Le Chamois Rupicapra rupicapra, importé d’Autriche en 1907 et en
1913 (10 individus libérés au mont Cook) s’est répandu tout au long des
Alpes de l’île du Sud. Parmi les animaux domestiques redevenus sauvages,
la Chèvre et le Porc ont le mieux prospéré en raison de leurs grandes
facultés d’adaptation.
L’Opossum Trichosurus vulpecula d’Australie introduit comme animal
à fourrure en 1858 s’est immédiatement multiplié avec une terrifiante
vitesse ; il est réparti maintenant sur toute la Nouvelle-Zélande à
l’exception de quelques zones limitées. Contrairement à ce qui se passe
dans son habitat australien, il s’est montré très dévastateur dans les forêts,
se nourrissant de jeunes pousses et de bourgeons, et arrivant de ce fait à tuer
les arbres en quelques années. Il commet par ailleurs de graves dégâts dans
les vergers. L’accroissement de ses populations peut se mesurer au nombre
moyen de peaux collectées par porteur de licence d’abattage, qui a passé de
163,8 en 1921-1925, à 299,7 en 1935-1940 et à 597,2 en 1940-1945. Dans
certains districts sa densité dépasse 600 individus au km 2 .
Les importantes populations de mammifères introduits ont eu une
profonde influence sur les sols et le couvert végétal. L’Opossum dévaste les
strates supérieures, du fait de sa vie arboricole, tandis que les Ongulés et le
Lapin dégradent les strates inférieures. Les forêts ont donc régressé,
accélérant les progrès d’une érosion déclenchée par la déforestation et le
surpâturage dû aux animaux domestiques.
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