et à la lutte contre les animaux introduits devenus envahissants, on se
trouvait déjà en face d’une situation très sérieuse.
Jusqu’en 1950, environ 53 espèces de mammifères et 125 espèces
d’oiseaux avaient fait l’objet de tentatives d’acclimatation, parmi lesquelles
respectivement 34 et 31 avaient réussi. Près de la moitié des mammifères et
72 % des oiseaux ont été introduits entre 1860 et 1880. L’Europe venait
largement en tête quant à l’apport faunistique et la proportion est encore
beaucoup plus forte dans les réussites.
Parmi les mammifères ayant réussi à s’acclimater en Australie figurent
6 Kangourous, un Opossum, le Hérisson d’Europe, l’Hermine, la Belette, le
Furet, le Lapin, le Lièvre, le Thar, le Chamois, le Cerf élaphe, le Cerf Axis,
le Cerf Sambar, le Wapiti, le Cerf Sika, le Daim, le Cariacou de Virginie et
l’Élan. Il faut y ajouter les animaux domestiques redevenus sauvages. Parmi
les oiseaux figurent la Bernache du Canada, le Cygne noir, le Canard
colvert, le Faisan de chasse, le Colin de Californie, la Perdrix Chukar,
l’Alouette des champs, la Grive musicienne, le Merle noir, l’Étourneau, le
Martin triste, le Freux, le Corbeau flûteur Gymnorhina hypoleuca, le
Moineau, le Verdier, le Pinson, la Linotte, le Chardonneret et le Bruant
jaune.
Cette liste permet à elle seule de présager de l’étendue des dévastations
causées par les animaux introduits. Beaucoup de niches écologiques étaient
vacantes, ce qui explique la véritable « explosion » de certaines espèces. La
compétition et la prédation firent peu à peu reculer les formes autochtones,
notamment parmi les oiseaux, les animaux dominants des biocénoses
sauvages de la Nouvelle-Zélande
195
.
Les extensions les plus spectaculaires concernent les grands
mammifères. Le Cerf élaphe Cervus elaphus fut introduit pour la première
fois en 1851, près de Nelson, dans l’île du Sud ; cette introduction fut suivie
de nombreuses autres
196
, au point que maintenant l’espèce est répartie d’une
manière presque continue dans toute la Nouvelle-Zélande (fig. 55). Les
habitats créés par l’homme – une alternance de forêts, de taillis et de
pâturages – lui conviennent particulièrement. Le Daim Dama dama a une
distribution plus circonscrite et ne s’est guère étendu autour des points de
libération ; mais sa densité y est extrêmement forte par suite d’une véritable
explosion de ses populations (on en a tué jusqu’à 6 000 sur une aire de
8 000 ha).
trouvait déjà en face d’une situation très sérieuse.
Jusqu’en 1950, environ 53 espèces de mammifères et 125 espèces
d’oiseaux avaient fait l’objet de tentatives d’acclimatation, parmi lesquelles
respectivement 34 et 31 avaient réussi. Près de la moitié des mammifères et
72 % des oiseaux ont été introduits entre 1860 et 1880. L’Europe venait
largement en tête quant à l’apport faunistique et la proportion est encore
beaucoup plus forte dans les réussites.
Parmi les mammifères ayant réussi à s’acclimater en Australie figurent
6 Kangourous, un Opossum, le Hérisson d’Europe, l’Hermine, la Belette, le
Furet, le Lapin, le Lièvre, le Thar, le Chamois, le Cerf élaphe, le Cerf Axis,
le Cerf Sambar, le Wapiti, le Cerf Sika, le Daim, le Cariacou de Virginie et
l’Élan. Il faut y ajouter les animaux domestiques redevenus sauvages. Parmi
les oiseaux figurent la Bernache du Canada, le Cygne noir, le Canard
colvert, le Faisan de chasse, le Colin de Californie, la Perdrix Chukar,
l’Alouette des champs, la Grive musicienne, le Merle noir, l’Étourneau, le
Martin triste, le Freux, le Corbeau flûteur Gymnorhina hypoleuca, le
Moineau, le Verdier, le Pinson, la Linotte, le Chardonneret et le Bruant
jaune.
Cette liste permet à elle seule de présager de l’étendue des dévastations
causées par les animaux introduits. Beaucoup de niches écologiques étaient
vacantes, ce qui explique la véritable « explosion » de certaines espèces. La
compétition et la prédation firent peu à peu reculer les formes autochtones,
notamment parmi les oiseaux, les animaux dominants des biocénoses
sauvages de la Nouvelle-Zélande
195
.
Les extensions les plus spectaculaires concernent les grands
mammifères. Le Cerf élaphe Cervus elaphus fut introduit pour la première
fois en 1851, près de Nelson, dans l’île du Sud ; cette introduction fut suivie
de nombreuses autres
196
, au point que maintenant l’espèce est répartie d’une
manière presque continue dans toute la Nouvelle-Zélande (fig. 55). Les
habitats créés par l’homme – une alternance de forêts, de taillis et de
pâturages – lui conviennent particulièrement. Le Daim Dama dama a une
distribution plus circonscrite et ne s’est guère étendu autour des points de
libération ; mais sa densité y est extrêmement forte par suite d’une véritable
explosion de ses populations (on en a tué jusqu’à 6 000 sur une aire de
8 000 ha).
