occidentale et y détruisit une proportion très importante de Lapins. Cette
initiative fut d’ailleurs suivie d’une polémique véhémente, car, en France
notamment, le Lapin, bien que nuisible à la sylviculture et aux cultures
agricoles, a une très grande importance cynégétique.
Nous n’insisterons pas sur la propagation de cette maladie qui pour la
première fois a conduit à un contrôle effectif de populations de Lapins. En
éliminant virtuellement ce Rongeur sur de très vastes surfaces, elle a permis
de mesurer l’impact de celui-ci dans la nature (voir à ce sujet les rapports de
la 6 e réunion de l’UICN, Édimbourg, 1956). L’aspect le plus spectaculaire
concerne la végétation. En Australie, des régions auparavant désertiques se
couvrirent de végétation, et pour les années 1952-1953, l’augmentation de
la production agricole est évaluée à 50 millions de livres. En Europe, le
paysage végétal changea notablement, en particulier en France où l’on
assista dans les forêts dégradées à une repousse de la végétation arbustive et
à des semis naturels de diverses essences forestières, partout en voie de
régénération.
Peut-on considérer pour autant le péril du Lapin écarté ? Sans doute
pas, car l’extermination n’est jamais totale. Dans les années qui suivirent
l’introduction de la myxomatose en Australie on observa une diminution du
taux de mortalité, due à une atténuation du virus, et surtout à la sélection de
souches de Lapins réfractaires à la maladie. Il est probable que l’on
s’achemine vers un équilibre entre les Lapins et une maladie qui persiste à
l’état endémique dans les régions infectées. Sauf si une souche de Lapins
complètement réfractaires est sélectionnée et se lance à nouveau à l’assaut
des zones désertées à l’heure actuelle, des mesures de contrôle très
attentives devraient suffire à conserver un juste équilibre entre le Lapin et
son environnement et à maintenir ces déprédateurs à un niveau
supportable
188
.
Il est à souhaiter que l’on parvienne à ce résultat qui préserverait les
intérêts de tous
189
. Sinon le gentil Lapin redeviendra le fléau qu’il a été à
travers le monde, en partant d’une zone très réduite de la Méditerranée
occidentale, d’où l’a transporté l’homme inconscient des facultés
destructrices de cet animal d’aspect si débonnaire.
initiative fut d’ailleurs suivie d’une polémique véhémente, car, en France
notamment, le Lapin, bien que nuisible à la sylviculture et aux cultures
agricoles, a une très grande importance cynégétique.
Nous n’insisterons pas sur la propagation de cette maladie qui pour la
première fois a conduit à un contrôle effectif de populations de Lapins. En
éliminant virtuellement ce Rongeur sur de très vastes surfaces, elle a permis
de mesurer l’impact de celui-ci dans la nature (voir à ce sujet les rapports de
la 6 e réunion de l’UICN, Édimbourg, 1956). L’aspect le plus spectaculaire
concerne la végétation. En Australie, des régions auparavant désertiques se
couvrirent de végétation, et pour les années 1952-1953, l’augmentation de
la production agricole est évaluée à 50 millions de livres. En Europe, le
paysage végétal changea notablement, en particulier en France où l’on
assista dans les forêts dégradées à une repousse de la végétation arbustive et
à des semis naturels de diverses essences forestières, partout en voie de
régénération.
Peut-on considérer pour autant le péril du Lapin écarté ? Sans doute
pas, car l’extermination n’est jamais totale. Dans les années qui suivirent
l’introduction de la myxomatose en Australie on observa une diminution du
taux de mortalité, due à une atténuation du virus, et surtout à la sélection de
souches de Lapins réfractaires à la maladie. Il est probable que l’on
s’achemine vers un équilibre entre les Lapins et une maladie qui persiste à
l’état endémique dans les régions infectées. Sauf si une souche de Lapins
complètement réfractaires est sélectionnée et se lance à nouveau à l’assaut
des zones désertées à l’heure actuelle, des mesures de contrôle très
attentives devraient suffire à conserver un juste équilibre entre le Lapin et
son environnement et à maintenir ces déprédateurs à un niveau
supportable
188
.
Il est à souhaiter que l’on parvienne à ce résultat qui préserverait les
intérêts de tous
189
. Sinon le gentil Lapin redeviendra le fléau qu’il a été à
travers le monde, en partant d’une zone très réduite de la Méditerranée
occidentale, d’où l’a transporté l’homme inconscient des facultés
destructrices de cet animal d’aspect si débonnaire.
