proche avenir. La flore et la faune, les communautés naturelles qu’elles
constituent, régressent d’une manière alarmante, ce qui entraîne un
appauvrissement biologique et une diminution parfois brutale du capital
génétique et de la diversité de la biosphère. Des paysages naturels
prestigieux sont en voie d’être saccagés d’une manière irrémédiable. La
France et bien d’autres pays sont peu à peu défigurés. À nous de veiller et
d’intervenir, même par des actions ponctuelles, pour empêcher ces crimes
contre nature.
Mais nous devons aussi préparer l’avenir et par une prospective
originale contribuer à définir la politique du monde de demain. Nous
traversons actuellement une véritable crise de civilisation, peut-être la plus
grave de notre histoire, car elle concerne l’ensemble de la planète. La
révolution industrielle arrive au point crucial de son évolution. On peut
s’interroger sur son devenir et sur celui de notre civilisation prise dans son
ensemble.
Notre économie a été bâtie pendant des décennies sur une expansion
continue, dont les « plans » que font tous les gouvernements fixent le taux.
Cette « fuite en avant » peut avoir à court terme des effets positifs en
améliorant les conditions de vie de beaucoup d’hommes, surtout dans les
pays en voie de développement, et parmi les classes les plus défavorisées
des pays industrialisés. Mais à longue échéance, un développement
exponentiel devient absurde, puisqu’il a nécessairement pour cadre un
monde clos, aux limites précises que nous ne pouvons pas reculer. Nous
vivons dans un véritable vaisseau spatial, où les ressources sont
proportionnellement aussi limitées que dans ceux que nous envoyons dans
l’espace. Il arrivera un moment où nous ne pourrons plus satisfaire des
besoins en progression géométrique, parce que les ressources naturelles du
globe n’y suffiront plus.
Nous allons donc être obligés de faire des choix et ne plus nous baser
sur la situation actuelle et sur l’augmentation des besoins au cours des
dernières décennies pour prédire, en extrapolant, le volume de la
consommation future. Le président de la République française a récemment
déclaré que « le temps de la croissance sauvage est terminé ». Cette
déclaration annonce, avec bien d’autres symptômes, un tournant de notre
histoire.
constituent, régressent d’une manière alarmante, ce qui entraîne un
appauvrissement biologique et une diminution parfois brutale du capital
génétique et de la diversité de la biosphère. Des paysages naturels
prestigieux sont en voie d’être saccagés d’une manière irrémédiable. La
France et bien d’autres pays sont peu à peu défigurés. À nous de veiller et
d’intervenir, même par des actions ponctuelles, pour empêcher ces crimes
contre nature.
Mais nous devons aussi préparer l’avenir et par une prospective
originale contribuer à définir la politique du monde de demain. Nous
traversons actuellement une véritable crise de civilisation, peut-être la plus
grave de notre histoire, car elle concerne l’ensemble de la planète. La
révolution industrielle arrive au point crucial de son évolution. On peut
s’interroger sur son devenir et sur celui de notre civilisation prise dans son
ensemble.
Notre économie a été bâtie pendant des décennies sur une expansion
continue, dont les « plans » que font tous les gouvernements fixent le taux.
Cette « fuite en avant » peut avoir à court terme des effets positifs en
améliorant les conditions de vie de beaucoup d’hommes, surtout dans les
pays en voie de développement, et parmi les classes les plus défavorisées
des pays industrialisés. Mais à longue échéance, un développement
exponentiel devient absurde, puisqu’il a nécessairement pour cadre un
monde clos, aux limites précises que nous ne pouvons pas reculer. Nous
vivons dans un véritable vaisseau spatial, où les ressources sont
proportionnellement aussi limitées que dans ceux que nous envoyons dans
l’espace. Il arrivera un moment où nous ne pourrons plus satisfaire des
besoins en progression géométrique, parce que les ressources naturelles du
globe n’y suffiront plus.
Nous allons donc être obligés de faire des choix et ne plus nous baser
sur la situation actuelle et sur l’augmentation des besoins au cours des
dernières décennies pour prédire, en extrapolant, le volume de la
consommation future. Le président de la République française a récemment
déclaré que « le temps de la croissance sauvage est terminé ». Cette
déclaration annonce, avec bien d’autres symptômes, un tournant de notre
histoire.
