estimées à environ 50 millions d’individus, soit environ 1 % des
populations nicheuses totales des États-Unis. Toutes proviennent d’un stock
initial d’une centaine d’individus, ce qui démontre l’extraordinaire
prolificité de cet oiseau et sa grande souplesse d’adaptation.
En Afrique du Sud, l’Étourneau a été introduit dès 1899, par Cecil
Rhodes en personne, au Cap, d’où il s’est répandu rapidement dans les
districts avoisinants. En Australie, 36 individus ont été lâchés dans le
Victoria en 1863 ; ils ont fait souche en se multipliant rapidement et en
envahissant tous les districts habités, sauf apparemment l’ouest du
continent. En Nouvelle-Zélande, 17 individus ont été importés aux environs
de 1862 ; puis de nouveaux contingents ont été lâchés au cours des années
ultérieures par les soins de sociétés d’acclimatation et de particuliers.
L’Étourneau s’est multiplié au point d’envahir toute la Nouvelle-Zélande, et
même des îles aussi éloignées que Kermadec et Macquarie.
Le cas de l’Étourneau montre bien comment un oiseau actif, capable
de s’adapter à toutes les circonstances, peut faire irruption dans des
communautés naturelles après son introduction artificielle par l’homme. Les
conséquences sont très variées. Insectivore, il est incontestablement utile,
surtout au moment de sa nidification, en consommant une grande quantité
de larves et d’insectes, mais ses ravages, surtout dans les vergers, les
vignobles et même les champs (semences à la germination) sont parfois très
importants.
L’Étourneau a par ailleurs eu une action manifeste sur les
communautés d’oiseaux autochtones, sa compétition en limitant les
effectifs. Il occupe les sites de nidification et accapare la nourriture du fait
d’une dominance très nette. En Nouvelle-Zélande notamment les effectifs
de Pipits, de Martins-pêcheurs et de Tuis Prosthemadera novae-hollandiae
ont considérablement diminué en partie en raison de sa concurrence.
Les mêmes faits se sont reproduits avec un autre Sturnidé, le Martin
triste, « Merle des Molluques » ou Mina Acridotheres tristis, originaire
d’une large zone allant du Turkestan à la péninsule indochinoise, et
introduit dans nombre de régions chaudes du globe, depuis l’Afrique du
Sud jusqu’au Pacifique. Comme son cousin, ce compétiteur peut être rendu
populations nicheuses totales des États-Unis. Toutes proviennent d’un stock
initial d’une centaine d’individus, ce qui démontre l’extraordinaire
prolificité de cet oiseau et sa grande souplesse d’adaptation.
En Afrique du Sud, l’Étourneau a été introduit dès 1899, par Cecil
Rhodes en personne, au Cap, d’où il s’est répandu rapidement dans les
districts avoisinants. En Australie, 36 individus ont été lâchés dans le
Victoria en 1863 ; ils ont fait souche en se multipliant rapidement et en
envahissant tous les districts habités, sauf apparemment l’ouest du
continent. En Nouvelle-Zélande, 17 individus ont été importés aux environs
de 1862 ; puis de nouveaux contingents ont été lâchés au cours des années
ultérieures par les soins de sociétés d’acclimatation et de particuliers.
L’Étourneau s’est multiplié au point d’envahir toute la Nouvelle-Zélande, et
même des îles aussi éloignées que Kermadec et Macquarie.
Le cas de l’Étourneau montre bien comment un oiseau actif, capable
de s’adapter à toutes les circonstances, peut faire irruption dans des
communautés naturelles après son introduction artificielle par l’homme. Les
conséquences sont très variées. Insectivore, il est incontestablement utile,
surtout au moment de sa nidification, en consommant une grande quantité
de larves et d’insectes, mais ses ravages, surtout dans les vergers, les
vignobles et même les champs (semences à la germination) sont parfois très
importants.
L’Étourneau a par ailleurs eu une action manifeste sur les
communautés d’oiseaux autochtones, sa compétition en limitant les
effectifs. Il occupe les sites de nidification et accapare la nourriture du fait
d’une dominance très nette. En Nouvelle-Zélande notamment les effectifs
de Pipits, de Martins-pêcheurs et de Tuis Prosthemadera novae-hollandiae
ont considérablement diminué en partie en raison de sa concurrence.
Les mêmes faits se sont reproduits avec un autre Sturnidé, le Martin
triste, « Merle des Molluques » ou Mina Acridotheres tristis, originaire
d’une large zone allant du Turkestan à la péninsule indochinoise, et
introduit dans nombre de régions chaudes du globe, depuis l’Afrique du
Sud jusqu’au Pacifique. Comme son cousin, ce compétiteur peut être rendu
