Car il faut maintenant s’interroger sur les véritables finalités de notre
économie et de nos actions. Il ne s’agit plus de contempler la courbe
d’accroissement du nombre de véhicules automobiles et de kilomètres
d’autoroutes et, en les prolongeant, prophétiser ce que seront nos besoins
dans 10 ans ou en l’an 2000. Le moment est venu, non de savoir si nous
pourrons satisfaire de tels besoins, car ce sera de toute manière impossible,
mais de trouver d’autres solutions. Il en est de même de la consommation
de l’espace, des ressources naturelles et de l’énergie.
Il nous appartient maintenant de définir et de mettre en œuvre une
nouvelle politique. La révision complète de nos conceptions ne sera
acceptée qu’avec peine par une humanité qui, jusqu’ici, a vécu dans une foi
illimitée dans le développement économique. Cette nécessité concerne
particulièrement les pays industrialisés qui exercent la plus forte pression
sur la biosphère. Quant aux pays en voie de développement, ils se
trouveront sans doute dans l’obligation de repenser leur politique
économique avant d’avoir atteint le stade du gaspillage et de la
surconsommation de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Cela n’en sera
que mieux pour le bien-être réel de leurs peuples.
Plutôt que de nous attacher à des problèmes plus immédiats, nous
devons nous tourner vers des solutions d’ensemble, dans le cadre d’une
écologie politique. Nous n’allons pas essayer de reconstruire le monde
comme nous aurions souhaité le voir en 1950. C’est du monde de demain
qu’il s’agit, et c’est à nous qu’il appartient d’être les « avocats du futur »
comme les a définis Robert Jungk.
Une nouvelle société est en train de naître dans les douleurs de
l’enfantement. Une rupture avec la précédente est peut-être inévitable ; elle
n’est pas souhaitable, car il serait heureux que la transition soit sans heurts,
comme dans une évolution naturelle. Un changement dans l’échelle des
valeurs est possible sans conflits majeurs. L’homme aura-t-il la sagesse de
le ménager ? Cela est possible si nous savons devancer l’événement par
notre attitude.
Nous ne pouvons remettre à plus tard des réflexions et des décisions
que nous devrons inévitablement prendre un jour, à chaud, sous la pression
d’événements nous interdisant toute échappatoire. Le temps du choix
encore serein arrive à son terme. À nous de ne pas attendre son échéance.
Dans cette perspective les discussions sur certaines conceptions politiques
économie et de nos actions. Il ne s’agit plus de contempler la courbe
d’accroissement du nombre de véhicules automobiles et de kilomètres
d’autoroutes et, en les prolongeant, prophétiser ce que seront nos besoins
dans 10 ans ou en l’an 2000. Le moment est venu, non de savoir si nous
pourrons satisfaire de tels besoins, car ce sera de toute manière impossible,
mais de trouver d’autres solutions. Il en est de même de la consommation
de l’espace, des ressources naturelles et de l’énergie.
Il nous appartient maintenant de définir et de mettre en œuvre une
nouvelle politique. La révision complète de nos conceptions ne sera
acceptée qu’avec peine par une humanité qui, jusqu’ici, a vécu dans une foi
illimitée dans le développement économique. Cette nécessité concerne
particulièrement les pays industrialisés qui exercent la plus forte pression
sur la biosphère. Quant aux pays en voie de développement, ils se
trouveront sans doute dans l’obligation de repenser leur politique
économique avant d’avoir atteint le stade du gaspillage et de la
surconsommation de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Cela n’en sera
que mieux pour le bien-être réel de leurs peuples.
Plutôt que de nous attacher à des problèmes plus immédiats, nous
devons nous tourner vers des solutions d’ensemble, dans le cadre d’une
écologie politique. Nous n’allons pas essayer de reconstruire le monde
comme nous aurions souhaité le voir en 1950. C’est du monde de demain
qu’il s’agit, et c’est à nous qu’il appartient d’être les « avocats du futur »
comme les a définis Robert Jungk.
Une nouvelle société est en train de naître dans les douleurs de
l’enfantement. Une rupture avec la précédente est peut-être inévitable ; elle
n’est pas souhaitable, car il serait heureux que la transition soit sans heurts,
comme dans une évolution naturelle. Un changement dans l’échelle des
valeurs est possible sans conflits majeurs. L’homme aura-t-il la sagesse de
le ménager ? Cela est possible si nous savons devancer l’événement par
notre attitude.
Nous ne pouvons remettre à plus tard des réflexions et des décisions
que nous devrons inévitablement prendre un jour, à chaud, sous la pression
d’événements nous interdisant toute échappatoire. Le temps du choix
encore serein arrive à son terme. À nous de ne pas attendre son échéance.
Dans cette perspective les discussions sur certaines conceptions politiques
