendus éminemment
vulnérables. Les introductions dans des milieux complexes, aux chaînes
écologiques innombrables, par exemple la forêt hygrophile, n’ont au
contraire que des chances réduites de réussir, et encore moins d’avoir des
conséquences dramatiques.
Cela constitue une raison supplémentaire de conserver autant que
possible aux habitats un semblant d’équilibre naturel, garant d’une
résistance accrue du milieu vis-à-vis d’espèces exogènes arrivées par suite
d’une action volontaire ou non de l’homme.
d’oiseaux ; le Renard introduit en Australie pour combattre les Lapins, a
mené beaucoup de Marsupiaux à l’extinction.
Les acclimatations sont ainsi suivies de réactions en chaîne, dont
l’homme ne peut prévoir ni le déroulement ni les conséquences. On
remarquera que la plupart des catastrophes se sont produites soit dans des
îles naturellement appauvries ou dans des régions profondément
transformées par l’homme, phénomène explicable par des considérations
écologiques brillamment exposées par Elton (1958). Les écosystèmes
insulaires sont relativement simples, par suite de la réduction naturelle du
nombre des espèces, donc des chaînes alimentaires. Quant aux zones
modifiées par l’homme et ses industries, les biocénoses y ont été
considérablement appauvries et se trouvent réduites à l’état de véritables
caricatures.
Une espèce s’étend et se multiplie en fonction inverse de la résistance
que lui offre le milieu. Or la résistance des habitats naturellement ou
artificiellement simplifiés est à son minimum. L’espèce introduite peut ainsi
y proliférer au-delà de toute limite et devenir rapidement une « peste ».
C’est ce qui s’est produit en Nouvelle-Zélande, dépourvue de mammifères,
dans les Antilles et dans beaucoup de régions insulaires aux éléments
faunistiques très réduits. C’est également ce qui s’est produit en Europe et
en Amérique du Nord, continents où de larges superficies ont été
entièrement modifiées par l’homme et où les transformations profondes ont
abouti à un appauvrissement des milieux naturels, rendus éminemment
vulnérables. Les introductions dans des milieux complexes, aux chaînes
écologiques innombrables, par exemple la forêt hygrophile, n’ont au
contraire que des chances réduites de réussir, et encore moins d’avoir des
conséquences dramatiques.
Cela constitue une raison supplémentaire de conserver autant que
possible aux habitats un semblant d’équilibre naturel, garant d’une
résistance accrue du milieu vis-à-vis d’espèces exogènes arrivées par suite
d’une action volontaire ou non de l’homme.
